14.1 jurisprudence islamique (Fiqh)
14.1 Fiqh (jurisprudence)
La jurisprudence islamique (Fiqh) signifie linguistiquement la compréhension, comme dans Sa parole :
Fiqh linguistically means understanding as in His saying
« Nous ne comprenons pas (la nafqahu) beaucoup de ce que vous dites » [TMQ Hūd: 91]
“We do not comprehend (la nafqahu) much of what you say” [TMQ Hūd: 91]
C'est-à-dire que nous ne comprenons pas. Selon la définition des juristes, la jurisprudence islamique (Fiqh) est désignée comme la connaissance d'un ensemble de règles subsidiaires (furu’iyya) de la charia acquises par l'étude et la déduction (istidlal). La connaissance des règles de la charia (ahkām shar’iah) a commencé le jour où ces règles de la charia ont commencé à exister, et cela fut après l'émigration (Hijrah) de Makkah à Madina. Cela est dû au fait que le Messager d'Allah ﷺ a été envoyé et qu'il est resté à Makkah pendant treize ans, puis il a résidé à Madina pendant environ dix ans, et le Coran était révélé tout au long de cette période, bien que les versets des ahkām aient été révélés à Madina. Durant cette période, le Coran était révélé et le Messager ﷺ parlait des ahkām relatives à tout ce qu'ils incluaient en termes d'événements et relatives à la solution de tous les problèmes qui survenaient.
That is, we do not understand. According to the definition of the legists, fiqh is designated as the knowledge of a body of subsidiary (furu’iyya) Sharī’ah rules acquired through study and eduction (istidlal). Knowledge of the Sharī’ah rules (ahkām shar’iah) began the day these Sharī’ah rules came to exist and that was after the migration (hijra) from Makkah to Madina. This is because the Messenger of Allah was sent and he stayed in Makkah for thirteen years then he resided in Madina for about ten years and the Qur’ān used to be revealed throughout this period, though the verses of ahkām were revealed in Madina. In this period the Qur’ān used to be revealed and the Messenger would talk about the ahkām relating to whatever they included in terms of events and relating to the solution for whatever problems that arose.
La partie qui a été révélée à Makkah représente environ les deux tiers du Qur’ān et elle est désignée sous le nom de versets makki (makkiyy). Dans leur totalité, ils traitent à peine d'un seul statut légal (Hukm), mais se limitent plutôt à expliquer les fondements de la religion (Deen) et à appeler les gens à ceux-ci, tels que la croyance en Allah (SWT) et en Son Messager ﷺ, le Jour du Jugement, l'ordre d'accomplir la prière (Salah), la caractérisation par des attributs moraux tels que l'honnêteté et la confiance, et l'interdiction d'actions maléfiques telles que la fornication, le meurtre, l'enterrement des filles vivantes, le manque de précision dans les mesures et les balances, etc. La seconde partie qui a été révélée à Madina représente près d'un tiers du Qur’ān et elle est désignée sous le nom de versets madani (madaniyy). Ce sont des versets de mu’amalat (transactions) tels que la vente, la location et l'usure, et des peines légales (Hudud), telles que la peine de zina (fornication) et le vol, des jinayat (peines capitales) telles que le fait de tuer celui qui a tué quelqu'un intentionnellement ou la punition des brigands, et des bayyinat (preuves testimoniales) telles que le témoignage de zina et le reste des témoignages ; de même, les règles restantes concernant les actes d'adoration (Ibadah) tels que le jeûne, la aumône obligatoire (Zakah), le pèlerinage (Hajj) et le jihad ont été révélées. De cela, il devient clair que même si les règles de la prière ont été révélées à Makkah, elles ne forment pas un ensemble de règles mais la connaissance d'un type de règle. Quant à ce qui a été révélé à Madina, cela consistait en tous les ahkām, c'est pourquoi la connaissance de telles règles est considérée comme la jurisprudence islamique (Fiqh). Par conséquent, il est plus exact pour nous de dire que la jurisprudence islamique (Fiqh) a commencé à Madina et, puisque la jurisprudence islamique (Fiqh) constitue des règles pratiques, elles ont été révélées pour traiter des incidents qui ont eu lieu. Les versets des ahkām étaient le plus souvent en lien avec les événements qui s'étaient produits, de sorte que les disputants renvoyaient le jugement au Messager d'Allah ﷺ et qu'il ﷺ jugeait entre eux selon les règles qu'Allah (SWT) lui avait révélées ﷺ ou, à l'occasion de problèmes nécessitant des solutions, un verset (Ayah) ou des versets (Ayat) énonçant le statut légal (Hukm) étaient révélés. C'est ce que signifie la révélation progressive (munajjaman) du Qur’ān. Par conséquent, l'aspect législatif était assez évident dans la révélation du Qur’ān. Les versets (Ayat) ne traitaient pas d'hypothèses qui pourraient survenir ; ils traitaient plutôt des questions qui se produisaient réellement et des problèmes qui surviennent réellement entre les gens. Le Qur’ān a continué d'être révélé jusqu'à l'année où le Messager d'Allah ﷺ a rejoint le Compagnon Suprême (al-rafiq al-a’la). Allah (SWT) a perfectionné et achevé la religion (Deen) et Il (SWT) lui a révélé ﷺ le dernier verset (Ayah) qui est Sa (SWT) parole dans la sourate al-Baqara :
The portion that was revealed in Makkah approximates to about two thirds of the Qur’ān and they are designated as the Makkan verses (makkiyy). In their totality they barely deal with a single hukm, rather they are confined to explaining the fundamentals of the deen and calling people to them, such as the belief in Allah and His Messenger , the Day of Judgement, the command to perform Salah, characterisation by moral attributes such as honesty, trust, and forbidding evil actions such as fornication, murder, burying girls alive, deficiency in the measure and scales etc. The second portion that was revealed in Madina is close to a third of the Qur’ān and they are designated as the Madinan verses (madaniyy). They are verses of mu’amalat (transactions) such as selling, renting and usury and from the hudud, such as the hadd of zina (fornication) and stealing, from the jinayat (capital punishments) such as killing the one who killed someone intentionally or punishment of highway robbers and from the bayyinat (testimonial evidences) such as the testimony of zina and the rest of the testimonies, as well the remaining rules concerning the worships (‘ibadat) such as fasting, zakah, hajj and jihad were revealed. From this it becomes clear that even though rules of prayer were revealed in Makkah they do not form a body of rules but knowledge of a type of rule. As for what was revealed in Madina, they consisted of all the ahkām, which is why knowledge of such rules is considered fiqh. Therefore, it is more accurate for us to say that fiqh began in Madina and since fiqh constitutes practical rules, they have been revealed to treat incidents that have taken place. The verses of ahkām more often than not were in connection to the events that had taken place, so the disputants would refer judgement to the Messenger of Allah and he would judge between them according to the rules that Allah had revealed to him or on the occasion of problems requiring solutions an ayah or ayaats stating the hukm would be revealed. This is what it means for the Qur’ān to be revealed gradually (munajjaman). Therefore, the legislative aspect used to be quite evident in the revelation of the Qur’ān. The ayaats did not treat assumptions that may happen; rather, they treated issues that actually took place and problems that actually take place between people. The Qur’ān continued to be revealed until the year in which the Messenger of Allah left for the Sublime Companion (al-rafiq al-a’la). Allah perfected and completed the deen and He revealed to him the last ayah which is His saying in Sura al-Baqara:
« Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et renoncez à ce qui vous reste de l'usure (Riba) » [TMQ Baqarah: 278]
“O you who believe! Be afraid of Allah and give up what remains (due to you) from riba (usury)” [TMQ Baqarah: 278
Grâce à cela, les ahkām furent complétées en leur qualité d'ahkām. Le Coran ainsi que les actions, les paroles et le consentement du Messager ﷺ contiennent les règles pour tous les types d'actions découlant des êtres humains ; de l'adoration (Ibadah) comme la prière (Salah) et l'aumône obligatoire (Zakah), de la morale telle que l'honnêteté et la confiance, des transactions sociétales (mu’amalat) telles que le meurtre et le vol, des preuves testimoniales (bayyinat) telles que les règles des témoignages et les règles des documents écrits, et des affaires politiques relatives à la politique intérieure comme les règles du calife et les règles de la justice, ou relatives à la politique étrangère comme les règles des combattants et des traités. En raison de la présence des règles de la charia, la jurisprudence islamique (Fiqh) a vu le jour car le Fiqh est la connaissance d'un ensemble de règles de la charia.
With it the ahkām were completed in their capacity as ahkām. The Qur’ān and the actions, sayings and consent of the Messenger contain the rulings for all the types of actions that ensue from human beings; from the worships (‘ibadat) like prayer (salah) and zakat, from the morals such as honesty and trust, from the societal transactions (mu’amalat) such as murder and theft, from the testimonial evidences (bayyinat) such as the rules of testimonies and the rules of written documents and from the political affairs relating to the domestic policy such as the rules of the Khalifah and the rules of the judiciary, or relating to the foreign policy such as the rules of combatants and treaties. Due to the presence of the Sharī’ah rules jurispudence (fiqh) came into existence because fiqh is the knowledge of a body of Sharī’ah rules.