Article 92
Article 92
La justice des actes d'injustice (Madhalim) n'est pas restreinte par une session de tribunal, la demande du défendeur ou la présence du plaignant. Elle a l'autorité d'examiner tout cas d'injustice, même s'il n'y a pas de plaignant.
The judiciary of the Injustice Acts (Madhalim) is not restricted by a court session or the request of the defendant or the presence of the plaintiff. It has the authority to look into any case of injustice even if there is no plaintiff.
Sa preuve est la démonstration qui confirme que les conditions d'une séance correcte pour examiner une affaire ne s'appliquent pas à la Cour des Injustices (Madhalim) en raison de l'absence de plaignant, puisqu'il n'y a pas d'exigence de présence d'un plaignant, car elle examinera l'injustice (Madhlamah) même si personne n'est plaignant. De même, l'absence de nécessité pour le défendeur d'être présent, car la cour examine l'affaire sans exiger la présence du défendeur puisqu'elle examine de près l'injustice (Madhlamah) et le défendeur. Par conséquent, la preuve qui fait de la séance de la cour une condition est les paroles du Messager ﷺ.
Its proof is the evidence which confirms the conditions for the correct session to look into a case does not apply to the Court of Injustices (Madhalim) due to the absence of a plaintiff, since there is no requirement for the presence of a plaintiff, as it will look into the injustice (Madhlamah) even if no one was a plaintiff. Also, the lack of necessity for the defendant to be present, because the court looks into the case without requiring the defendant to be present since it is looking closely at the injustice (Madhlamah) and the defendant. Therefore, the evidence which makes the court session a condition - which is the words of the Messenger (pbuh).
.» أَنَّ الْخَصْمَ يْنِ يَ قْعُدَانِ بَ يْنَ يَدَيِ الْحَكَمِ « .
.» أَنَّ الْخَصْمَ يْنِ يَ قْعُدَانِ بَ يْنَ يَدَيِ الْحَكَمِ « .
« Les deux plaideurs s'asseyent devant le juge (entre ses mains). » rapporté par Ahmad et Abu Dawud d'après 'Abd Allah Bin Al-Zubayr, et.
“The two litigants sit in front of the judge (between his hands).” reported by Ahmad and Abu Dawud from ‘Abd Allah Bin Al-Zubayr, and.
.» إِذَا جَلَسَ إِلَيْكَ الْخَصْمَانِ « .
.» إِذَا جَلَسَ إِلَيْكَ الْخَصْمَانِ « .
« quand les deux plaideurs s'asseyent devant toi » rapporté par Ahmad d'après Ali (ra) - ne s'applique pas. Sur cette base, la Cour des Injustices (Madhalim) peut examiner l'injustice (Madhlamah) simplement dès qu'elle survient, sans aucune restriction, ni en raison du lieu, ni du temps, ni de la session de la cour, ni de quoi que ce soit d'autre.
“when the two litigants sit in front of you” reported by Ahmad from Ali (ra) - does not apply. Based upon that, the Court of Injustices (Madhalim) can look into the injustice (Madhlamah) simply due to it arising, without any restraint at all, neither due to location, time, nor court session, or anything else.
Cependant, en raison de la position de cette cour, du point de vue de ses pouvoirs, elle était autrefois entourée de ce qui lui conférait une image imposante et grandiose. À l'époque des Sultans en Égypte et en Ash-Sham, la séance du Sultan durant laquelle les injustices (Madhalim) étaient examinées était appelée « La Maison de la Justice », et l'un de ses délégués dirigeait la session en présence de juges et de juristes. Al-Maqrizi a mentionné dans son livre intitulé « Al-Suluk Ila Ma’rifat Duwal Al-Muluk » (Le chemin pour connaître les États des Rois), que le Sultan Al-Malik Al-Salih Ayyub nommait des délégués pour agir en son nom à la Maison de la Justice. Ils siégeaient là pour lever les injustices (Madhalim), et des témoins, des juges et des juristes étaient tous présents. Il n'y a aucun mal à faire de la Cour des Injustices (Madhalim) un bâtiment splendide, car cela ferait partie des choses autorisées, surtout si cela reflétait la puissance de la justice.
However, due to the position of this court, from the angle of its powers, it used to be surrounded by what gave it an imposing and great image. In the time of the Sultans in Egypt and Ash-Sham the sitting of the Sultan during which the injustices (Madhalim) were looked into was called “The House of Justice”, and one of his delegates would undertake the session with judges and jurists present. Al-Maqrizi mentioned in his book entitled “Al-Suluk Ila Ma’rifat Duwal Al-Muluk” (The Way to Know the States of the Kings), that the Sultan Al-Malik Al-Salih Ayyub appointed deputies to act on his behalf in the House of Justice. They used to sit there to remove the injustices (Madhalim), and there would be witnesses, judges and jurists all present. There is no harm in making the Court of Injustices (Madhalim) a splendid building, for this would be from the permitted issues, especially if this reflected the might of justice.