Article 138
Article 138
Par nature, les usines sont des propriétés privées. Cependant, elles suivent la règle du produit qu'elles fabriquent. Si le produit est une propriété privée, alors l'usine est considérée comme une propriété privée, comme les usines textiles. Si le produit est une propriété publique, alors l'usine est considérée comme une propriété publique, comme les usines de production de minerai de fer.
Factories by their nature are private property. However, they follow the rule of the product that they are producing. If the product is private property then the factory is considered to be private property, such as textile factories. If the product is public property then the factory is considered public property, such as factories for iron ore production.
Cet article comporte deux parties : premièrement, l'origine est que les usines appartiennent à des individus, et deuxièmement, que l'usine adopte la règle du produit qu'elle produit.
This article has two parts: Firstly, the origin is that factories are owned by individuals, and secondly, that the factory takes the rule of the product that it produces.
Quant à la première partie, sa preuve est que :
As for the first part, its evidence is that:
. » اصْطَنَعَ خَاتًََا أَنَّ النَّبَِِّ « .
. » اصْطَنَعَ خَاتًََا أَنَّ النَّبَِِّ « .
« Le Messager ﷺ s'était fait faire une bague », rapporté par Al-Bukhari d'après ‘Abdullah b. Umar, et :
“the Messenger (pbuh) had a ring made for him” reported by Al-Bukhari from ‘Abdullah b. Umar, and:
.» اسْتَصْنَعَ المنِْبَرَ أَنَّهُ « .
.» اسْتَصْنَعَ المنِْبَرَ أَنَّهُ « .
« fit fabriquer un minbar » tel que rapporté par Al-Bukhari d'après Sahl b. Sa’d Al-Sa’idi, et ils furent produits par des individus qui possédaient personnellement l'usine. De plus, les gens avaient l'habitude de faire fabriquer des choses pour eux à l'époque du Messager ﷺ et il est resté silencieux à ce sujet, au point que certains d'entre eux fabriquaient des armes, comme Khubab qui fabriquait des épées durant l'ignorance préislamique (Jahiliyyah) et continua après avoir embrassé l'Islam, et son histoire est mentionnée dans la biographie du Prophète (Seerah) d'Ibn Hisham avec Al-‘As Bin Wa’il Al-Sahmi lorsqu'il acheta une épée auprès de Khubab. Quand Khubab vint voir Al-‘As pour confirmer le prix, il plaisanta avec lui en disant : « Je paierai son prix au Paradis ». Cela indique qu'il a affirmé la propriété individuelle des usines, qu'il s'agisse d'usines d'armement, de mines, de menuiserie ou de toute autre chose. Il n'est pas rapporté qu'il ait interdit la propriété des usines, et il n'existe aucun texte stipulant que les usines sont une propriété publique, de la même manière qu'il n'existe aucun texte stipulant que les usines appartiennent à l'État. Par conséquent, la preuve que les usines peuvent être une propriété privée demeure générale. Ceci est la preuve pour la première partie. Quant à la seconde, sa preuve est la règle :
“had a pulpit made” as reported by Al-Bukhari from Sahl b. Sa’d Al-Sa’idi, and they were produced by individuals who personally owned the factory. Additionally, people used to have things made for them at the time of the Messenger (pbuh) and he remained quiet over it, to the point that some of them used to make weapons, like Khubab who used to make swords in Jahiliyyah (the era of ignorance before Islam) and continued after he embraced Islam, and his story is mentioned in the Sirah of Ibn Hisham with Al-‘As Bin Wa’il Al-Sahmi when he bought a sword from Khubab. When Khubab came to Al-‘As to confirm the price he joked with him saying: I’ll pay the price for it in Paradise. This indicates that he affirmed individual ownership of factories, irrespective of whether they were weapon, mineral or carpentry factories or anything else. It is not reported that he prohibited the ownership of factories, and there is no text which states that factories are public property, in the same way that there is no text which states that factories belong to the State. Therefore, the evidence that factories can be private property remains general. This is the evidence for the first part. As for the second, its evidence is the rule:
.» إن المصنع يأخذ حكم ما ينتج «.
.» إن المصنع يأخذ حكم ما ينتج «.
« L'usine suit la règle de ce qu'elle produit », et cette règle est déduite de la narration prophétique ; il est rapporté que le Messager ﷺ a dit :
“The factory takes the rule of what it produces”, and this rule is deduced from the Prophetic narration; it is reported that the Messenger (pbuh) said:
.» لَعَنَ اللهُ شَارِبَ الخَمْرِ وَعَاصِرَهَ ا وَمُعْتَصِرَهَا «.
.» لَعَنَ اللهُ شَارِبَ الخَمْرِ وَعَاصِرَهَ ا وَمُعْتَصِرَهَا «.
« Allah (SWT) a maudit le vin, celui qui le boit, celui qui le sert, celui qui le vend, celui qui l'achète, celui qui le presse » ce qui fait partie d'une narration dans Abu Dawud d'après Ibn Umar qui est authentifiée par Ibn Al-Sakan, et la narration complète est :
“Allah (swt) has cursed wine, its drinker, its server, its seller, its buyer, its presser” which is part of a narration in Abu Dawud from Ibn Umar that is authenticated by Ibn Al-Sakan, and the complete narration is:
. لَعَنَ اللَّهُ الخَْمْرَ وَشَارِبهََا وَسَاقِيَهَا وَبَائِعَهَا وَمُبْتَاعَهَا وَعَاصِرَهَا وَمُعْتَصِرَهَا وَحَامِلَهَا « » وَالْمَحْمُولَة إِلَيْهِ .
. لَعَنَ اللَّهُ الخَْمْرَ وَشَارِبهََا وَسَاقِيَهَا وَبَائِعَهَا وَمُبْتَاعَهَا وَعَاصِرَهَا وَمُعْتَصِرَهَا وَحَامِلَهَا « » وَالْمَحْمُولَة إِلَيْهِ .
« Allah (SWT) a maudit le vin, celui qui le boit, celui qui le sert, celui qui le vend, celui qui l'achète, celui qui le presse, celui pour qui il est pressé, celui qui l'apporte et celui à qui il est apporté », et ainsi, l'interdiction de presser le vin n'est pas une interdiction du pressage en soi, mais plutôt une interdiction de presser le vin spécifiquement. Par conséquent, le pressage n'est pas illicite (Haram), mais c'est le pressage pour produire de l'alcool qui est illicite. Ainsi, le pressage est interdit en raison de l'interdiction de l'alcool, et il a donc pris la règle de la chose pour laquelle il est effectué ; ainsi, l'interdiction s'applique au pressage, ou en d'autres termes, au processus de pressage, et s'applique donc aux instruments utilisés pour le pressage. Par conséquent, la production prend la règle du produit qu'elle produit, et l'usine prend la règle du produit qu'elle fabrique, et ceci est la preuve que l'usine prend la règle de ce qu'elle produit, en d'autres termes, c'est la preuve de cette règle, puisque l'interdiction de l'usine provient de l'interdiction du produit qu'elle produit. La narration n'est pas une preuve que les usines sont des biens publics ; elle est plutôt seulement une preuve que l'usine prend la règle du produit qu'elle produit. Ceci est la preuve pour la seconde partie ; en d'autres termes, la règle déduite de la narration est la preuve pour cette partie.
“Allah (swt) has cursed wine, its drinker, its server, its seller, its buyer, its presser, the one for whom it is pressed, the one who conveys it, and the one to whom it is conveyed.”, and so the prohibition of pressing wine is not a prohibition of pressing itself, but rather it is a prohibition of pressing wine specifically. Therefore, pressing is not forbidden (Haram), but rather it is the pressing to produce alcohol which is forbidden. So pressing is forbidden due to the forbiddance of alcohol, and so it took the rule of the thing that it was being pressed for, and so the prohibition applies to pressing, or in other words, the process of pressing, and so it applies to the instruments used for pressing. Therefore, the production takes the rule of the product that it is producing, and the factory takes the rule of the product that it manufactures, and this is the evidence that the factory takes the rule of what it produces, in other words, it is the evidence for this rule, since the forbiddance of the factory came from the forbiddance of the product that it produces. The narration is not evidence that factories are public property; rather it is only evidence for the factory taking the rule of the product that it produces. This is the evidence for the second part; in other words, the rule deduced from the narration is the evidence for this part.
Les usines sont, par conséquent, jugées sur cette base ; ainsi, si le produit qu'elles fabriquent n'est pas issu de matériaux considérés comme faisant partie de la propriété publique, alors ces produits sont possédés individuellement, comme c'est le cas pour les usines textiles, car le Messager ﷺ a affirmé la production d'épées, de vêtements et de chaussures, qui sont tous des choses possédées individuellement. Si les usines produisaient des matériaux considérés comme faisant partie de la propriété publique, comme les usines d'extraction de pétrole ou d'acier, alors elles seraient considérées comme étant de la propriété publique et non privée. En effet, lorsque le Messager ﷺ a interdit la production d'alcool, il a appliqué à l'usine la règle du matériau qu'elle produit, ce qui constitue la preuve de cet article.
Factories are, therefore, judged upon this basis; so if the product they produce is not from the materials which are counted as public property, then these products are owned individually, such as textile factories, because the Messenger (pbuh) affirmed the production of swords, clothes and shoes which are all things that are individually owned. If the factories were producing materials which are counted as public property, such as factories to extract oil, and steel, then they are considered to be public and not private property. This is because when the Messenger (pbuh) prohibited the production of alcohol, he gave the factory the rule of the material it produces, which is the evidence for this article.