21.5 Traités autorisés
21.5 Permissible Treaties
L'État islamique peut conclure des traités de paix, de trêve, de bon voisinage, des traités culturels, commerciaux et financiers, ainsi que des traités similaires à ceux-ci lorsque les intérêts de l'appel à l'islam (Da’wah) l'exigent, selon les conditions consenties par l'islam. Si ces traités incluent des conditions non consenties par l'islam, ces conditions qui ne sont pas conformes à l'islam sont nulles et le reste du traité demeure exécuté selon les conditions restantes. Ceci parce que chaque condition contredisant la Charia est nulle, même si le calife des musulmans en était satisfait et y avait consenti. S'il y avait entre l'État islamique et son ennemi une situation de guerre, il lui est permis de conclure une trêve et un traité de paix avec lui selon ce que la situation exige à ce moment-là et ce que les intérêts de l'appel à l'islam (Da’wah) exigent. Si l'État islamique estime qu'il doit établir la paix et l'amitié avec un État voisin ou un État éloigné de lui pour une question requise par les intérêts de l'appel à l'islam (Da’wah), il lui est permis de le faire. L'État peut trouver dans les alliances avec les mécréants un outil pour que l'appel à l'islam (Da’wah) les atteigne et pour créer une opinion publique sur l'islam parmi eux. Il pourrait également s'agir de repousser un grand mal par le biais d'alliances ou de la capacité d'atteindre un autre ennemi. Par conséquent, il est permis à l'État islamique de conclure des traités de bon voisinage avec les États voisins, tout comme il est permis de conclure des traités de non-agression avec des États non voisins pour une période spécifique s'il y voit un moyen pour l'appel à l'islam (Da’wah), pour protéger les musulmans ou tout autre bénéfice pour l'islam ou les musulmans, ou pour mener l'appel à l'islam (Da’wah). Le Messager ﷺ a conclu un traité avec Banu Mudlij et Banu Dumrah pour sécuriser les routes empruntées par son armée, et il a conclu un traité avec Yuhanna bin Rub’ah à Tabuk pour sécuriser les frontières de l'État dans la direction de Rome, dans les limites de Bilad AsSham. Si un peuple parmi les peuples de la guerre demande une amitié pour des années spécifiques sans raison particulière, le calife examine cette demande. S'il y voit un bien pour les musulmans en raison de leur force sévère et grande ou pour une autre raison, il peut l'accorder en vertu de la parole d'Allah :
The Islamic State may contract treaties of peace, truce, good neighbourliness, cultural treaties, commercial and financial treaties and treaties similar to these which the interests of the Islamic da’wah require according to the conditions consented to by Islam. If these treaties include conditions not consented by Islam, those conditions which are not correct in Islam are void and the rest of the treaty remains executed in the remaining conditions. This is because each condition contradicting the Shar’a is void even if the Muslims’ Khalifah was pleased with and agreed to it. If there was between the Islamic State and her enemy a situation of war, it is allowed for her to contract a truce and peace treaty with her according to what the situation requires at that time and what the interests of the da’wah require. If the Islamic State views that she should make peace and friendship with a neighbouring State or a State remote from her for a matter required for the interests of the da’wah, it is allowed for her to do this. The State may find in alliances with disbelievers a tool for the da’wah to reach them and to create a public opinion about Islam among them. There could also be the repelling of great evil through alliances or being able to reach another enemy. Therefore it is allowed for the Islamic State to contract good neighbourly treaties with neighbouring States just as it is allowed to contract non-aggression treaties with non-neighbouring States for a specific period if it sees in that a way for the Islamic da’wah, to protect Muslims or any benefit for Islam or Muslims or to conduct the Islamic da’wah. The Messenger (saw) did make a treaty with Banu Mudlij and Banu Dumrah to make safe the roads his army travelled upon and he made a treaty with Yuhanna bin Rub’ah in Tabuk to make safe the boundaries of the State in the direction of Rome in the boundaries of Bilad AsSham. If a people of the people of war request friendship for specific years for nothing, the Khalifah looks into that. If he sees it as good for Muslim due to their severe and great strength or for other than that, he can do this due to Allah’s statement:
« S'ils inclinent à la paix, inclinez-y vous aussi » [TMQ 8:61].
If they incline to peace, then you also incline to peace” [TMQ 8:61].
Et aussi parce que le Messager ﷺ a conclu la paix avec les gens de Makkah lors de l'année de Hudaybiyya en mettant fin à la guerre entre eux et lui pour une période déterminée. Cela est dû au fait qu'il est parvenu au Messager ﷺ qu'il y avait un accord entre les gens de Khayber et Makkah pour envahir les musulmans ; il a donc conclu la paix avec les Quraysh, puis il est parti combattre Khayber. Dans toutes les alliances autorisées, la décision de les conclure ou non est laissée à l'opinion et à l'effort d’interprétation (Ijtihad) du calife, car le calife est nommé en tant que protecteur, et parmi les devoirs de protection figure en premier lieu la préservation de la force des musulmans. Il peut voir dans l'alliance un bénéfice pour les musulmans s'il y a une grande force chez les mécréants, ou s'il doit fournir un effort dans le territoire de guerre (Dar al Harb) pour atteindre un peuple d'une grande puissance, il juge alors nécessaire de conclure la paix avec ceux qui se trouvent sur son chemin. La question est déléguée à l'opinion du calife pour évaluer selon ce qu'il juge bon pour les musulmans, mais s'il n'y a aucun bien dans l'alliance pour les musulmans, il n'est pas nécessaire de conclure la paix avec eux en raison de la parole d'Allah :
And also because the Messenger (saw) made peace with the people of Makkah in the year of Hudaybiyya upon leaving war between them and him for a specified period. This was because it reached the Messenger (saw) that there was an accord between the people of Khayber and Makkah to invade Muslims, so he made peace with Quraysh then he went to fight Khayber. In all the allowed alliances, the command of contracting or not contracting them is left to the Khalifah’s opinion and ijtihad because the Khalifah is appointed as guardian and among guarding is firstly protecting the Muslims’ strength. He may view in the alliance benefit for Muslims if there is great strength in the disbelievers or he needs to make effort in the war homeland (Dar al Harb) to reach a people of great strength so he finds it necessary to make peace with those in his way. The issue is delegated to the Khalifah’ opinion to measure according to what he sees as good for Muslims, but if there is no good in the alliance for the Muslims then it is not necessary to make peace with them due to Allah’s statement:
« Ne faiblissez pas et ne demandez pas la paix (face aux ennemis de l'Islam) alors que vous avez l'avantage. » [TMQ 47:35],
“So, be not weak and ask not for peace (from the enemies of Islâm) while you are having the upper hand.” [TMQ 47:35],
Et parce que le combat contre les mécréants est obligatoire et que l'abandon de ce qui est obligatoire sans excuse n'est pas permis. Si un roi, un dirigeant ou l'État d'un peuple de guerre demande un pacte (dhimmah) aux musulmans à la condition qu'il soit laissé à lui-même pour régner dans son royaume selon ce qu'il veut en matière de meurtre, de crucifixion ou toute autre chose qui n'est pas convenable dans le territoire de l’islam (Dar al-Islam), cela ne lui est pas accordé, car consentir à l'oppression alors qu'il est possible de l'empêcher est illicite (Haram). Et aussi parce que le protégé non musulman (Dhimmi) est celui qui est contraint par les règles de l'islam en ce qui concerne les transactions, cette condition que le roi, le dirigeant ou l'État présente est contraire à ce que le contrat oblige et est donc nulle. Ainsi, si la paix ou le pacte est accordé sur cette base, il est nul dans ses conditions car elles sont contraires à l'islam en raison de la parole du Prophète Muhammad ﷺ :
And because fighting disbelievers is obligatory and leaving what is obligatory without excuse is not allowed. If a king or a leader or the State of the people of war seek a covenant (dhimmah) from Muslims on condition that he be left to rule in his kingdom in what he wills of killing, crucifying or anything else which is not suitable in Dar al-Islam, he is not responded to upon that as consenting to oppression when it is possible to prevent it is haram. And also because the dhimmi is the one who is compelled with the rules of Islam in what returns to transactions so this condition which the king or leader or the State presents is contrary to what the contract obliges and therefore it is void. So if peace or the covenant is given upon this, it is void from its conditions as they are contrary to Islam due to his (saw) saying:
« Toute condition qui n'est pas dans le Livre d'Allah est nulle » (rapporté par Al-Bukhari).
“Any condition not in the Book of Allah is void” (narrated by Al-Bukhari).
S'il demande la paix ou la dhimmah et qu'il est satisfait de la règle de l'Islam, alors le pacte incombe aux Musulmans ; il est donc soumis à l'Islam et la terre qu'il gouvernait devient une terre islamique. Sa défense devient alors la défense de la terre islamique et leur soutien devient obligatoire, au même titre que le soutien des Musulmans.
If he requested peace or the dhimmah and is pleased with the rule of Islam, then the covenant falls to the Muslims so he is ruled by Islam and the land which he used to rule enters into the Islamic land. Defending it becomes defending the Islamic land and their support becomes obligatory like the support of the Muslims.