4.8 La religion populaire et le cadre détendu de Gaza : la fête de la rose de Gaza
4.8 Popular Religion And The Relaxed Setting Of Gaza: The Rose Festival Of Gaza
Si le classicisme chrétien et l'origénisme de Césarée-de-Palestine cherchaient à développer des théologies et des philosophies de l'esprit, les philosophes classicisants et les théologiens chrétiens de Gaza s'efforçaient de combiner haute théologie et rhétorique classique avec la religion populaire et les fêtes religieuses, dont la plus célèbre était la fête des Roses de Gaza. Dans le cadre détendu de Gaza, les rhéteurs chrétiens Procope et Coricius participaient à la fête des Roses (Kennedy, G. 2008 : 171), une fête printanière à la longue histoire classique et aux racines profondément païennes. Jean de Gaza écrivit également deux poèmes anacréontiques, imitant des vers dans le mètre employé par le poète grec Anacréon (vers 582 – vers 485 av. J.-C.) dans ses poèmes sur l'amour et le vin, qu'il dit avoir présentés publiquement « le jour des roses, ainsi que des déclamations de Procope ». La poésie de Chorikios de Gaza se déroule également lors de jours de roses (Westberg 2009 : 187‒189 ; Talgam 2004 : 223‒224).
If Christian classicism and Origenism in Caesarea-Palaestina sought to develop theologies and philosophies of the mind, the classicising philosophers and Christian theologians of Gaza sought to combine high theology and classical rhetoric with popular religion and religious festivals, the most famous of which was the Rose Festival of Gaza. In the relaxed setting of Gaza the Christian rhetoricians Procopius and Coricius participated in the Rose Festival (Kennedy, G. 2008: 171), a spring festival with a long classical history and deep pagan roots. Also John of Gaza wrote two anacreontic poems – imitating verses in metre used by the Greek poet Anacreon (c. 582–c. 485 BC) in his poems dealing with love and wine – that he says he presented publicly on ‘the day of the roses, and declamations by Procopius’. Poetry by Chorikios of Gaza is also set at rose days (Westberg 2009: 187‒189; Talgam 2004: 223‒224).
Au VIe siècle, une « Fête des roses » se tenait à Gaza comme fête printanière, qui pourrait avoir été une continuation christianisée des Rosalia (Talgam 2004 : 223‒224 ; Belayche 2004 : 17). En Grèce et à Rome, des couronnes et guirlandes de fleurs ainsi que de verdure étaient portées par les hommes comme par les femmes lors des occasions festives. Les Rosaria ou Rosalia étaient une fête romaine des roses, célébrée à diverses dates, principalement en mai. Cette cérémonie est parfois appelée rosatio (« parure de roses ») ou dies rosationis (« jour de la parure de roses »).
In the 6th century, a ‘Day of Roses’ was held in Gaza as a spring festival that may have been a Christianised continuation of the Rosalia (Talgam 2004: 223‒224; Belayche 2004: 17). In Greece and Rome, floral wreaths and garlands and greenery had been worn by both men and women for festive occasions. Rosaria or Rosalia was a Roman festival of roses celebrated on various dates, primarily in May. The observance is sometimes called a rosatio (‘rose-adornment’) or the dies rosationis (‘day of rose-adornment’).