Article 142
Article 142
L'accumulation de richesses est interdite, même si l'aumône obligatoire (Zakah) est versée sur celles-ci.
Hoarding of wealth is prohibited, even if Zakah is paid upon it.
Sa preuve est les paroles d'Allah (SWT) :
Its evidence is the words of Allah (swt):
« Et ceux qui thésaurisent l'or et l'argent et ne les dépensent pas dans le sentier d'Allah (SWT) — annonce-leur un châtiment douloureux. » (TMQ 9:34), ce qui constitue une preuve de l'interdiction absolue de thésauriser les richesses. Bien que ce verset ait été révélé au sujet des Gens du Livre, ses paroles sont générales, et elles nous s'adressent comme il est clair dès le début du verset qui dit :
“And those who hoard gold and silver and spend it not in the way of Allah (swt) - give them tidings of a painful punishment.” (TMQ 9:34), which is an evidence for the unrestricted forbiddance of hoarding wealth. Though this verse was revealed to do with the People of the Book, its words are general, and we are addressed by them as is clear from the beginning of the verse which says:
« Ô vous qui avez cru ! Beaucoup de savants et de moines dévorent injustement les biens d'autrui et détournent [les gens] du chemin d'Allah (SWT). Et ceux qui thésaurisent l'or et l'argent. » (TMQ 9:34).
“O you who have believed, indeed many of the scholars and the monks devour the wealth of people unjustly and avert [them] from the way of Allah (swt). And those who hoard gold and silver.” (TMQ 9:34).
La preuve que le verset interdit l'accumulation de l'or et de l'argent de manière générale et sans restriction, que l'aumône obligatoire (Zakah) ait été versée ou non, est la suivante :
The evidence that the verse forbade the hoarding of gold and silver in a general, unrestricted way irrespective of whether the Zakah had been paid upon it or not is as follows:
Premièrement : la généralité de ce verset. Le texte du verset, tant par sa formulation que par son sens, constitue une preuve que l'interdiction de thésauriser les richesses composées d'or et d'argent est une interdiction globale. Ainsi, l'opinion autorisant la thésaurisation après le paiement de l'aumône obligatoire (Zakah) est un écart par rapport à la règle du verset dont l'indication est certaine. Cela ne peut être validé que par une preuve qui changerait le sens du verset ou l'abrogerait, or il n'existe aucun texte authentique qui l'éloigne de son sens originel, et il n'est pas possible qu'une preuve puisse l'éloigner de son sens originel puisqu'il possède une indication certaine. Il ne reste donc que la possibilité qu'une preuve l'abroge, et il n'existe aucune preuve qui l'abroge. Par conséquent, sa règle demeure confirmée, à savoir l'interdiction de thésauriser les richesses, même si l'aumône obligatoire (Zakah) a été payée sur celles-ci ; en d'autres termes, l'interdiction sans restriction de la thésaurisation.
First: the generality of this verse. The text of the verse, from both its wording and understanding, are evidence that the prohibition of hoarding wealth from gold and silver is a comprehensive prohibition. So, the opinion of permitting hoarding after the payment of Zakah is departure from the ruling of the verse whose indication is definite. This cannot be accredited except with evidence which would change the meaning of the verse or abrogate it, and there is no authentic text which takes it from its original meaning, and it is not possible that there could be evidence which takes it from its original meaning since it has a definite indication. So nothing remains except that there could be evidence which abrogates it, and there is no evidence which abrogates it. Therefore, its ruling remains confirmed, which is the forbiddance of hoarding wealth, even if Zakah was paid upon it; in other words, the unrestricted forbiddance of hoarding.
Deuxièmement : Ahmad a rapporté avec une chaîne authentique d'après Abu Umamah qui a dit :
Second: Ahmad reported with an authentic chain from Abu Umamah who said:
. كيَّةٌ، توُُفيَِّ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ ال صفَّةِ، فَوُجِدَ فِي مِئْزَرِهِ دِينَارٌ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ « » كَيَّتَانِ :قَالَ: ثُمَّ توُُفيَِّ آخَرُ فَوُجِدَ فِي مِئْزَرِهِ دِينَارَانِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ .
. كيَّةٌ، توُُفيَِّ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ ال صفَّةِ، فَوُجِدَ فِي مِئْزَرِهِ دِينَارٌ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ « » كَيَّتَانِ :قَالَ: ثُمَّ توُُفيَِّ آخَرُ فَوُجِدَ فِي مِئْزَرِهِ دِينَارَانِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ .
« Un homme parmi les Ahl Al-Suffah est mort, et un dinar a été trouvé dans ses vêtements (sa ceinture) ; le Messager d'Allah ﷺ a dit : "il sera brûlé", puis un autre est mort et deux dinars ont été trouvés sur lui, et le Messager d'Allah ﷺ a dit : "il sera brûlé deux fois" », et cela signifie qu'il est totalement interdit de thésauriser l'or et l'argent, même s'il ne s'agit que de deux ou même d'un seul dinar, tant qu'il est thésaurisé, en d'autres termes, le stockage de richesses sans qu'il y ait un besoin pour lequel elles seraient dépensées. Et le Messager ﷺ a dit cela à propos de ces deux hommes parce qu'ils faisaient partie de ceux qui vivaient de l'aumône et qu'ils avaient pourtant de l'or sur eux, et ainsi il a dit : "il sera brûlé" et : "il sera brûlé deux fois", faisant allusion aux paroles de Lui (SWT) : {Le jour où elle sera chauffée dans le feu de l'Enfer et avec laquelle seront marquées leurs fronts, leurs flancs et leurs dos.} (TMQ 9:35), ce qui fait partie des versets sur la thésaurisation ; en d'autres termes, il faisait allusion aux versets concernant la thésaurisation. Ceci est une preuve de l'interdiction complète et globale de la thésaurisation, que cela atteigne ou non la valeur sur laquelle l'aumône obligatoire (Zakah) doit être versée, et que l'aumône obligatoire (Zakah) ait été versée dessus ou non ; ainsi, toute thésaurisation est interdite. Troisièmement : la conjonction dans Ses paroles à Lui (SWT) : {Et ne les dépensez pas dans le sentier d'Allah (SWT).} (TMQ 9:34) contraste avec Ses paroles à Lui (SWT) : {Et ceux qui thésaurisent l'or et l'argent.} (TMQ 9:34), indiquant ainsi que le verset couvre deux règles : la première étant la thésaurisation des richesses et la seconde étant le manque de dépense dans le sentier d'Allah (SWT). Le texte du verset indique la menace d'un châtiment sévère lié à ces deux questions — en d'autres termes, pour ceux qui thésaurisent l'or et l'argent et ceux qui ne les dépensent pas dans le sentier d'Allah (SWT), annonce-leur alors un châtiment sévère. Par conséquent, il devient clair que celui qui ne thésaurise pas, mais ne dépense pas dans la voie d'Allah (SWT), est visé par la menace, et de même celui qui dépense dans la voie d'Allah (SWT) tout en thésaurisant des richesses est également visé par la menace. Al-Qurtubi a dit : « Quiconque ne thésaurise pas, et retient la dépense dans la voie d'Allah (SWT), doit également être de même ». L'intention des mots : « dans la voie d'Allah (SWT) » dans le verset est le jihad, puisqu'ils sont mentionnés aux côtés de la dépense. Lorsque les mots : « dans la voie d'Allah (SWT) » sont liés à la dépense, alors leur sens est le jihad, à moins qu'une indication ne soit trouvée pour l'écarter de ce sens. En conséquence, les mots : « et ne le dépensez pas » ne sont pas appropriés comme preuve que s'ils thésaurisent des richesses et en dépensent dans la voie d'Allah (SWT), ils ne sont pas inclus dans le châtiment, puisque le sens du verset n'est pas : « et quiconque thésaurise des richesses sans les dépenser dans la voie d'Allah (SWT), alors annonce-leur un châtiment sévère », la conjonction étant explicative et donc, par conséquent, si la richesse thésaurisée était dépensée dans la voie d'Allah (SWT), le thésauriseur ne serait pas châtié. Au contraire, le sens du verset est que quiconque thésaurise, alors annonce-leur un châtiment, et quiconque ne dépense pas dans la voie d'Allah (SWT), alors annonce-leur un châtiment. La conjonction est une conjonction de dissemblance et non explicative. Par conséquent, l'interdiction de thésauriser est sans restriction, que ce soit une partie de celle-ci qui ait été dépensée dans la voie d'Allah (SWT) ou non, et la question de l'interdiction de thésauriser est une question différente de l'interdiction de ne pas dépenser dans la voie d'Allah (SWT). En conséquence, il est clairement vu que le verset interdit de thésauriser des richesses même si l'aumône obligatoire (Zakah) a été acquittée sur elles et même si une partie a été dépensée dans la voie d'Allah (SWT).
Quatrièmement : Bukhari a rapporté de Zayd b. Wahb qui a dit : « Je suis passé devant Abu Dharr à Al-Rabtha, alors je lui ai demandé : Qu'est-ce qui t'a amené dans cet endroit ? Il a répondu : Nous étions en Ash-Sham où j'ai eu un différend avec Mu’awiyah au sujet de :
Fourth: Bukhari reported from Zayd b. Wahb who said: “I passed by Abu Dharr in Al-Rabtha, so I asked him: What brought you to this place? He replied: We were in Ash-Sham where I had a dispute with Mu’awiyah over:
« Et ceux qui thésaurisent l'or et l'argent et ne les dépensent pas dans le sentier d'Allah (SWT). » (TMQ 9:34) et ainsi Mu’awiyah a dit : « Cela a été révélé concernant les Gens du Livre », alors j'ai dit : « Cela a été révélé concernant eux et nous », et c'était le point de divergence entre nous. Il a donc écrit à ‘Uthman pour se plaindre de moi, et ‘Uthman m'a écrit pour me dire de venir à Madinah. J'y suis allé et les gens se sont rassemblés autour de moi comme s'ils ne m'avaient jamais vu auparavant. J'en ai parlé à ‘Uthman, et il a dit : « Si tu le souhaites, tu peux rester à proximité ». C'est ce qui m'a conduit en ce lieu, et si un Abyssien présidait sur moi, je l'écouterais et lui obéirais ». Par conséquent, la divergence entre Abu Dharr et Mu’awiyah concernait le sujet sur lequel le verset avait été révélé, et non son sens, et si Mu’awiyah ou ‘Uthman (ra) avait une narration authentique mentionnant que si l'aumône obligatoire (Zakah) était acquittée sur une richesse, elle ne serait pas considérée comme un thésaurisation, Mu’awiyah l'aurait utilisée contre l'opinion d'Abu Dharr et Abu Dharr aurait été réduit au silence, ou ‘Uthman (ra) l'aurait utilisée pour le faire taire. Cela indique que la généralité du verset et sa nature non restreinte n'étaient pas la cause de la divergence entre Mu’awiyah et Abu Dharr, ni entre Mu’awiyah et ‘Uthman (ra), et il n'est pas confirmé qu'ils possédaient une narration s'opposant à cela.
“And those who hoard gold and silver and spend it not in the way of Allah (swt).” (TMQ 9:34) and so Mu’awiyah said: “This was revealed concerning the People of the Book” so I said: “It was revealed concerning them and us”, and this was the issue between us. So he wrote to Uthman complaining about me, and so Uthman wrote to me telling me to come to Madinah. I went there and the people gathered around me as though they had never seen me before. I mentioned this to Uthman, and he said: “If you wish, you can stay close”. This is what led me to this place, and if an Abyssinian presided over me, I would listen and obey”. Therefore, the difference between Abu Dharr and Mu’awiyah was regarding who the verse was revealed about, and not its meaning, and if Mu’awiyah or ‘Uthman (ra) had an authentic narration which mentioned that if Zakah was paid from a wealth it would not be considered a hoard, Mu’awiyah would have used it against Abu Dharr’s opinion and Abu Dharr would have been silenced or ‘Uthman (ra) would have used it to silence him. This indicates that the generality of the verse and its unrestricted nature was not the cause of difference between Mu’awiyah and Abu Dharr, and between Mu’awiyah and ‘Uthman (ra), and it is not confirmed that they had a narration which opposed that.
Par conséquent, il est clair que le verset est général et couvre tout l'or et l'argent, que celui-ci ait été utilisé dans le jihad ou non, que l'aumône obligatoire (Zakah) ait été versée sur celui-ci ou non, et qu'il ait atteint le montant requis pour que la Zakah devienne obligatoire ou non. Par conséquent, toute thésaurisation est interdite (Haram).
Accordingly it is clear that the verse is general covering all gold and silver, irrespective of whether some of it was used in Jihad, and whether Zakah had been paid upon it, and whether it reached the amount required for Zakah to become obligatory or not. Therefore, all hoarding is forbidden (Haram).
Ceux qui autorisent l'accumulation de richesses si l'aumône obligatoire (Zakah) a été versée sur celles-ci ne disposent d'aucune preuve authentique, et toutes leurs preuves ne sont pas considérées comme valides en raison de leur faiblesse et de la pauvreté de leurs chaînes de transmission. Bien que Bukhari ait écrit une section intitulée : « Chapitre – Ce n'est pas une accumulation lorsque l'aumône obligatoire (Zakah) a été versée sur elle », il n'a produit aucun récit indiquant ce titre, car pas même un seul ne lui était authentique. Tous les récits utilisés comme preuve de la permissibilité de l'accumulation une fois que l'aumône obligatoire (Zakah) a été versée ne sont pas authentiques, à l'exception d'un seul d'entre eux. Ce récit est celui concernant les bijoux qui a été rapporté par Umm Salamah, et tous les autres récits rapportés sur cette question sont considérés comme des mensonges, et ont été critiqués tant du point de vue de la chaîne que du texte du récit.
Those who permit hoarding if Zakah had been paid upon it have no authentic evidence and all of their evidences are not considered valid due to their weakness and the poor chains of narrations. Even though Bukhari wrote a section entitled: “Chapter – It is not a hoard when Zakah has been paid upon it”, he did not produce a single narration which indicates the heading, since not even a single one was authentic to him. All the narrations used as evidence for the permissibility of hoarding once Zakah had been paid upon it are not authentic except for a single one of them. This narration is the narration regarding jewellery which was reported by Umm Salamah, and all of the other narrations which were reported in this issue are considered as lies, and have been criticised from both the angle of the chain and text of the narration.
Concernant la narration d'Umm Salamah qu'ils utilisent comme preuve pour établir la permission de thésauriser l'or et l'argent si l'aumône obligatoire (Zakah) est versée sur celui-ci, elle est la suivante : Abu Dawud a rapporté par la chaîne de Thabit b. Ajlan, d'après Ataa, d'après Umm Salamah qui a dit :
With respect to the narration of Umm Salamah that they use as an evidence to prove the permissibility of hoarding gold and silver if Zakah is paid upon it, it is as follows: Abu Dawud reported from the chain of Thabit b. Ajlan from Ataa from Umm Salamah who said:
. كُنْتُ أَلْبَسُ أَوْضَاحًا مِنْ ذَهَبٍ فَقُلْتُ: يَا رَسُولَ اللهِ، أَكَنْزٌ هُوَ؟ فَقَالَ: مَا بلََغَ أَنْ « » تؤَُدَّى زَكَاتُهُ فَزُكِّيَ فَلَيْسَ بِكَنْزٍ .
. كُنْتُ أَلْبَسُ أَوْضَاحًا مِنْ ذَهَبٍ فَقُلْتُ: يَا رَسُولَ اللهِ، أَكَنْزٌ هُوَ؟ فَقَالَ: مَا بلََغَ أَنْ « » تؤَُدَّى زَكَاتُهُ فَزُكِّيَ فَلَيْسَ بِكَنْزٍ .
« Je portais des parures en or. J'ai demandé : Est-ce un trésor (Kanz), ô Messager d'Allah ﷺ (SWT) ? Il a répondu : tout ce qui atteint une quantité sur laquelle l'aumône obligatoire (Zakah) est due n'est pas un trésor (Kanz) lorsque l'aumône obligatoire (Zakah) est payée ». Le mot utilisé dans la narration est Al-Awdhah, qui est un type de bijou. Il est mentionné dans le dictionnaire d'Al-Muhit : « Al-Wadeh... et ce sont des bijoux en argent et son pluriel est Awdhah ». Cette narration est faible car Thabit b. Ajlan est controversé lorsqu'il est l'unique rapporteur d'une narration. Al-Dhahabi a dit concernant Thabit dans sa biographie : « Parmi les narrations qui sont réfutées de Thabit, il y a la narration d'‘Attab d'après ‘Ata' d'après Umm Salamah ». Malgré cela, même si elle était authentique, elle se limite aux bijoux que les femmes portent, et n'est pas considérée comme un trésor si sa valeur atteint le seuil minimal (Nisab), et que par la suite l'aumône obligatoire (Zakah) a été payée sur celui-ci. Ceci est la preuve du paiement de l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux et du fait qu'ils constituent une exception à la généralité du trésor. Cette narration n'est pas appropriée pour être utilisée comme preuve de la permission de constituer un trésor si l'aumône obligatoire (Zakah) a été payée sur celui-ci, et ce, sous deux angles :
“I used to wear gold ornaments. I asked: Is that a treasure (Kanz), Messenger (saw) of Allah (swt)? He replied: whatever reaches a quantity on which Zakah is payable is not a treasure (Kanz) when the Zakah is paid”. The word used in the narration is Al-Awdhah, which is a type of jewellery. It is mentioned in the dictionary of Al-Muhit: “Al-Wadeh…and it is silver jewellery and its plural is Awdhah”. This narration is weak because Thabit b. Ajlan is controversial when he is the single narrator in a narration. Al-Dhahabi said regarding Thabit in his biography: From the narrations which are refuted from Thabit is the narration of ‘Attab from ‘Ata’ from Umm Salamah”. Despite that, even if it was authentic, it is limited to the jewellery which women wear, and is not considered to be a hoard if its value reaches the Nisab, and subsequently the Zakah on it had been paid. This is the evidence for the payment of Zakah upon jewellery and it being made an exception from the generality of hoarding. This narration is not suitable to be used as an evidence for the permissibility of hoarding if Zakah had been paid upon it, from two angles:
Premièrement : cette narration est venue en réponse à une question, et tout texte qui est une réponse à une question, ou qui porte sur un sujet spécifique, est nécessairement limité à ce dont traitait la question, et à ce sujet spécifique ; il n'est pas considéré comme général pour tout, puisque les mots sont liés à la question, ou en d'autres termes, au sujet spécifique, et sont donc spécifiques et limités à cette question et à ce sujet, et ne s'appliquent pas au-delà d'eux. En conséquence, la narration est spécifique aux bijoux, et ainsi, si l'aumône obligatoire (Zakah) est versée sur les bijoux, il est permis de les thésauriser, tandis que toute autre chose n'est pas permise. On ne peut pas soutenir que la règle de la charia est : « la considération est donnée à la généralité des termes et non à la spécification de la cause » et que les termes ici sont généraux et ne sont donc pas spécifiques aux bijoux, mais englobent plutôt les bijoux et toute autre chose. Cela ne peut être soutenu car cette règle concerne la cause, et non la réponse à une question ou un sujet spécifique. C'est une règle correcte et son texte indique qu'il s'agit d'une règle pour la cause et rien d'autre, puisqu'il dit : « non à la spécification de la cause », et il y a une différence entre la cause et le sujet spécifié, ainsi qu'entre la cause et la réponse à une question.
Firstly: This narration came as an answer to a question, and every text which is an answer to a question, or came regarding a specific subject, is necessarily limited to what the question was about, and to that specific subject, and it is not considered general for everything since the words are connected to the question, or in other words, to the specific subject, and so they are specific and limited to that question and subject and do not apply beyond them. Accordingly, the narration is specific to jewellery, and so if Zakah is paid upon jewellery it is permitted to hoard it and anything else is not permitted. It cannot be argued that the Shari’ah rule is: “the consideration is given to the generality of the words and not to the specification of the cause” and the words here are general and so they are not specific to jewellery and rather they encompass jewellery and anything else. This cannot be argued because this rule is for the cause, and not for the reply to a question or a specific subject. It is a correct rule and its text indicates that it is a rule for the cause and nothing else, since it says: “not to the specification of the cause”, and there is a difference between the cause and the specified subject, and between the cause and the reply to a question.
La cause est lorsqu'un événement survient et qu'une règle de la charia est ensuite révélée à son sujet, comme ce fut le cas pour la révélation du verset : « Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu'Allah (SWT) et Son Messager ﷺ ont tranché une affaire, d'avoir ensuite un choix sur leur décision. » (TMQ 33:36). La cause de la révélation de ce verset était que le Messager ﷺ engagea sa nièce Zaynab auprès de son serviteur Zayd, puis son frère ‘Abd Allah (SWT) b. Jahsh refusa, et ainsi Allah (SWT) révéla ce verset. Par conséquent, ceci est la cause de la révélation, et la règle : « la considération est donnée à la généralité des termes et non à la spécification de la cause » s'y applique. Un autre exemple est la cause de la révélation du verset concernant l'héritage ; le Messager ﷺ rendit visite à Jabir b. Abd Allah (SWT) alors qu'il était malade et il demanda au Messager d'Allah ﷺ : « Comment dois-je traiter mes biens ? Que dois-je faire de mes biens ? », et le Messager ﷺ ne répondit pas jusqu'à ce que le verset sur l'héritage soit révélé (narration convenue de Jabir) et ce fut donc la cause de la révélation.
The cause is when an issue happens and then a Shari’ah rule is revealed regarding it, such as the case for the revelation of the verse: “It is not for a believing man or a believing woman, when Allah (swt) and His Messenger (saw) have decided a matter, that they should [thereafter] have any choice about their affair.” (TMQ 33:36). The cause for the revelation of this verse was that the Messenger (saw) engaged his niece Zaynab to his servant Zayd, then her brother ‘Abd Allah (swt) b. Jahsh refused, and so Allah (swt) revealed this verse. Therefore, this is the cause of the revelation, and the rule: “the consideration is given to the generality of the words and not to the specification of the cause” applies to it. Another example is the cause for the revelation of the verse regarding inheritance; the Messenger (saw) visited Jabir b. Abd Allah (swt) while he was ill and asked the Messenger of Allah (saw) : “How should I deal with my property? What should I do with my property?”, and the Messenger (saw) did not reply until the verse of inheritance was revealed (agreed upon narration from Jabir) and so this was the cause of the revelation.
De la même manière, toutes les causes de la révélation sont de ce type, et c'est sur cela que s'applique la règle mentionnée, laquelle diffère de la réponse à une question ou à un sujet spécifique. Puisque le sujet spécifique est la question dont il était question, et le sujet qui était recherché lorsque la règle est intervenue à son sujet, et que la règle n'a pas été originaire par elle-même, elle est donc limitée à ce sujet. De la même manière, les paroles du Messager ﷺ peuvent être liées à une question spécifique, et ainsi les paroles utilisées dans une réponse à une question sont limitées à cette question.
In the same way, all the causes of revelation are of this type, and it is upon this that the mentioned rule applies, which is different to the reply to a question, and to a specific subject. Since the specific subject is the issue that was being talked about, and the issue that was being sought when the rule came regarding it, and the rule did not originate by itself, so, therefore, it is limited to that subject. In the same manner the words of the Messenger (saw) can be connected to a specific question, and so the words used in a reply to a question are limited to that question.
Par exemple, ce qu'Al-Bukhari a rapporté d'après Abu Hurayrah qui a dit :
For example, what Al-Bukhari mentioned from Abu Hurayrah who said:
. إِذْ جَاءَهُ رَجُلٌ فَ قَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، بَ يْ نَمَا نَحْنُ جُلُوسٌ عِنْدَ النَّبِيِّ « هَلْ : هَلَكْتُ، قَالَ: مَا لَكَ؟ قَالَ: وقَ عْتُ عَلَى امْرَأَتِي وَأَنَا صَائِمٌ، فَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ تَجِدُ رَقَ بَةً تُ عْتِقُهَا؟ قَالَ: لا، قَالَ: فَ هَلْ تَسْتَطِيعُ أَنْ تَصُومَ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ؟ قَالَ: لا، فَ بَ يْ نَا نَحْنُ فَ قَالَ: فَ هَلْ تَجِدُ إِطْعَامَ سِتِّينَ مِسْكِينًا؟ قَالَ: لا، قَالَ: فَمَكَثَ النَّبِيُّ بِعَرَقٍ فِيهَا تَمْرٌ وَالْعَرَقُ الْمِكْتَلُ، قَالَ: أَيْنَ السَّائِلُ؟ فَ قَالَ: أَنَا، عَلَى ذَلِكَ أُتِيَ النَّبِيُّ قَالَ: خُذْهَا فَ تَصَدَّقْ بِهِ، فَ قَالَ الرَّجُلُ: أَعَلَى أَفْ قَرَ مِنِّي يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ فَ وَاللَّهِ مَا بَ يْنَ حَتَّى بَدَتْ لابَ تَ يْ هَا، يُرِيدُ الْحَرَّتَ يْنِ، أَهْلُ بَ يْتٍ أَفْ قَرُ مِنْ أَهْلِ بَ يْتِي، فَضَحِكَ النَّبِيُّ » أَنْ يَابُهُ ثُمَّ قَالَ: أَطْعِمْهُ أَهْلَكَ .
. إِذْ جَاءَهُ رَجُلٌ فَ قَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، بَ يْ نَمَا نَحْنُ جُلُوسٌ عِنْدَ النَّبِيِّ « هَلْ : هَلَكْتُ، قَالَ: مَا لَكَ؟ قَالَ: وقَ عْتُ عَلَى امْرَأَتِي وَأَنَا صَائِمٌ، فَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ تَجِدُ رَقَ بَةً تُ عْتِقُهَا؟ قَالَ: لا، قَالَ: فَ هَلْ تَسْتَطِيعُ أَنْ تَصُومَ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ؟ قَالَ: لا، فَ بَ يْ نَا نَحْنُ فَ قَالَ: فَ هَلْ تَجِدُ إِطْعَامَ سِتِّينَ مِسْكِينًا؟ قَالَ: لا، قَالَ: فَمَكَثَ النَّبِيُّ بِعَرَقٍ فِيهَا تَمْرٌ وَالْعَرَقُ الْمِكْتَلُ، قَالَ: أَيْنَ السَّائِلُ؟ فَ قَالَ: أَنَا، عَلَى ذَلِكَ أُتِيَ النَّبِيُّ قَالَ: خُذْهَا فَ تَصَدَّقْ بِهِ، فَ قَالَ الرَّجُلُ: أَعَلَى أَفْ قَرَ مِنِّي يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ فَ وَاللَّهِ مَا بَ يْنَ حَتَّى بَدَتْ لابَ تَ يْ هَا، يُرِيدُ الْحَرَّتَ يْنِ، أَهْلُ بَ يْتٍ أَفْ قَرُ مِنْ أَهْلِ بَ يْتِي، فَضَحِكَ النَّبِيُّ » أَنْ يَابُهُ ثُمَّ قَالَ: أَطْعِمْهُ أَهْلَكَ .
« Alors que nous étions assis avec le Prophète ﷺ, un homme vint et dit : "Ô Prophète d'Allah (SWT) ! Je suis ruiné." Le Prophète d'Allah (SWT) ﷺ lui demanda ce qui lui arrivait. Il répondit : "J'ai eu des rapports sexuels avec ma femme alors que je jeûnais." Le Prophète d'Allah (SWT) ﷺ lui demanda : "As-tu les moyens de libérer un esclave ?" Il répondit par la négative. Le Prophète d'Allah (SWT) ﷺ lui demanda : "Peux-tu jeûner deux mois consécutifs ?" Il répondit par la négative. Le Prophète ﷺ lui demanda : "Peux-tu nourrir soixante pauvres ?" Il répondit par la négative. Le Prophète ﷺ resta silencieux et, alors que nous étions dans cet état, un grand panier rempli de dattes fut apporté au Prophète. Il demanda : "Où est celui qui a posé la question ?" On répondit : "Je suis là." Le Prophète ﷺ lui dit : "Prends ceci (ce panier de dattes) et donne-le en aumône." L'homme dit : "Dois-je le donner à une personne plus pauvre que moi ? Par Allah (SWT), il n'y a aucune famille entre ses deux montagnes (c'est-à-dire Médine) qui soit plus pauvre que moi." Le Prophète ﷺ sourit au point que ses prémolaires devinrent visibles, puis dit : "Nourris ta famille avec cela." Alors que nous étions assis avec le Prophète, un homme vint et dit : "Ô Messager d'Allah ﷺ, je suis détruit." Et le Prophète ﷺ lui demanda : "Qu'as-tu fait ?" Il dit : "J'ai délibérément eu des rapports avec ma femme pendant le ramadan." Alors il lui dit : "As-tu un esclave que tu peux libérer ?" Il dit non. Alors il lui demanda : "Es-tu capable de jeûner deux mois consécutifs ?" Il dit non. Alors il dit : "Pourrais-tu nourrir soixante pauvres ?" Il dit non. Alors le Prophète ﷺ attendit, et pendant ce temps, quelqu'un lui apporta une branche avec une datte et il dit : "Où est celui qui a posé la question ?" L'homme répondit : "Ici." Alors il dit : "Prends ceci et donne-le en aumône." L'homme dit : "À quelqu'un de plus pauvre que moi, ô Messager d'Allah ﷺ ? Je jure par Allah (SWT) ! Il n'y a aucun foyer plus pauvre que moi aux alentours." Et alors le Prophète ﷺ rit jusqu'à ce que ses dents soient visibles, puis dit : "Nourris ta famille avec cela". »
“While we were sitting with the Prophet (saw) a man came and said, "O Allah (swt)'s Prophet! I have been ruined." Allah (swt)'s Prophet (saw) asked what was the matter with him. He replied "I had sexual intercourse with my wife while I was fasting." Allah (swt)'s Prophet (saw) asked him, "Can you afford to manumit a slave?" He replied in the negative. Allah (swt)'s Prophet (saw) asked him, "Can you fast for two successive months?" He replied in the negative. The Prophet (saw) asked him, "Can you afford to feed sixty poor persons?" He replied in the negative. The Prophet (saw) kept silent and while we were in that state, a big basket full of dates was brought to the Prophet. He asked, "Where is the questioner?" He replied, "I (am here)." The Prophet (saw) said (to him), "Take this (basket of dates) and give it in charity." The man said, "Should I give it to a person poorer than I? By Allah (swt); there is no family between its (i.e. Medina's) two mountains who are poorer than I." The Prophet (saw) smiled till his premolar teeth became visible and then said, 'Feed your family with it." when we were sitting down with the Prophet, a man came and said O Messenger of Allah (saw) I am destroyed. And so the Prophet (saw) asked him what did you do? He said I deliberately had intercourse with my wife during Ramadan. And so he said to him: “Do you have a slave you can free? He said no. So he asked him: Are you able to fast two consecutive months? He said no. So he said: Could you feed sixty poor people? He said no. So the Prophet (saw) waited, and in the meantime someone brought him a branch with a date and so he said: Where is the questioner? The man replied: Here. So he said: Take this and give it in charity. The man said: Upon someone poorer than me O Messenger of Allah (saw) ? I swear by Allah (swt)! There is no household poorer than me around. And so the Prophet (saw) laughed until his teeth could be seen and then said: Feed your family with it”.
La réponse du Messager ﷺ est spécifique à la question posée, et ainsi les mots : « affranchis un esclave » sont liés à la question du Bédouin. Un autre exemple est le rapport selon lequel, lorsqu'on lui a interrogé sur la permission de vendre des dattes si elles se dessèchent, le Prophète ﷺ a demandé :
The answer of the Messenger (saw) is specific to the question asked, and so the words: “free a slave” are connected to the question of the Bedouin. Another example is the report that when he was asked about the permissibility of selling dates if they get dried, and so the Prophet (saw) asked:
. » أَيَ نْ قُصُ الرُّطَبُ إِذَا يَبِسَ؟ فَ قَالُوا: ن عََمْ، فَ قَالَ: فَلاَ إِذ اً « .
. » أَيَ نْ قُصُ الرُّطَبُ إِذَا يَبِسَ؟ فَ قَالُوا: ن عََمْ، فَ قَالَ: فَلاَ إِذ اً « .
« Les dattes fraîches rétréciront-elles lorsqu'elles seront sèches ? » Ils ont dit oui, alors il a interdit cela ? » et ils ont répondu oui, et il a alors dit : « alors il a interdit cela », rapporté par Abu Ya’la avec cette formulation d'après Sa’d b. Abi Waqqas, et Al-Hakim et Ibn Hibban l'ont authentifié. Ainsi, la réponse du Messager ﷺ est spécifique à ce qui lui a été demandé, en d'autres termes, la vente de dattes mûres contre des dattes séchées, et ses paroles : « alors il a interdit cela » sont liées à la question. Ceci n'est pas une cause de la règle, mais plutôt une réponse à une question, et il y a une grande différence entre les deux. En conséquence, la formulation générale qui intervient comme réponse à une question n'est pas une cause de la règle, elle n'est qu'une explication de la question en l'occurrence, et si une formulation générale intervenait pour légiférer une nouvelle règle pour un problème survenu, alors la législation de la règle serait générale, et la survenue du problème serait la cause de la législation de la règle. Ainsi, la large différence entre la cause et la réponse à une question devient apparente. Par conséquent, la règle générale englobe sa cause et tout autre élément, tandis que la réponse à une question est spécifique à la question, puisque les paroles du Messager ﷺ y sont liées.
“Will the fresh dates shrink when they are dry?"They said yes, so he forbade that?” and they replied yes, and so he said: “so he forbade that” reported by Abu Ya’la with this wording from Sa’d b. Abi Waqqas, and Al-Hakim and Ibn Hibban authenticated it. So, the answer of the Messenger (saw) is specific to what he has been asked, in other words, selling ripe dates for dried ones, and so his words: “so he forbade that” are connected to the question. This is not a cause for the rule, rather it is a reply to a question, and there is a big difference between both. Accordingly, the general wording which comes as a reply to a question is not a cause for the rule, it is only an explanation for the matter in question, and if general wording came as legislating a new rule for an issue that happened, then the legislation of the rule would be general, and the occurrence of the issue was the cause for the legislation of the rule. So the wide difference between the cause and the answer to a question becomes apparent. Therefore, the general rule encompasses its cause and anything else, whereas the answer to a question is specific to the question, since the words of the Messenger (saw) are connected to it.
Quant à la question posée au Messager ﷺ concernant l'eau de mer et sa réponse ﷺ :
As for the question to the Messenger (saw) regarding the sea water and his (pbuh) answer:
« هُوَ الطَّهُورُ مَاؤُهُ الْحِلُّ مَيْتَتُه » . « Son eau est purificatrice et ses morts (animaux) sont licites (à manger) » (rapporté par Al-Tirmidhi d'après Abu Hurayrah, et Abu ‘Isa a dit que la narration est Hasan Sahih), cela est également spécifique à ce qui a été demandé, à savoir l'eau de mer, mais le Messager ﷺ a expliqué plus que ce qui lui avait été demandé par l'interrogateur. Cela demeure néanmoins la réponse du Messager ﷺ spécifique à ce qui lui a été demandé, à savoir l'eau de mer, et cela s'y limite. De la même manière, lorsqu'on lui a interrogé sur la : « Budha’ah », l'eau d'un puits, il a dit :
. » هُوَ الطَّهُورُ مَاؤُهُ الْحِلُّ مَيْتَتُه « . “Its water is purifying and its dead (animals) are lawful (to eat)” (reported by Al-Tirmidhi from Abu Hurayrah and Abu ‘Isa said the narration is Hasan Sahih), it is also specific to what was asked about, which was the sea water, but the Messenger (saw) explained more than he was asked about to the questioner. It still remains as the answer of the Messenger (saw) specific to what he was asked about, which was sea water, and it is limited to that. In the same manner when he was asked about the: “Budha’ah”, well water, and he said:
. » إِنَّ الْمَاءَ طَهُورٌ « .
. » إِنَّ الْمَاءَ طَهُورٌ « .
« l'eau est pure » (rapporté par Al-Tirmidhi d'après Abu Sa’id Al-Khudri, et il a dit qu'il est Hasan et Ahmad l'a authentifié), ce qui est également lié à la question, et ainsi il a répondu à la question concernant l'eau du puits mais sa réponse au questionneur englobait plus que ce qui lui avait été demandé, tout en restant la réponse du Messager ﷺ liée à la question. On lui a donc posé une question sur l'ablution avec l'eau de mer, et sa réponse était générale englobant l'ablution, le Ghusl (ablution pour les impuretés majeures) et plus encore. Dans le livre Al-Imam Sharh Al-Ilmam, il est écrit : « pourquoi n'a-t-il pas répondu par oui lorsqu'ils ont dit : "pouvons-nous faire l'ablution avec elle ?". Nous disons – parce que cela aurait été restreint à la situation de nécessité, et ce n'est pas le cas. De plus, il aurait été compris de la restriction de la réponse à : "oui" que seule l'ablution pouvait être faite avec elle, et que le reste des impuretés et de la saleté ne pouvait pas être purifié par elle ».
“water is pure” (reported by Al-Tirmidhi from Abu Sa’id Al-Khudri, and he said it is Hasan and Ahmad authenticated it), which is also connected to the question, and so he replied to the question about the well water but his reply to the questioner encompassed more than what he was asked about, yet it still remains as the answer of the Messenger (saw) connected to the question. So he was asked about ablution from sea water, and his answer was general encompassing ablution, Ghusl (ablution from major impurities) and more. In the book Al-Imam Sharh Al-Ilmam it is written: “why did he not answer then with yes when they said: “can we make ablution with it?”. We say – because it would have been restricted to the situation of necessity, and this is not the case. Also, it would be understood from the restriction of the answer to: “yes” that only ablution could be made from it, and the remainder of impurities and dirt could not be purified by it”.
Par conséquent, la réponse du Messager ﷺ concernant l'eau de mer et l'eau de puits est limitée à ce qui lui a été demandé, et n'est pas générale à tout. Cependant, il a répondu au questionneur avec plus que ce qu'il avait demandé, tout en restant dans le sujet de sa question, et la discussion ne porte pas sur la conformité de la réponse à la question, au point que l'on pourrait dire que la réponse du Messager ﷺ était plus générale que la question du questionneur. La discussion porte plutôt sur le fait que la réponse était limitée au sujet de la question, et qu'elle s'est limitée à cela sans aller au-delà vers un autre sujet, et non sur la conformité de la réponse à la question. Shawkani a mentionné dans Nayl Al-Awtar : « et parmi les bénéfices de la narration figure la légitimité d'apporter un surplus dans la réponse à la question, afin de limiter le bénéfice (d'une réponse directe) et l'absence de nécessité d'être restreint ». Bukhari a écrit un chapitre sur cette question intitulé : « Chapitre – celui qui répond au questionneur avec plus que ce qu'il a demandé ». Et il a mentionné la narration d'Ibn Umar qui dit :
Therefore, the answer of the Messenger (saw) regarding the sea water and well water is limited to what he was asked about, and not general to everything. However, he answered the questioner with more than what he asked, but still in the subject of his question, and the discussion is not about the conformity of the answer to the question, such that it could be said that the answer of the Messenger (saw) was more general than the question of the questioner. Rather the discussion is that the answer was limited to the subject matter of the question, and was limited to that without going beyond it to another subject, and not about the conformity of the answer to the question. Shawkani mentioned in Nayl Al-Awtar: “and from the benefits of the narration is the legitimacy of giving extra in the answer to the question, in order to limit the benefit (from a direct answer) and the lack of necessity to be restricted”. Bukhari wrote a chapter on the issue entitled: “Chapter – who answers the questioner with more than what he asked”. And he mentioned the narration of Ibn Umar that:
. مَا يَ لْبَسُ الْمُحْرِمُ؟ فَ قَالَ: لا ي لَْبَسُ الْقَمِيصَ وَلاَ أَنَّ رَجُلاً سَأَلَ النَّبِيَّ « الْعِمَامَةَ وَلاَ السَّرَاوِيلَ وَلاَ الْبُ رْنُسَ وَلاَ ث وَْبًا مَسَّهُ الْوَرْسُ أَوْ الزَّعْفَرَانُ، فَإِنْ لَمْ يَجِدْ النَّ عْلَيْنِ » فَ لْيَ لْبَسْ الْخُفَّ يْنِ وَلْيَ قْطَعْهُمَا حَتَّى يَكُونَا تَحْتَ الْكَعْبَ يْنِ .
. مَا يَ لْبَسُ الْمُحْرِمُ؟ فَ قَالَ: لا ي لَْبَسُ الْقَمِيصَ وَلاَ أَنَّ رَجُلاً سَأَلَ النَّبِيَّ « الْعِمَامَةَ وَلاَ السَّرَاوِيلَ وَلاَ الْبُ رْنُسَ وَلاَ ث وَْبًا مَسَّهُ الْوَرْسُ أَوْ الزَّعْفَرَانُ، فَإِنْ لَمْ يَجِدْ النَّ عْلَيْنِ » فَ لْيَ لْبَسْ الْخُفَّ يْنِ وَلْيَ قْطَعْهُمَا حَتَّى يَكُونَا تَحْتَ الْكَعْبَ يْنِ .
« Un homme demanda au Prophète ﷺ : "Que doit porter un Muhrim (un musulman ayant l'intention d'accomplir la `Umra ou le pèlerinage (Hajj)) ?" Il répondit : "Il ne doit pas porter de chemise, de turban, de pantalon, de couvre-chef ou de vêtement parfumé au safran ou au Wars (sortes de parfums). Et s'il n'a pas de sandales, il peut utiliser des Khuffs (chaussons faits d'un tissu épais ou de cuir), mais les chaussettes doivent être coupées court afin de laisser les chevilles nues." Ainsi, il fut comme s'il avait été interrogé sur une situation de choix et il y a répondu, puis il donna des informations supplémentaires concernant une situation de nécessité, ce qui n'est pas inhabituel par rapport à la question puisque le voyage peut mener à cela". Tout cela indique que la réponse est limitée par la question ; notez ses paroles : "pas inhabituel par rapport à la question", indépendamment du fait que la réponse soit conforme à ce que le questionneur a demandé ou qu'elle aille au-delà de sa demande, la réponse est spécifique à la question. Pour cette raison, la question d'Umm Salamah concernait les bijoux, et ainsi la réponse du Messager de Allah ﷺ est spécifique aux bijoux, et s'y limite, et ne s'applique à rien d'autre, car il s'agit d'une réponse à une question et non d'une cause de la révélation d'une règle. En conséquence, l'utilisation de ce récit comme preuve pour établir la permission de thésauriser si l'aumône obligatoire (Zakah) a été payée sur cela a été démontrée comme étant invalide, puisque le récit est spécifique aux bijoux. »
“A man asked the Prophet: "What (kinds of clothes) should a Muhrim (a Muslim intending to perform `Umra or Hajj) wear? He replied, "He should not wear a shirt, a turban, trousers, a head cloak or garment scented with saffron or Wars (kinds of perfumes). And if he has no slippers, then he can use Khuffs (socks made from thick fabric or leather) but the socks should be cut short so as to make the ankles bare.”, so it was though he was asked about a situation of choice and so he answered it, and then he gave extra information about a situation of exigency, which is not unusual to the question since a travel may lead to that”. This all indicates that the reply is limited by the question; notice his words: “not unusual to the question”, irrespective of whether the reply was in conformity with what the questioner asked or was more than he asked, the answer is specific to the question. For this reason the question of Umm Salamah was regarding jewellery and so the answer of the Messenger (saw) is specific to jewellery, and is limited to it, and does not apply to anything beyond it, because it is an answer to a question and not a cause for the revelation of a rule. Accordingly, the use of this narration as an evidence to prove the permissibility of hoarding if Zakah had been paid upon it has been shown to be invalid, since the narration is specific to jewellery.
La seconde des deux raisons : le verset concernant l'aumône obligatoire (Zakah) est général pour tout trésor, tandis que le récit d'Umm Salamah est spécifique aux bijoux ; ainsi, le récit constituerait une spécification de la généralité du verset. Par conséquent, le fait de thésauriser qui est interdit concerne le thésaurisation de tout ce qui n'est pas des bijoux, alors qu'il n'est pas interdit de thésauriser des bijoux si l'aumône obligatoire (Zakah) qui leur incombe est acquittée. Il n'est possible, sous aucun angle, que le récit soit général à tout type de trésor, et la preuve la plus simple qu'il n'est pas général est que, s'il l'était, il s'agirait d'une abrogation du verset, puisque le verset serait général tout comme le récit, et ce serait donc une abrogation du verset. Or, le récit est un récit Ahad (singulier) et est donc non concluant, tandis que le verset est définitif, et les récits ne peuvent abroger le Coran même s'ils étaient transmis par de multiples voies (Mutawatir). Cela est dû au fait que le Coran est définitivement confirmé par ses mots et son sens, et nous adorons Allah (SWT) par ses mots et son sens, alors que le récit transmis par de multiples voies (Mutawatir) est définitivement confirmé par son sens et non par ses mots, et nous n'adorons pas Allah (SWT) avec ses mots, il ne peut donc pas abroger le Coran. Si cela est le cas pour le récit transmis par de multiples voies (Mutawatir), qu'en est-il du récit singulier ? Par conséquent, l'utilisation de ce récit pour prouver la permission de thésauriser si l'aumône obligatoire (Zakah) est acquittée sur celle-ci a été prouvée invalide, en raison de l'impossibilité pour le Coran d'être abrogé par un récit.
The second of the two reasons: the verse of Zakah is general for every hoard, and the narration of Umm Salamah is specific to jewellery, and so the narration would be a specification for the generality of the verse. Therefore, the hoarding that is forbidden is the hoarding of anything other than jewellery, whereas it is not prohibited to hoard jewellery if the Zakah on it is paid. It is not possible from any angle for the narration to be general to every type of hoard, and the simplest evidence that it is not general is that if it was then it would be an abrogation of the verse, since the verse would be general as would the narration and so it would be an abrogation for the verse. And the narration is an Ahad (singular) narration and so it is inconclusive whereas the verse is definite, and the narrations cannot abrogate the Quran even if they were Mutawatir (multiple chains of narrations such that the narration becomes definitely confirmed). This is because the Quran is definitely confirmed by words and meaning, and we worship Allah (swt) by its words and meaning, whereas the Mutawatir narration is definitely confirmed from its meaning and not its words, and we do not worship Allah (swt) with its words, and so it cannot abrogate the Quran. If this is the case for the Mutawatir narration, then what about the singular one? And so accordingly the use of this narration to prove the permissibility of hoarding if Zakah is paid upon it has been proven invalid, due to the impermissibility of Quran being abrogated by a narration.
Ceux qui autorisent l'accumulation de l'or et de l'argent si l'aumône obligatoire (Zakah) a été acquittée sur celui-ci, prétendent que la preuve de sa permissibilité est que le verset interdisant l'accumulation est abrogé par les versets qui ont rendu l'aumône obligatoire (Zakah), et que ces versets ont abrogé le verset sur l'accumulation en rendant obligatoire l'aumône (Sadaqah), en d'autres termes, l'aumône obligatoire (Zakah), sur celui-ci. La réponse à cela est que l'aumône obligatoire (Zakah) a été rendue obligatoire pour les musulmans la deuxième année après l'émigration (Hijrah), alors que le verset sur l'accumulation a été révélé la neuvième année après l'émigration (Hijrah), et ce qui est révélé plus tôt n'abroge pas ce qui est révélé plus tard. De plus, il est impératif qu'il y ait une preuve indiquant que ce verset est une abrogation de l'autre verset pour qu'il s'agisse d'une abrogation, et si aucune preuve n'est trouvée indiquant cette abrogation, alors elle n'est pas considérée comme une abrogation. L'abrogation est l'annulation et la levée de la règle dérivée d'un texte précédent par un texte ultérieur, et l'annulation de la règle précédente par un texte ultérieur est conditionnée par le fait que le texte ultérieur mentionne qu'il s'agit d'une abrogation de la règle précédente, tels que ses paroles :
Those who permit the hoarding of gold and silver if Zakah has been paid upon it, claim that the evidence for its permissibility is that the verse forbidding hoarding is abrogated by the verses which made Zakah obligatory, and that those verses abrogated the verse of hoarding by obligating Sadaqah, in other words, Zakah, upon it. The reply to this is that Zakah was made obligatory upon the Muslims in the second year after Hijrah, whereas the verse of hoarding was revealed in the ninth year after Hijrah, and what is revealed earlier does not abrogate what is revealed later. On top of that, it is imperative that there is an evidence which indicates that this verse is an abrogation for the other verse in order for it to be abrogation, and if there is no evidence found which indicates that abrogation, then it is not considered to be an abrogation. Abrogation is the cancellation and lifting of the rule derived from a previous text by a subsequent text, and the cancellation of the previous rule by a subsequent text is conditional upon the subsequent text mentioning that it is an abrogation for the previous rule, such as his words:
. » نهََيْتُكُمْ عَنْ زِيَارَةِ الْقُبُورِ فَزُورُوهَا « .
. » نهََيْتُكُمْ عَنْ زِيَارَةِ الْقُبُورِ فَزُورُوهَا « .
« (Par le passé) je vous avais interdit de visiter les tombes, mais visitez-les désormais. » (rapporté par Muslim d'après Buraydah) et Ses paroles (SWT) : « Ô vous qui avez cru ! Lorsque vous voulez avoir un entretien privé avec le Messager ﷺ, faites précéder votre entretien d'une aumône. Cela est meilleur pour vous et plus pur. Mais si vous n'y trouvez pas [les moyens], alors Allah (SWT) est certes Pardonneur et Miséricordieux. » (TMQ 58:12). Ce verset ordonne de donner une aumône lors d'une venue pour consultation si cela est possible, puis un autre verset vient l'abroger : « Aviez-vous craint de faire précéder votre entretien d'aumônes ? Puis, lorsque vous ne le faites pas et qu'Allah (SWT) vous a pardonné, accomplissez donc la prière, acquittez l'aumône obligatoire (Zakah) et obéissez à Allah (SWT) et à Son Messager ﷺ. » (TMQ 58:13). Ce verset lève donc l'injonction de payer une aumône lors d'une venue pour consultation privée. La narration explique explicitement dans son texte qu'il s'agit d'une abrogation, et le verset explique qu'il s'agit d'une abrogation par l'indication des paroles de Lui (SWT) : « Aviez-vous craint de faire précéder votre entretien d'aumônes ? », il est donc impératif que le texte inclue quelque chose qui indique qu'il s'agit d'une abrogation du texte précédent, soit explicitement, soit par une indication implicite. Il ne suffit pas pour l'abrogation qu'il y ait un conflit apparent entre les deux textes, car il n'y a pas de conflit entre les versets du Coran. Quant à ce que certains savants ont dit, à savoir que ces versets suggèrent un conflit entre eux et prétendent qu'ils sont abrogés, le texte de ces versets eux-mêmes est explicite quant à l'absence de tout conflit, et la réconciliation entre les textes est claire et il n'y a rien dans les versets qui indique une abrogation. Par conséquent, il est impératif que le texte subséquent, qui est prétendu être une abrogation d'un texte précédent, inclue quelque chose, soit explicitement, soit par indication, qui prouve qu'il s'agit d'une abrogation. Il n'y a rien dans les versets de l'aumône obligatoire (Zakah) qui indique, de près ou de loin, qu'ils sont une abrogation du verset concernant l'accumulation de richesses, que ce soit de manière explicite ou par indication, et ainsi ils ne sont pas une abrogation pour celui-ci. Même ceux qui disent qu'un conflit entre un texte postérieur et un texte antérieur fait du texte postérieur une abrogation du précédent, ne disent pas que les versets de l'aumône obligatoire (Zakah) abrogent le verset concernant l'accumulation de richesses, car rien ne suggère un conflit entre les deux, puisque les versets de l'aumône obligatoire (Zakah) sont une injonction de payer la Zakah, tandis que le verset concernant l'accumulation de richesses est une injonction appelant à l'absence d'accumulation. Il n'y a pas de conflit entre ces deux questions, car il peut y avoir le paiement de la Zakah et l'accumulation de richesses, et il peut y avoir l'absence de paiement de la Zakah et l'absence d'accumulation. C'est une raison supplémentaire pour laquelle il n'y a pas d'abrogation, même selon cet avis, et ainsi, sous quel angle cette abrogation est-elle revendiquée ? En conséquence, le fait que la Zakah ait été légiférée la deuxième année après l'émigration (Hijrah) et que le verset concernant l'accumulation de richesses ait été révélé la neuvième année après l'émigration (Hijrah), en d'autres termes, sept ans après que la Zakah fut rendue obligatoire, et le fait que les versets de l'aumône obligatoire (Zakah) ne comprennent pas, explicitement ou par indication, ce qui est nécessaire pour indiquer qu'ils sont une abrogation du verset concernant l'accumulation de richesses, et au-delà de cela, le fait qu'il n'y ait pas de conflit entre eux, en d'autres termes, il n'y a pas de conflit entre les versets de l'aumône obligatoire (Zakah) et le verset concernant l'accumulation de richesses, par conséquent, la prétention que le verset concernant l'accumulation de richesses est abrogé est une prétention fausse, et elle est donc rejetée.
Ceux qui prétendent qu'il est permis de thésauriser l'or et l'argent si l'aumône obligatoire (Zakah) a été acquittée sur ceux-ci disent que la preuve de sa permissibilité est ce qui a été rapporté dans Bukhari : « d'Ibn Umar qui a dit qu'un Bédouin l'avait interrogé au sujet du verset : “Et ceux qui thésaurisent l'or et l'argent” (TMQ 9:34) : Quiconque le thésaurise sans payer son aumône obligatoire (Zakah), malheur à eux ; cela était avant la révélation du verset de l'aumône obligatoire (Zakah), et ainsi, lorsque cela fut révélé, Allah (SWT) en a fait une purification pour la richesse ». On ne peut pas soutenir que cette narration d'Ibn Umar est une spécification du Coran par la sunna, ou une abrogation du Coran par la sunna. Au contraire, cette narration est une information authentique concernant cette abrogation, et elle appartient donc à la catégorie de l'abrogation du Coran par le Coran, puisque ce qui a abrogé le Coran dans ce cas est le Coran, car l'aumône obligatoire (Zakah) a été rendue obligatoire par le Coran et non par la sunna ; il est donc obligatoire de l'accepter puisqu'il s'agit d'une narration authentique qui rapporte que le verset est abrogé par un autre verset, et ainsi l'interdiction de thésauriser est abrogée. Par conséquent, tout ce sur quoi l'aumône obligatoire (Zakah) a été acquittée peut être thésaurisé.
Those who claim that it is permitted to hoard gold and silver if Zakah has been paid upon them say that the evidence for its permissibility is what has been reported in Bukhari: “from Ibn Umar who said that a Bedouin asked him about the verse: “And those who hoard gold and silver” (TMQ 9:34) : Whoever hoards it, and not pay its Zakah, so woe unto them; that was before the revelation of the verse of Zakah, and so when that was revealed Allah (swt) made it as a purification for the wealth”. It cannot be argued that this narration from Ibn Umar is a specification for the Quran by the Sunnah, or an abrogation of the Quran by the Sunnah. Rather this narration is an authentic information regarding that abrogation, and so it is from the category of abrogation of Quran by Quran, since what abrogated the Quran in this case was the Quran because Zakah was made obligatory by the Quran and not the Sunnah, and so it is obligatory to accept it since it is an authentic narration which reports that the verse is abrogated by another verse, and so the forbiddance of hoarding is abrogated. Therefore, whatever has had Zakah paid upon it can be hoarded.
La réponse à cela se présente sous quatre angles :
The answer to this is from four angles:
Premièrement : Il s'agit d'une narration Ahad qui prétend que le verset a été abrogé ; or, comme elle est Ahad, elle est indéfinie comme toute autre narration Ahad, alors que le verset lui-même est définitif, et ce qui est définitif est préférable à ce qui est indéfinie ; ainsi, le verset est préférable en raison de l'absence de quoi que ce soit l'abrogeant, et il est donc appliqué en raison de l'absence d'abrogation car il est préférable, et la prétention d'abrogation est rejetée.
First: This is an Ahad narration which claims that the verse has been abrogated, and so as it is Ahad it is indefinite like any other Ahad narration, whereas the verse itself is definite, and what is definite is preferred to what is indefinite and so the verse is preferred due to the absence of anything abrogating it, and so it is acted upon due to the absence of abrogation because it is preferred and the claim of abrogation is rejected.
Deuxièmement : l'information concernant l'abrogation d'un verset est semblable à un récit rapporté qui inclurait une règle abrogeant une autre règle présente dans un verset du Coran ; de la même manière qu'un récit ne peut abroger un verset même s'il contient ce qui indique son abrogation, de la même manière que l'information provenant d'Ibn Umar n'est pas une abrogation d'un verset du Coran par le simple fait de son affirmation selon laquelle il est abrogé.
Second: The informing about the abrogation of a verse is like a reported narration which included a rule which abrogates another rule that was found in a verse of the Quran, so in the same manner that the narration cannot abrogate the verse even if it includes what indicates its abrogation, in the same way the information from Ibn Umar is not an abrogation for a verse of Quran simply by his statement that it is abrogated.
Troisièmement : Ibn Umar n'a pas informé que le verset était abrogé en tant qu'information provenant du Messager ﷺ ; en d'autres termes, il n'a pas rapporté que le Messager ﷺ a dit que le verset était abrogé. Au contraire, il donnait son opinion selon laquelle le verset a été abrogé, car lorsque le Bédouin l'a interrogé sur le verset, il a répondu qu'il avait été abrogé et il n'a pas rapporté que le Messager ﷺ l'avait informé qu'il avait été abrogé, et c'est donc l'opinion d'Ibn Umar que le verset a été abrogé par l'aumône obligatoire (Zakah). En d'autres termes, c'était la compréhension d'Ibn Umar que l'aumône obligatoire (Zakah) a abrogé ce verset, et ce n'était pas une narration du Messager ﷺ, et l'opinion d'Ibn Umar n'est pas considérée comme une preuve de la charia puisque l'opinion d'un compagnon n'est pas considérée comme une preuve de la charia pour une règle de la charia, et encore moins comme une abrogation du Coran.
Third: Ibn Umar did not inform that the verse was abrogated as information from the Messenger (saw) ; in other words, he did not report that the Messenger (saw) said that the verse is abrogated. Rather he was giving his opinion that the verse has been abrogated, since when the Bedouin asked him about the verse he replied that it has been abrogated and he did not relate that the Messenger (saw) had informed him that it had been abrogated, and so it is the opinion of Ibn Umar that the verse was abrogated by Zakah. In other words, it was Ibn Umar’s understanding that Zakah abrogated this verse, and it was not a narration from the Messenger (saw) , and the opinion of Ibn Umar is not considered to be a Shari’ah evidence since the opinion of a companion is not considered to be a Shari’ah evidence for a Shari’ah rule, let alone as an abrogation of Quran.
Quatrièmement : l'aumône obligatoire (Zakah) a été rendue obligatoire la deuxième année après l'émigration (Hijrah), et le verset qui a interdit l'accumulation a été révélé la neuvième année après l'émigration (Hijrah) ; dès lors, comment la règle antérieure de l'aumône obligatoire (Zakah) pourrait-elle abroger un verset qui a été révélé sept ans plus tard ? Par conséquent, ce récit est rejeté en raison de son texte (Dirayyatan).
Fourth: Zakah was obligated in the second year after Hijrah, and the verse which forbade hoarding was revealed in the ninth year after Hijrah, and so how can the earlier rule of Zakah abrogate a verse which was revealed seven years later? And therefore this narration is rejected from its text (Dirayyatan).
Ces quatre angles suffisent sans aucun doute à démontrer que l'utilisation de cette narration comme preuve est invalide, et à invalider l'affirmation selon laquelle le verset est abrogé, et par conséquent, cette narration n'est pas appropriée pour être utilisée comme preuve qu'il est permis de thésauriser si l'aumône obligatoire (Zakah) a été acquittée sur celle-ci.
These four angles are without a doubt sufficient to show that using this narration as evidence is invalid, and to invalidate the claim that the verse is abrogated, and accordingly this narration is not suitable to be used as a proof that it is permissible to hoard if Zakah had been paid upon it.
Et ceux qui autorisent la thésaurisation si l'aumône obligatoire (Zakah) est acquittée sur celle-ci affirment que la preuve est que le musulman n'est pas financièrement responsable au-delà de la Zakah, et les preuves en ce sens sont nombreuses, telles que la narration faisant consensus du Messager d'Allah ﷺ au Bédouin :
And those who permit hoarding if the Zakah is paid upon it say that the evidence is that the Muslim is not accountable financially beyond Zakah, and the evidences for this are many, such as the agreed upon narration of the Messenger (saw) to the Bedoiun:
. الزَّكَاةَ، فَإِذَا هُوَ يَسْأَلُ عَنْ الإِسْلامِ ... إلى أن قال: وَذكََرَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ ...« » قَالَ: هَلْ عَلَيَّ غَيْرُهَا؟ قَالَ: لا، إِلا أَنْ تَطَوَّعَ .
. الزَّكَاةَ، فَإِذَا هُوَ يَسْأَلُ عَنْ الإِسْلامِ ... إلى أن قال: وَذكََرَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ ...« » قَالَ: هَلْ عَلَيَّ غَيْرُهَا؟ قَالَ: لا، إِلا أَنْ تَطَوَّعَ .
« il s'enquérait de l'Islam... jusqu'à ce qu'il dise : Et le Messager d'Allah ﷺ lui a parlé de l'aumône obligatoire (Zakah). L'intéressé a demandé : "Suis-je obligé de payer quoi que ce soit d'autre que cela ?" Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Non, mais tout ce que tu donnes volontairement de ton propre gré." et ce que le Messager ﷺ a dit : »
“he was asking about Islam…till he said: And the Messenger of Allah (saw) (saw) told him about the Zakah (obligatory charity). The inquirer asked: "Am I obliged to pay anything besides this?" The Messenger of Allah (saw) (saw) said, "No, but whatever you pay voluntarily out of your own free will.” and what the Messenger (saw) said:
.» لَيْسَ فِي الْمَالِ حَ ق سِوَى الزَّكَاة « .
.» لَيْسَ فِي الْمَالِ حَ ق سِوَى الزَّكَاة « .
« Il n'y a rien de dû sur la richesse à part l'aumône obligatoire (Zakah). » (rapporté par Ibn Maja d'après Fatimah Bint Qays), et la narration dans Tirmidhi qui considère Hasan comme étant d'après Abu Hurayrah que le Prophète ﷺ a dit :
“There is nothing due on wealth other then Zakah.” (reported by Ibn Maja from Fatimah Bint Qays), and the narration in Tirmidhi that he considered Hasan from Abu Hurayrah that the Prophet (saw) said:
.» إِذَا أَدَّيْتَ زَكَاةَ مَالِكَ فَقَدْ قَضَيْتَ مَا عَلَيْكَ « .
.» إِذَا أَدَّيْتَ زَكَاةَ مَالِكَ فَقَدْ قَضَيْتَ مَا عَلَيْكَ « .
« Lorsque vous payez l'aumône obligatoire (Zakah), vous avez accompli ce qui vous est exigé ». Ces narrations indiquent qu'il n'y a rien d'autre à devoir sur la richesse d'un musulman que l'aumône obligatoire (Zakah), ainsi les paroles du Messager d'Allah ﷺ :
“When you pay the Zakah you have fulfilled what is required of you”. These narrations indicate that there is nothing upon a Muslim’s wealth except for Zakah, so the words of the Messenger (saw) :
. » لَيْسَ عَلَيْكَ « .
. » لَيْسَ عَلَيْكَ « .
« Rien d'autre ne vous incombe » et :
“Nothing else is upon you” and:
.» لَيْسَ فِي الْمَالِ حَ ق « .
.» لَيْسَ فِي الْمَالِ حَ ق « .
« il n'y a rien de dû sur la richesse » et :
“there is nothing due on wealth” and:
. » فَقَدْ قَضَيْتَ مَا عَلَيْكَ « .
. » فَقَدْ قَضَيْتَ مَا عَلَيْكَ « .
« vous avez accompli ce qui vous était exigé » est une expression générale et elle englobe donc tout ce qui est obligatoire en matière de richesse. Cela indique donc la permission d'accumuler des biens tant que l'aumône obligatoire (Zakah) due par le musulman est acquittée.
“you have fulfilled what is required of you” are general and so they encompass anything obligated from wealth. And this, therefore, indicates the permissibility of hoarding as long as the Zakah that is obligatory upon the Muslim is paid.
La réponse à cela est que l'interdiction de l'accaparement est une question indépendante de l'aumône obligatoire (Zakah), et que les informations mentionnées empêchent l'obligation de tout autre droit en plus de l'aumône obligatoire (Zakah), ce qui n'empêche pas l'existence de règles supplémentaires liées à la richesse. L'accaparement fait partie des règles relatives à la richesse et non des droits obligatoires sur la richesse. Ainsi, Allah (SWT) n'a imposé aucun droit autre que l'aumône obligatoire (Zakah) sur la richesse possédée par le musulman du point de vue de sa nature de richesse, mais Il (SWT) a légiféré d'autres règles pour la richesse qui ne font pas partie des règles de l'aumône obligatoire (Zakah), telles que les règles de l'intérêt sur l'or et l'argent, celles relatives à l'échange d'or et d'argent, et celles relatives à l'or et l'argent trouvés enfouis, qui font toutes partie des règles concernant la richesse. Les règles concernant la richesse trouvée dans le sol font partie des règles financières comme le reste des règles, et elles ne font pas partie des droits obligatoires sur la richesse ; par conséquent, ces narrations n'ont rien à voir avec l'accaparement de la richesse, et par conséquent, ces narrations n'indiquent pas l'absence de l'interdiction d'accaparer la richesse si l'aumône obligatoire (Zakah) sur celle-ci avait été payée, et, par conséquent, l'utilisation de ces narrations comme preuve a été invalidée.
The answer to this is that the forbiddance of hoarding is an issue independent from Zakah, and the information mentioned prevents the obligating of any other rights in addition to Zakah, which does not prevent the presence of additional rules connected to wealth. Hoarding is from the rules relating to wealth and not from the obligatory rights upon the wealth. So Allah (swt) did not impose any right other than Zakah over the wealth owned by the Muslim from the angle of it being wealth, but He (swt) legislated other rules for wealth which are not from the rules of Zakah, such as the rules of interest in gold and silver, and those relating to exchange of gold and silver, and those relating to gold and silver found buried, which are all from the rules regarding wealth. The rules regarding wealth found in the ground are from the financial rules like the rest of the rules, and they are not from the obligatory rights upon the wealth, and so accordingly these narrations have nothing to do with the hoarding of wealth, and consequently these narrations do not indicate the absence of the forbiddance of hoarding wealth if the Zakah on it had been paid, and, therefore, the use of these narrations as evidence has been invalidated.
Ceci est avec la connaissance que les deux dernières narrations font l'objet d'une divergence, car Al-Hafiz les a toutes deux considérées comme faibles dans Al-Talkhis, et particulièrement la narration d'Ibn Maja, étant donné qu'elle est faible avec un texte qui est contradictoire.
This is with the knowledge that the two last narrations are disputed over as Al-Hafiz considered them both weak in Al- Talkhis, and especially the narration from Ibn Maja, since it is weak with a text that is conflicting.
Ibn Maja a rapporté dans son Sunan : Ali Bin Muhammad nous a rapporté de Yahya Bin Adam, de Sharik, d'Abu Hamza, d'Al-Sha’bi, de Fatimah Bint Qays, qu'elle a entendu le Messager de Allah ﷺ dire :
Ibn Maja reported in his Sunan: Ali Bin Muhammad told us from Yahya Bin Adam from Sharik from Abu Hamza from Al- Sha’bi from Fatimah Bint Qays that she heard the Messenger (saw) say:
.» لَيْسَ فِي الْمَالِ حَ ق سِوَى الزَّكَاة « .
.» لَيْسَ فِي الْمَالِ حَ ق سِوَى الزَّكَاة « .
« Il n'y a rien de dû sur la richesse en dehors de l'aumône obligatoire (Zakah). »
“There is nothing due on wealth other than Zakah”.
Mais Al-Tirmidhi l'a rapporté dans sa Sunan : Muhammad b. Ahmad Bin Muddawiya d'après Al-Aswad Bin Amir d'après Sharik d'après Abu Hamza d'après Al-Sha’bi d'après Fatimah Bint Qays qui a dit : j'ai demandé, ou le Prophète ﷺ a été interrogé, au sujet de l'aumône obligatoire (Zakah), et il a dit :
But Al-Tirmidhi reported it in his Sunan: Muhammad b. Ahmad Bin Muddawiya from Al-Aswad Bin Amir from Sharik from Abu Hamza from Al-Sha’bi from Fatimah Bint Qays who said I asked, or the Prophet (saw) was asked, about Zakah, and so he said:
.» إِنَّ فِي الْمَالِ لَحَقًّا سِوَى الزَّكَاة « .
.» إِنَّ فِي الْمَالِ لَحَقًّا سِوَى الزَّكَاة « .
« En vérité, il y a une obligation sur la richesse en plus de l'aumône obligatoire (Zakah). »
“Indeed there is a duty on wealth aside from Zakah”.
Sa chaîne de transmission, qui confirme et rejette la vérité sauf pour l'aumône obligatoire (Zakah), est faible ; la faiblesse provient de Sharik, bien qu'il soit digne de confiance, mais il avait une mauvaise mémoire, ainsi que d'Abu Hamza, dont la faiblesse est reconnue en raison de ses contradictions et de sa mauvaise mémoire, et c'est pour cette raison qu'il a mentionné la narration une fois en confirmant et une fois en rejetant.
Its chain confirming, and rejecting the right except for Zakah is weak, and the weakness from Sharik though he is trustworthy but he had a bad memory, and from Abu Hamza who is agreed to be considered weak due to his contradictions and bad memory, and for this reason he mentioned the narration once confirming and once rejecting.
Ce sont là toutes les preuves de ceux qui prétendent que l'accumulation de biens est permise tant que l'aumône obligatoire (Zakah) a été acquittée sur ceux-ci ; en d'autres termes, toutes les preuves à partir desquelles il est possible de trouver un semblant de preuve indiquant la permission de l'accumulation si l'aumône obligatoire (Zakah) avait été acquittée sur elle. Ce sont des preuves fragiles, et ce qui apparaît est l'effort pour trouver n'importe quel moyen de les utiliser comme preuve, alors qu'il est possible de dire qu'il n'y a rien qui justifie leur utilisation comme preuve. La preuve que le verset concernant l'accumulation a été révélé sept ans après l'obligation de l'aumône obligatoire (Zakah) suffit à expliquer l'invalidité de l'utilisation de ces preuves comme argument. Par conséquent, il est clair que le verset est explicite sur le fait que l'accumulation est globalement illicite (Haram), même si l'aumône obligatoire (Zakah) avait été acquittée sur elle.
These are all the evidences of those who say that hoarding is permitted as long as Zakah has been paid upon it, in other words, all the evidences from which it is possible to find a semblance of an evidence that indicates the permissibility of hoarding if Zakah had been paid upon it, and they are flimsy evidences, and what is apparent is the effort to catch any way of using them as evidence, and it may be possible to say that there is nothing which justifies their use as evidence. The evidence that the verse regarding hoarding was revealed seven years after the obligation of Zakah is enough to explain the invalidity of using these evidences as proof. Therefore, it is clear that the verse is explicit that hoarding is comprehensively forbidden (Haram) even if Zakah had been paid upon it.
Un problème subsiste, à savoir : qu'est-ce qui est visé par les mots thésaurisation (Al-Kanz) dans le verset ? La réponse est que ce qui est entendu par thésaurisation est le fait d'accumuler des richesses par-dessus d'autres richesses sans nécessité. Linguistiquement, la thésaurisation signifie accumuler des richesses par-dessus d'autres richesses et les préserver ; la richesse est thésaurisée, en d'autres termes, collectée, et le trésor est tout ce qui a été collecté ensemble, sous ou hors du sol. Il est mentionné dans le dictionnaire Al-Muheet : « Al-Kanz : la richesse enfouie, et elle est thésaurisée, ainsi que l'or, l'argent et tout ce qui est utilisé pour protéger la richesse ». L'imam Abu Ja’far Al-Tabari a dit : « Al-Kanz : tout ce qui est collecté ensemble, que ce soit conservé sous ou hors du sol », et celui qui a écrit Al-‘ain a dit : « et cela a été stocké ». Tel est le sens d'Al-Kanz (le trésor) linguistiquement, et le Coran est expliqué par le seul sens linguistique, à moins que la charia n'ait attribué un sens charia à une chose, auquel cas elle est expliquée par son sens charia. Or, le mot Al-Kanz n'a pas de sens charia authentique qui lui soit attribué, il doit donc être expliqué par son seul sens linguistique, qui est que le simple fait d'accumuler des richesses par-dessus d'autres richesses sans nécessité, pour le plaisir de le faire, est considéré comme la thésaurisation blâmable pour laquelle Allah (SWT) a promis un châtiment douloureux à celui qui l'a pratiquée. Par conséquent, enfouir la richesse signifie la garder préservée inutilement, et en d'autres termes, stocker la richesse sans en avoir besoin, car si la richesse est destinée à être dépensée, il n'est pas nécessaire de l'enfouir ou de la stocker. En conséquence, l'intention derrière les mots thésaurisation de la richesse dans le verset est de la stocker sans nécessité pour laquelle elle est dépensée, et cela s'applique donc à tout type de stockage d'or et d'argent sans nécessité.
One issue remains which is: what is intended by the words hoarding (Al-Kanz) in the verse? The answer is that what is meant by hoarding is collecting wealth on top of wealth without a need. Hoarding linguistically means to collect wealth on top of wealth and to preserve it, and wealth is hoarded in other words, collected, and the hoard is anything which has been collected together, under or over ground. It is mentioned in the Al-Muheet dictionary: “Al- Kanz: the buried wealth, and it is hoarded and gold and silver and whatever is used to protect wealth”. Imam Abu Ja’far Al-Tabari said: “Al-Kanz: Everything that is collected together, irrespective if it was held under or over ground”, and the one who wrote Al-‘ain said: “and it was stored”. This is the meaning of Al-Kanz (the hoard) linguistically, and the Quran is explained by the linguistic meaning alone, unless the Shari’ah related a Shari’ah meaning for something, in which case it is explained by its Shari’ah meaning. And the word Al-Kanz has no authentic Shari’ah meaning related for it, and so it must be explained by its linguistic meaning alone, which is that simply collecting wealth on top of wealth without a need, for its own sake, is considered to be the blameworthy hoarding for which Allah (swt) promised a painful punishment for the one who carried it out. Therefore, burying wealth means to keep it preserved needlessly, and to store the wealth in other words, not having a need for it, since if wealth is for spending it is not needed to be buried or stored. Accordingly the intention behind the words hoarding of wealth in the verse is to store it without a need for which it is spent, and so it applies to every type of storing of gold and silver without a need.