2.4 Comment la question d'Al-qadaa’ Wa‘l-Qadar a émergé
2.4 How The Issue Of Al-qadaa’ Wa‘l- Qadar Emerged
À l'exception de la question du statut du pécheur commettant une kabīrah (péché majeur) sur laquelle Wāsil Ibn ‘Atā’, le chef des Mu’tazilah, s'est retiré du cercle d'al-Hasan al-Basrī, nous pouvons difficilement trouver une question parmi les problématiques de l’‘Ilm al-Kalam qui ne soit pas issue d'une question discutée par les philosophes grecs. La question de al-qadā’ wa‘l-qadar sous ce nom et avec le référent qu'ils ont discuté avait été traitée par les philosophes grecs, et ils en avaient divergé. Cette question est désignée comme la question de al-qadā’ wa‘l-qadar, comme al-jabr wa‘l-khtiyār, et comme hurriyat al-irādah, qui renvoient toutes au même référent, à savoir : les actions que l'homme accomplit, est-il libre de les faire ou non, ou est-il contraint ? Il n'est jamais venu à l'esprit des musulmans — avant la traduction de la philosophie grecque — de s'enquérir de ce sujet. Ce furent les philosophes grecs qui s'en sont enquiris et ont divergé à ce propos. Les Épicuriens ont estimé que la volonté est libre dans le choix et que l'homme accomplit toutes ses actions selon sa volonté et son choix, sans aucune contrainte. Quant aux Stoïciens, ils ont estimé que la volonté est contrainte de suivre la voie qu'elle emprunte, incapable de s'en écarter. L'homme, selon eux, ne fait rien en accord avec sa volonté ; il est contraint de faire tout ce qu'il fait et n'a pas la capacité de choisir d'entreprendre une action ou non. Après l'avènement de l'Islam et l'infiltration des pensées philosophiques, l'un des enjeux majeurs fut l'attribut de justice concernant Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ est juste ; de la proposition de cette justice découle la question du châtiment et de la récompense, de laquelle découle la question de l'accomplissement des actions par le serviteur, tout cela ayant été examiné conformément à la méthode d'investigation qu'ils ont adoptée pour examiner une question ainsi que tous ses développements, et en raison de l'influence des investigations des philosophes. ... les pensées philosophiques qu'ils avaient étudiées en relation avec les sujets qu'ils réfutaient. La plus importante d'entre elles était la discussion des Mu’tazilah, étant la discussion originelle en la matière ; les discussions des autres Mutakallimīn ne viennent qu'en réponse pour réfuter les vues des Mu’tazilah. Ainsi, les Mu’tazilah sont considérés comme les pionniers dans la discussion de la question d'al-qadā’ wa ‘l-qadar, voire dans tous les sujets de ‘Ilm al-Kalam. La vision des Mu’tazilah concernant la justice d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ consistait à L'élever, Allah سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ, au-dessus de l'injustice. Concernant la question du châtiment et de la récompense, ils ont adopté une position qui était cohérente avec l'élévation d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ et avec Sa Justice. Ils ont postulé que la justice d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ n'aurait aucun sens sans l'affirmation de la liberté de la volonté de l'homme et l'affirmation qu'il crée ses actions et qu'il est capable de faire ou de s'abstenir de faire ; ainsi, s'il fait (une action) volontairement ou s'en abstient volontairement, son châtiment ou sa récompense sera compréhensible et juste. Mais si Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ crée l'homme et le contraint à agir d'une certaine manière en contraignant l'obéissant vers l'obéissance et le désobéissant vers la désobéissance, puis le châtie et le récompense, cela ne serait pas juste le moins du monde. Ainsi, ils ont établi une analogie entre l'invisible et le visible, comparant Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ à l'homme. Ils ont soumis les lois de ce monde à Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ précisément comme un groupe de philosophes grecs l'avait fait. Ainsi, ils ont imposé la justice à Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ telle qu'elle était envisagée par l'homme. L'origine de la discussion est le châtiment et la récompense d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ pour l'action du serviteur. C'est le sujet de la discussion qui a été nommé « al-qadā' wa'l-qadar » ou « al-jabr wa'l-ikhtiyār » ou « hurriyat al-irādah ». Leur approche de la discussion était celle des philosophes grecs : ils discutaient de la volonté [irādah] et de la création des actes. Concernant la question de la volonté, ils disaient : nous voyons que celui qui veut le bien est lui-même bon et celui qui veut le mal est mauvais, celui qui veut la justice est juste et celui qui veut l'injustice est injuste. Ainsi, si la Volonté d'Allah (SWT) était associée à tout le bien et tout le mal dans le monde, le bien et le mal seraient voulus par Allah (SWT) et ainsi celui qui voudrait mériterait la description de bon et mauvais, juste et injuste, et The Islamic Personality Vol.1 41
With the exception of the issue of ruler regarding the perpetrator of a kabīrah (major sin) over which Wāsil Ibn ‘Atā’, the head of the Mu’tazilah, withdrew from the circle of al-Hasan al-Basrī, we can hardly find any issue from the issues of ‘Ilm al-Kalam which had not originated from an issue that was discussed by the Greek philosophers. The issue of al-qadā’ wa‘l-qadar by this name and with the referent which they discussed had been discussed by Greek philosophers, and they had differed in it. This issue is referred to as the issue of al-qadā’ wa‘l-qadar and as al-jabr wa‘l-khtiyār, and as hurriyat al-irādah, all of which have the same referent, namely: The actions that man does, is he free to do them or not, or is he compelled? It never occurred to the minds of the Muslims - before the translation of the Greek philosophy - to inquire into this subject matter. It was the Greek philosophers who inquired into it and differed in it. The Epicureans opined that the will is free in choice and that man does all of his actions according to his will and choice, without any compulsion. As for the Stoics, they opined that the will is compelled to take the path it takes, incapable of departing from it. Man, according to them, does nothing in accordance with his will; he is compelled to do whatever he does and does not have the ability to make a choice to undertake an action or not. After the advent of Islam and the infiltration of philosophical thoughts, one of the major issues was the attribute of justice with regards to Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ is just; from the proposition of this justice follows the issue of punishment and reward, from which arises the issue of the servant’s commission of his actions, all of which were inquired into, in line with the method of inquiry which they adopted in inquring into an issue as well as into all its offshoots, and due to the influence of the inquisitions of the philosophers i.e the philosophical thoughts they had studied in relation to the topics they were refuting. The most prominent of these was the discussion by the Mu’tazilah, being the original discussion in this matter; the discussions of the other Mutakallimīn come only as a response to refute the views of the Mu’tazilah. Thus the Mu’tazilah are considered the pioneers in discussing the issue of al-qadā’ wa ‘l-qadar, nay in all the topics of ‘Ilm al-Kalam. The Mu’tazilah’s view of the justice of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ was one of subliming Him الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ above injustice. Regarding the issue of punishment and reward, they took a stance which was consistent with the subliming of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ and with his Justice. They postulated that the justice of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ would be meaningless without the affirmation of the freedom of the will of man and the affirmation that he creates his actions and that he is capable of doing or refraining from doing; thus if he does (an action) voluntarily or refrains from doing (it) voluntarily, his punishment or reward will be understandable and just. But if Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰcreates man and compels him to act in a certain way by compelling the obedient toward obedience and the disobedient toward disobedience and then punishes him and rewards him, this would not be just in the least. Thus they drew analogy between the unseen and the seen, comparing Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ to man. They subjected the laws of this world to Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ precisely as a group of the Greek philosophers had done. Thus they obligated justice upon Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ as it was envisaged by man. The origin of the discussion is the punishment and reward from Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ for the servant’s action. This is the subject matter of the discussion which was given the name ‘al-qadā’ wa‘l-qadar’ or as ‘al-jabr wa‘l-ikhtiyār’ or ‘hurriyat al-irādah’. Their approach to the discussion was that of the Greek philosophers: they discussed volition [irādah] and the creation of acts. Regarding the issue of volition, they said: we see that the one who wills good is himself good and the one who wills evil is evil, the one who wills justice is just and one who wills injustice is unjust. Thus if the Will of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ were associated to all good and evil in the world, good and evil would be willed by Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ and thus the one who willed would merit the description of good and evil, just and unjust, and The Islamic Personality Vol.1 41
C'est une impossibilité vis-à-vis d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. Ils ont également dit que si Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ avait voulu la mécréance (Kufr) du mécréant (Kafir) et la désobéissance des désobéissants, Il ne leur aurait pas interdit la mécréance (Kufr) et la désobéissance ; et comment peut-on concevoir qu'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ ait voulu pour Abu Lahab qu'il soit un mécréant (Kafir) pour ensuite lui ordonner d'avoir la foi (Iman) et lui interdire la mécréance (Kufr) ? Si n'importe laquelle des créatures faisait cela, elle serait certainement considérée comme insensée ; Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ est bien trop élevé pour cela. De plus, si la mécréance (Kufr) d'un mécréant (Kafir) et la désobéissance des désobéissants étaient voulues par Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ, ils ne mériteraient pas le châtiment ; leurs actes seraient en réalité en obéissance à Sa volonté, à Lui الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ... Ainsi, ils ont procédé par propositions logiques, puis ils ont poursuivi avec des preuves textuelles tirées du Noble Coran, citant la parole d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ,
this is an impossibility with regard to Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. They also said that if Allahالله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ had willed the kufr of the kāfir and the disobedience of the disobedient, he would not have prohibited them from kufr and disobedience, and how can it be thinkable that Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ willed for Abu Lahab that he be a kāfir and then ordered him to have imān and prohibited him from kufr? If any one of the creation did this, he certainly would be (deemed) foolish; Exalted is Allahالله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ high above such. Further, if the kufr of a kāfir and the disobedience of the disobedient were willed by Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ, they would not be deserving the punishment; their acts actually would be in obedience to his الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ Will… Thus they proceeded with logical propositions, and then they followed this up with textual proofs from the Noble Quran, citing the saying of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ,
« Et Allah ne veut point d'injustice envers Ses Serviteurs » [TMQ Ghāfir: 31]
“And Allah does not wish injustice for His Servants” [TMQ Ghāfir: 31]
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Ceux qui Lui associent des partenaires diront : "Si Allah avait voulu, nous n'Aurions rien Lui associé, pas nos pères non plus, et nous n'Aurions rien interdit." Ainsi ceux qui les ont précédés ont rejeté... » [TMQ An’ām: 148]
“Those who associate partners with Allah will say: ‘If Allah had willed, we whould not have associated partners with Him, nor would our fathers; nor would we have forbidden aught.’ Thus did those before them reject…” [TMQ An’ām: 148]
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Dis : "À Allah appartient l'argument décisif ; s'Il l'avait voulu, Il vous aurait certes tous guidés" » [TMQ-An’ām: 149]
“Say: ‘Then Allah's is the conclusive argument; had He Willed, He would certainly have guided you all” [TMQ-An’ām: 149]
Et
And
« Allah vous veut la facilité, Il ne vous veut pas la difficulté » [TMQ Baqarah: 185]
“Allah intends for you facility; He does not intend for you difficulty” [TMQ Baqarah: 185]
and His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
and His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Il n'aime pas l'ingratitude de Ses Serviteurs » [TMQ-Zumar: 7]
“He likes not ingratitude from His Servants” [TMQ-Zumar: 7]
Ils ont manipulé les versets (Ayāt) qui contredisaient leur point de vue, par exemple la parole d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ,
They manipulated the ayāt that contradicted their viewpoint, for example the saying of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ,
« Quant à ceux qui rejettent, cela leur est identique que tu les avertisses ou que tu ne les avertisses pas ; ils ne croiront pas. » [TMQ-Baqarah: 6]
“As to those who reject, it is the same to them whether you warn them or you do not warn them; they will not believe” [TMQ-Baqarah: 6]
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Allah a mis un sceau sur leurs cœurs et sur leur ouïe ; et sur leurs yeux il y a un voile » [TMQ Baqarah: 7]
“Allah has set a seal on their hearts and on their hearing; and on their eyes is a veil”[TMQ Baqarah: 7]
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Non, Allah a scellé leurs cœurs en raison de leur mécréance » [TMQ-Nisā’: 155]
“Nay Allah has set the seal on their hearts for their blasphemy” [TMQ-Nisā’: 155]
Ils en ont conclu l'opinion qu'ils soutenaient et défendaient, à savoir leur point de vue bien connu selon lequel l'homme possède le libre arbitre de commettre un acte ou de s'en abstenir. Ainsi, s'il agit, c'est selon sa volonté, et s'il s'abstient, c'est également selon sa volonté. Quant à la question de la création des actes, les Mu’tazilah ont affirmé que les actes des serviteurs sont créés par eux et sont de leur propre fait et non de la part d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ ; il est de leur pouvoir de commettre ces actes ou de s'en abstenir sans aucune intervention de la puissance d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. La preuve de cela est la différence que l'homme ressent entre le mouvement volontaire et le mouvement involontaire, tel que le mouvement d'une personne qui déplace sa main volontairement et le mouvement d'une personne qui tremble, ou encore la différence entre le mouvement de quelqu'un qui monte dans un phare et celui d'un autre qui en tombe. Ainsi, le mouvement volontaire est dans le pouvoir de l'homme : c'est lui qui le crée ; mais il n'a aucun rôle dans le mouvement involontaire. De plus, si l'homme n'était pas le créateur de ses actes, le taklīf (l'obligation de se conformer à la charia) serait certainement invalidé, car s'il n'était pas capable d'agir ou de s'abstenir d'agir, il ne serait pas rationnel de lui demander d'agir ou de s'abstenir d'agir, et cela ne ferait l'objet ni de louange, ni de blâme, ni de récompense, ni de punition. Ainsi, ils ont poursuivi la preuve de cette opinion leur appartenant par des propositions logiques, puis ils y ont annexé des preuves textuelles, citant de nombreux versets (Ayah), comme la parole d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ,
They concluded from this the opinion that they held and advocated, namely their well-known view that man has the freedom of will to do an act or refrain from it. Thus if he acts, it is according to his will and if he refrains, it is also according to his will. As for the issue of the creation of acts, the Mu’tazilah said that the acts of the servants are created by them and are of their own doing not of Allah’sالله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ; it is in their power to do these acts or refrain from them without any intervention of the power of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. The proof of this is the difference which man feels between the voluntary and the involuntary movement, such as the movement of a person who voluntarily moves his hand and the movement of a trembling person, and such as the difference between the movement of someone going up a lighthouse and another falling from it. Thus the voluntary movement is in the power of man: it is he who creates it; but he has no role in the involuntary movement. Also, if man was not the creator of his acts, the taklīf (obligation to comply with the Sharī’a) would certainly be invalidated, since if he was not capable of acting or refraining from acting, it would not be rational to ask him to act or to refrain from acting and this would not have been the subject of praise, reproach, reward or punishment. Thus, they proceeded with the proof of this opinion of theirs via logical propositions, and then they annexed to this textual proofs, citing many ayāt, like the saying of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ,
« Malheur donc à ceux qui écrivent le Livre de leurs propres mains, puis disent : "Ceci vient d'Allah" » [TMQ - Baqarah: 79]
“Then woe to those who write the Book with their own hands, and then say: ‘This is from Allah’” [TMQ - Baqarah: 79]
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Allah ne changera pas l'état d'un peuple tant qu'ils ne changeront pas ce qui est en eux-mêmes » [TMQ-Ra’d: 11]
“Allah will not change the condition of a people until they change what is within themselves” [TMQ-Ra’d: 11]
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Quiconque fait le mal ne sera récompensé que selon cela » [TMQ-Nisā’: 123]
“Whoever works evil, will be requited accordingly” [TMQ-Nisā’: 123]
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Le jour où chaque âme sera rétribuée pour ce qu'elle a acquis » [TMQ Ghāfir: 17]
“The Day every soul shall be requited for what it earned” [TMQ Ghāfir: 17]
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Il dira : "Ô mon Seigneur ! Renvoie-moi, afin que je puisse accomplir des œuvres de droiture" » [TMQ-Mu’minūn: 99-100]
“He says: ‘O my Lord! Send me back, so that I may work righteousness” [TMQ-Mu’minūn: 99-100]
Ils ont manipulé les versets (Ayāt) qui contredisaient cette opinion de leur part, comme la parole d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ,
They manipulated the ayāt which contradicted this opinion of theirs, like the saying of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ,
« Et Allah vous a créés, vous et ce que vous faites ! » [TMQ-Sāāfāt: 96]
“And Allah has created you and your handiwork!” [TMQ-Sāāfāt: 96]
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Allah est le Créateur de toute chose » [TMQ Zumar: 62]
“Allah is the Creator of all things” [TMQ Zumar: 62]
Ils ont conclu par l'opinion qu'ils soutenaient concernant la question de la création des actes, à savoir le point de vue selon lequel l'homme crée ses propres actions par lui-même et qu'il est capable de commettre un acte ou de s'en abstenir. En suivant la méthodologie d'investigation des Mutakallimīn dans la discussion de cette question ainsi que de ses ramifications, l'une des ramifications de la question de la création des actes était la question de la causalité. Après que les Mu’tazilah eurent déterminé que les actes de l'homme sont créés par lui, une question en découla : qu'en est-il des actes qui résultent de son action ? Sont-ils également créés par lui ? Ou sont-ils créés par Allah (SWT) ? Par exemple, la douleur ressentie par une personne qui a été frappée, le goût qu'une chose acquiert à la suite de l'action de l'homme, la coupure qui survient à cause d'un couteau, le plaisir, la santé, le désir, la chaleur, le froid, l'humidité, la solidité, la lâcheté, le courage, la faim, la satiété, etc. Ils ont affirmé que tout cela fait partie de l'action de l'homme car c'est l'homme qui les provoque lorsqu'il accomplit ses actes. Ainsi, ils découlent de son acte et, par conséquent, sont créés par lui.
They concluded with the opinion which they held regarding the issue of the creation of acts, namely the view that man creates his own actions by himself and that he is capable of doing an act or refraining from it. In pursuance of the methodology of inquiry of the Mutakallimīn in discussing the issue as well as its offshoots, one of the offshoots of the issue of the creation of acts was the issue of causality. After the Mu’tazilah had determined that the acts of man are created by him, a question arose from this: what about the acts that result from his action? Are they created by him as well? Or are they created by Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ? For example, the pain felt by a person who has been hit, the taste that a thing comes to have as a result of the action of man, the cutting that occurs from a knife, pleasure, health, lust, heat, cold, humidity, solidity, cowardice, courage, hunger, satisfaction, etc. They said that all these are part of the action of man because it is man who causes them when he performs his acts. Thus they are ensuing from his act and as a result are created by him.
Ceci est la question d'al-qadā’ wa‘l-qadar et la position des Mu’tazilah à ce sujet. L'essence de celle-ci est la question de la volonté de l'acte du serviteur et des attributs qui surviennent dans les choses à la suite de l'action de l'homme. L'essence de leur avis est que le serviteur possède le libre arbitre dans toutes ses actions et que c'est lui qui crée ses actions ainsi que les attributs qui surviennent dans les choses à la suite de son action.
This is the issue of al-qadā’ wa‘l-qadar and the view of the Mu’tazilah regarding it. The essence of it is that it is the issue of the volition of the act of the servant and the attributes that occur in things as a result of the action of man. The essence of their view is that the servant has free will in all of his actions and that it is he who creates his actions and the attributes that occur in things as a result of his action.
« Et vous ne le pourrez que si Allah le veut. » [TMQ-Insān: 30]
“And you will not, except as Allah Wills.” [TMQ-Insān: 30]
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Tu ne lançais pas quand tu lançais, mais c'est Allah qui a lancé » [TMQ-Anfāl: 17]
“You threw not, when you did threw, but it was Allah who threw” [TMQ-Anfāl: 17]
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Tu ne guides pas celui que tu aimes (O Muhammad), mais Allah guide qui Il veut » [TMQ-Qasas: 56]
“You do not guide whom you love (O Muhammad), but Allah guides whom He Wills” [TMQ-Qasas: 56]
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Et Allah vous a créés, vous et ce que vous faites ! » [TMQ-Sāāfāt: 96]
“And Allah has created you and your handiwork!” [TMQ-Sāāfāt: 96]
and His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
and His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Allah est le Créateur de toute chose » [TMQ Zumar: 62]
“Allah is the Creator of all things” [TMQ Zumar: 62]
Ils interpréteraient de manière à les écarter les versets (Ayah) indiquant le libre arbitre du serviteur et sa création des actes. En conséquence, ils ont affirmé que les attributs des choses qui résultent de l'action du serviteur, tels que le plaisir, la faim, le courage, la coupe et la brûlure, etc., proviennent d'Allah (SWT).
They would interpret away the ayāt indicating the free will of the servant and his creation of acts. Accordingly, they said that the attributes of things that result from the action of the servant such as pleasure, hunger, courage, cutting and burning etc. are from Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ.
Ahl ul-Sunnah wa‘l-Jama’ah a également émergé et s'est adressé pour réfuter les Mu’tazilah. Ahl ul-Sunnah a dit que les actes des serviteurs sont tous par la Volonté et le Vouloir d'Allah (SWT). La volonté et le vouloir, ont-ils dit, signifient la même chose, à savoir, un attribut éternel d'al-Hayy (le Vivant, c'est-à-dire Allah (SWT)), qui dicte le choix de la réalisation de l'une de deux choses réalisables à un moment spécifique alors que la capacité est uniforme à l'égard de tous. Les actes des serviteurs sont selon son statut légal (Hukm) — quand Il (SWT) veut une chose, Il dit « Sois ! » et elle est — et Sa qadiyyah, c'est-à-dire Son qadā’, qui est une dénotation de l'acte plus les conditions ; Allah (SWT) dit,
Ahl ul-Sunnah wa‘l-Jama’ah (also) emerged and addressed themselves to refute the Mu’tazilah. Ahl ul-Sunnah said that the acts of the servants are all by the Will and Volition of Allahالله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. Will and volition, they said, mean the same thing, namely, an eternal attribute of al-Hayy (the Alive, i.e. Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ), which dictates the opting for the occurrence of one of two practicables at one specific time while the capability is uniform with regard to all. The acts of the servants are according to his ruling [hukm] - when He الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ Wills something He says ‘Be!’ and it is – and His qadiyyah, that is, His qadā’, which is a denotation of the act plus conditions; Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ says,
« Il en fit sept cieux » {Fussilat: 12}
“So He completed [qadā] them as seven firmaments” [TMQ Fussilat: 12
« Votre Seigneur a décrété [qadā] » [TMQ-Isrā’: 23]
“Your Lord has decreed [qadā]” [TMQ-Isrā’: 23]
L'intention du qadā’ ici étant le sujet affecté par le qadā’ et non un attribut parmi les attributs d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. L'acte du serviteur est conforme à l'arrangement [taqdīr] d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ : la caractérisation de chaque entité créée avec sa propre spécification en ce qui concerne la bonté, la méchanceté, l'utilité, la nocivité ainsi que le temps et le lieu qui la contiennent, et le châtiment et la récompense qui en découlent. L'intention ici est d'affirmer la généralité de la Volonté et de la Capacité d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ car tout (chose) est créé par Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ (Ceci dicte la Capacité et la Volonté (d'Allah) sans aucune contrainte ni imposition.) Ils ont dit : s'il est dit que selon votre avis un mécréant (Kafir) est contraint dans sa mécréance (Kufr) et qu'un pécheur est contraint dans son péché, et que ainsi leur obligation d'avoir la foi (Iman) et d'être obéissant ne serait pas valide, notre réponse est qu'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ a voulu d'eux la mécréance (Kufr) et le péché selon leur propre volonté, ainsi il n'y a pas de contrainte ; c'est tout comme si Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ avait prédestiné leur mécréance (Kufr) et leur péché volontaires, ainsi l'obligation de l'impossible ne... The Islamic Personality Vol.1 45
The intent of qadā’ here being the subject affected by the qadā’ and not an attribute from amongst the attributes of Allahالله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. The act of the servant is according to the arrangement [taqdīr] of Allahالله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ: the characterisation of every created entity with its own specification as regards goodness, badness, usefulness, harmfulness and the time and place that contain it, and the consequent punishment and reward. The intention here is to affirm the generality of the Will and Capability of Allahالله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ because all (things) are created by Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ (This dictates the Capability and the Will (of Allah) for no compulsion or imposition.) They said: if it is said that according to your view a kāfir is compelled in his kufr and a fāsiq is compelled in his fisq and thus their obligation to have imān and be obedient would not be valid, our reply is that Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ wanted from them kufr and fisq according to their own volition, thus there is no compulsion; this is just as الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ foreknew their voluntary kufr and fisq, thus the incumbency of the impossible does not The Islamic Personality Vol.1 45
...suivre. Concernant les actes des serviteurs, ils ont dit en réponse aux Mu’tazilah et aux Jabriyyah : les serviteurs ont des actes volontaires pour lesquels ils sont récompensés en cas d'obéissance et punis en cas de désobéissance. Ils ont expliqué comment ils le qualifiaient de volontaire tout en soutenant qu'Allah (SWT) est le seul créateur et auteur des actes ; ainsi ils ont dit : le créateur de l'action du serviteur est Allah (SWT). La capacité et la volonté du serviteur jouent un rôle dans certains actes tels que le mouvement de la frappe, mais pas dans d'autres, tels que le mouvement d'un tremblement (involontaire) ; quant à la pensée selon laquelle Allah (SWT) est le Créateur de toute chose et que le serviteur n'est qu'un acquéreur, ils ont clarifié cela en disant : l'orientation par le serviteur de sa capacité et de sa volonté vers l'acte est l'acquisition [kasb] et l'effet d'Allah sur l'action par la suite est la création. L'accomplissement est le même sous les deux capacités mais dans deux directions différentes. L'acte est accompli par Allah (SWT) dans la direction de l'effet et accompli par le serviteur dans la direction de l'acquisition. En d'autres termes, Allah (SWT) a constamment créé l'acte selon la capacité et la volonté du serviteur mais non à travers la capacité et la volonté du serviteur ; cette combinaison est l'acquisition. Ils ont prouvé leur vue par les mêmes versets (Ayah) que les Jabriyyah ont cités pour prouver la création des actes par Allah (SWT) et Son contrôle sur eux, et ils ont prouvé l'acquisition par le serviteur par la parole d'Allah (SWT),
« En récompense de ce qu'ils faisaient (de bonnes œuvres). » [TMQ-Sajdah: 17]
“As a reward for what they used to do (of good deeds).” [TMQ-Sajdah: 17]
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Que celui qui veut croie, et que celui qui veut rejette (cela) » [TMQ-Kahf: 29]
“Let him who will, believe, and let him who will, reject (it)” [TMQ-Kahf: 29]
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
And His الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ saying,
« Car elle ne récoltera que ce qu'elle a acquis, et elle portera ce qu'elle a acquis. » [TMQ-Baqarah: 286]
“For It is what it earns, and upon it is what it earns.” [TMQ-Baqarah: 286]
Ils se considéraient comme ayant réfuté les opinions des Mu’tazilah et des Jabriyyah. En réalité, leur avis et celui des Jabriyyah sont un et le même. Leur notion d'acquisition était un échec total. Elle n'est ni conforme à l'intellect, puisqu'il n'en existe aucune preuve rationnelle, ni conforme aux textes, puisqu'il n'en existe aucune preuve textuelle parmi les textes islamiques (Shar’i). Ce n'était rien de plus qu'une tentative infructueuse de concilier les opinions des Mu’tazilah et des Jabriyyah. En résumé, la question d'al-qadā’ wa‘l-qadar était un sujet majeur parmi les Mutakallimīn, et tous concentraient leur enquête sur l'acte du serviteur et les attributs qui en résultent, c'est-à-dire les attributs que le serviteur produit dans les choses à la suite de ses actions. Leur base d'enquête était l'acte du serviteur et les attributs qu'il produit à la suite de son action : est-ce Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ qui a créé les deux (l'acte et les attributs) ou est-ce le serviteur, et cela se produit-il par la volonté d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ ou par la volonté du serviteur ? La cause qui a donné naissance à cette enquête est l'adoption de la question d'« al-qadā’ wa‘l-qadar » ou d'« al-jabr wa‘l-ikhtiyār » ou de « hurriyat al-irādah » issue de la philosophie grecque par les Mu’tazilah, et leur discussion à ce sujet sous un angle qu'ils jugeaient cohérent avec l'attribut de Justice imposait à Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. Cela a conduit à l'émergence des Jabriyyah et d'Ahl ul-Sunnah pour réfuter les opinions des Mu’tazilah, ce qu'ils firent selon les mêmes préceptes et sur la même base. Tous ont discuté la question sous l'angle des attributs d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ et non sous l'angle du seul sujet. Ils ont appliqué la Volonté d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ et Sa Capacité à l'acte du serviteur et aux attributs que le serviteur produit dans les choses ; leur objet d'enquête est devenu : cela se fait-il par la capacité et la volonté d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ ou cela se fait-il via la capacité et la volonté du serviteur ? 46 Comment la question d'al-Qadaa’ wa‘l-Qadar est apparue. Al-qadā’ wa‘l-qadar sont, ainsi, les actes du serviteur et les attributs des choses que l'homme produit dans les choses en conséquence de son action. Ainsi, le qadā’ est l'acte des serviteurs et le qadar est l'attribut des choses. Le fait que le qadā’ soit les actes des serviteurs est évident d'après leurs discussions et leurs divergences à ce sujet, c'est-à-dire leur affirmation que le serviteur accomplit l'acte par sa propre capacité et sa propre volonté, et l'affirmation de ceux qui les ont réfutés que l'acte est produit par la capacité et la volonté d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ, et non par la capacité et la volonté du serviteur, et l'affirmation de ceux qui ont réfuté les deux groupes que l'acte du serviteur est produit par la création de l'acte par Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَtَعَالَىٰ au moment de la capacité et de la volonté du serviteur pour l'acte, et non par le moyen de la capacité et de la volonté du serviteur. Cela indique que le sens du qadā’ est les actes des serviteurs. Le fait que le qadar soit les attributs produits par le serviteur dans les choses est évident d'après leurs discussions et leurs divergences à ce sujet : lorsqu'ils ont discuté de ce qui résulte des actes du serviteur, ils ont discuté des attributs qu'il produit ; ainsi ils ont dit : si nous ajoutons de l'amidon au sucre et que nous cuisons les deux, il en résulte un pudding : le goût et la couleur du pudding sont-ils de notre création ou sont-ils de la création d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ ? La sortie de la rūh lors de l'abattage, le mouvement d'une pierre lorsqu'on la pousse, notre vision lors de l'ouverture de nos yeux, la fracture d'une jambe lors d'une chute et sa santé lors de la guérison, etc. : est-ce que tout cela est de notre création ou de la création d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ ?