2.12 Les philosophes musulmans
2.12 The Muslim Philosophers
Lorsque les questions philosophiques relatives à la théologie ont infiltré l'esprit des musulmans, vers la fin du règne des Omeyyades et le début de la domination abbasside, certains savants tels qu'al-Hasan al-Basri, Ghaylan al-Dimashqi et Jahm ibn Safwan commencèrent à aborder diverses questions scolastiques. Puis, après eux, vinrent des savants qui étaient initiés à la logique aristotélicienne et qui se familiarisèrent avec certains livres de la philosophie grecque après qu'ils eurent été traduits. L'étude des questions scolastiques s'élargit et ils commencèrent à étudier la science connue sous le nom de Kalam. Il s'agissait de savants tels que Wasil ibn 'Ata, 'Amr ibn 'Ubayd, Abu Hudhayl al-'Allaf et an-Nazzaam. Cependant, leurs études n'étaient pas des études philosophiques complètes, mais l'étude croissante des pensées philosophiques jusqu'à ce qu'ils deviennent versés dans les différents points de vue philosophiques, et dans le point de vue de chaque groupe de philosophes sur certaines questions en les approfondissant, et non sur toutes les questions. En plus de se limiter à certaines études philosophiques, ils se restreignirent à leur croyance en le Qur’ān. C'est pourquoi ils ne quittèrent pas le giron de l'Islam ; au contraire, ils s'étendirent dans le raisonnement et s'accordèrent une liberté totale dans les preuves, mais uniquement pour établir ce qui renforcerait la foi (Iman) et dans le désir d'éliminer les éléments anthropomorphiques de la croyance en Allah (SWT). En conséquence, aucun écart ne se produisit dans les croyances malgré la divergence de leurs dogmes, de sorte que tous restèrent des musulmans qui défendaient l'Islam.
When philosophical issues relating to theology infiltrated the minds of the Muslims, during the end of the Ummayad reign and the beginning of Abbasid rule, certain scholars like al-Hasan al Basri, Ghaylan al-Dimashqi and Jahm ibn Safwan began to address various scholastic issues. Then, after them came scholars who were acquainted with Aristotelian logic and they familiarised themselves with some of the books of Greek philosophy after they had been translated. The study of scholastic issues expanded and they began to study the science known as Kalam. They were scholars such as Wasil ibn 'Ata, 'Amr ibn 'Ubayd, Abu Hudhayl al-'Allaf and an-Nazzaam. However, their studies were not complete philosophical studies but the expanding study of philosophical thoughts until they became well-versed with different philosophical views, and that of the view of each group of philosophers in some issues by pursuing them and not all issues. In addition to confining themselves to some philosophical studies they restricted themselves to their belief in the Qur’ān. That is why they did not leave the fold of Islam, rather they expanded in reasoning, and they gave themselves free reign in the proofs, but only to establish that which will strengthen imān and a desire to eliminate anthropomorphic elements from the belief in Allah . As a result, no deviation occurred in the beliefs despite their differing dogmas, so all of them remained Muslims who were defending Islam.
Ensuite, après les Mutakallimūn, vinrent des individus qui n'atteignirent pas le stade de devenir des groupes et des mazhabs, et même les musulmans ne les suivirent pas en masse bien que certains individus aient privilégié leurs études. Ce sont ceux qui vinrent après les Mutakallimūn parmi les musulmans dans les pays musulmans, ce sont les philosophes musulmans. Il semble que ce qui leur a permis d'exister parmi les musulmans est la connaissance des pensées philosophiques et des livres de philosophie qui ont rendu ces études attrayantes pour les gens de cette époque. Il semble que ce qui a permis à ces personnes d'exister parmi les musulmans est que, durant cette époque, l'étude des pensées philosophiques et des livres de philosophie a suscité l'intérêt parmi les gens. Ainsi, certaines personnes ont pris la responsabilité d'élargir l'étude de telles pensées. Par conséquent, ils ont étudié ces pensées de manière profonde et extensive, une étude qui était complète et sans restriction. Ils ont suivi chaque ligne (de pensée) dans son intégralité. Ils ont étudié une quantité appropriée de philosophie pour se qualifier à penser philosophiquement et à produire un contenu philosophique. C'est en raison de ces études profondes et extensives en philosophie, en particulier un type spécifique de philosophie grecque, que la présence de philosophes parmi les musulmans s'est manifestée. Le premier philosophe musulman connu fut Ya'qub al Kindi (mort en 260 H). Après lui, les philosophes musulmans ont émergé les uns après les autres. Ainsi, les philosophes n'ont émergé qu'après la présence des Mutakallimūn et après que la méthodologie de ces philosophes soit devenue prévalente et soit devenue un sujet d'étude, de débat et de polémique. Aux yeux de nombreux Mutakallimūn et savants (Ulama), la philosophie est devenue intolérable. Avant cela, il n'y avait pas de philosophes parmi les musulmans. Par conséquent, il y avait des mutakallamin et des philosophes parmi les savants (Ulama) dans les terres musulmanes. Cependant, il existe une différence entre les Mutakallimūn et les philosophes. Les Mutakallimūn étaient versés dans certaines pensées philosophiques. Quant aux philosophes, ils étaient des savants de la philosophie. C'est pourquoi les philosophes considéraient les Mutakalimun comme des ignorants. Les philosophes pensaient que les Mutakallimūn étaient des gens de sophisme et de polémique. Et eux, c'est-à-dire les philosophes, étaient ceux qui étudiaient rationnellement les questions philosophiques saines.
Then after the Mutakallimūn came the individuals who did not reach to the stage of becoming groups and mazhabs, and even the Muslims did not follow them in mass although individuals preferred their studies. They are the ones who came after the Mutakallimūn from amongst the Muslims in the Muslims countries, they are the Muslim philosophers. It seems that what allowed them to exist amongst Muslims is that knowledge of philosophical thoughts and the books of philosophy which made these studies attractive to the people in that age. It seems what allowed these people to exist amongst the Muslims is that during that age the study of the philosophical thoughts and books of philosophy gained interest among the people. So some people took on the responsibility of widening the study of such thoughts. Thus, they studied these thoughts in a deep and extensive way, a study that was comprehensive and unrestricted. They followed every line (of thought) in its entirety. They studied an appropriate amount of philosophy to qualify themselves to think philosophically and produce philosophical output. It was due to these deep and extensive studies in philosophy, especially a specific type of Greek philosophy that led to the presence of philosophers amongst Muslim. The first known Muslim philosopher was Ya'qub al Kindi (d.260 H). After him the Muslim philosophers emerged one after another. Thus, the philosophers did not emerge except after the presence of the Mutakallimūn and after the methodology of those philosophers had become prevalent and had become the subject of study, debate and polemics. In the eyes of many Mutakallimūn and Ulama, philosophy became intolerable. Before that, there were no philosophers amongst Muslims. Hence, there were mutakallamin and philosophers amongst the Ulama in the Muslim lands. However, there is a difference between Mutakallimūn and the philosophers. The Mutakallimūn were well versed with some philosophical thoughts. As for the philosophers, they were scholars of philosophy. That is why the philosophers used to look upon the Mutakalimun as ignorant. The philosophers thought the Mutakallimūn were people of sophistry and polemics. And they, that is, the philosophers were the one who rationally studied the sound philosophical issues.
Tous les Mutakallimūn et les philosophes ont étudié la théologie, bien qu'il existe une différence entre la méthode des Mutakallimūn et celle des philosophes. Cette différence peut être résumée comme suit :
All the Mutakallimūn and philosophers studied theology, although there is a difference between the method of the Mutakallimūn and that of the philosophers. The difference can be summarised as follows:
1. Les Mutakallimūn avaient la conviction des principes de la foi (Iman) et ils les reconnaissaient comme étant la vérité et y croyaient. Ensuite, ils ont utilisé leurs preuves rationnelles pour les démontrer. Ils les ont donc démontrées rationnellement par des preuves logiques. Ils ont utilisé l'étude rationnelle à travers le style de la logique comme moyen de prouver leurs croyances, car ils croyaient déjà aux principes fondamentaux de l'Islam et ils en sont venus à formuler des arguments et des preuves pour établir ce en quoi ils croyaient.
1. The Mutakallimūn had conviction in the principles of imān and they acknowledged them to be the truth and believed in them. Then they used their rational evidences to prove them. So they proved them rationally with logical proofs. They used the rational study through the style of logic as a means to prove their beliefs, because they already believed in the basic principles of Islam and they came to form arguments and proofs to establish what they believed in.
2. Les études des Mutakallimūn étaient restreintes aux questions relatives à la défense de leur croyance et à la réfutation des arguments de leurs opposants, qu'ils fussent musulmans — en désaccord avec la compréhension des Mu'tazila, des murji'a, des Shi'a, des khawarij et autres — ou qu'ils fussent non-musulmans tels que les chrétiens, les juifs, les magiens et autres, bien que l'aspect le plus saillant de leurs discussions ait été destiné à répondre aux Mutakallimūn et aux philosophes parmi les musulmans. 3. Les études des Mutakallimūn étaient islamiques et elles, malgré leurs divergences et leurs contradictions, sont considérées comme des opinions islamiques. Tout musulman qui est convaincu par l'une de leurs opinions est considéré comme ayant eu une conviction dans une opinion islamique. Et ce dont il était convaincu était considéré comme la croyance islamique.
2. The studies of the Mutakallimūn were restricted to issues relating to the defence of their creed and refutation of the arguments of their opponents whether they were Muslims - they disagreed with the understanding of the Mu'tazila, murji'a, Shi'a, khawarij and others - or whether they were non-muslims such as the Christians, Jews, Magians and others, although the most prominent aspect of their discussions was for the purpose of responding to the Mutakallimūn and philosophers amongst the Muslims. 3. The studies of the Mutakallimūn were Islamic and they, despite their differences and contradiction, are considered as Islamic opinions. Any Muslim who is convinced of one of their opinions is considered to have had conviction in an Islamic opinion. And whatever he was convinced of was considered as the Islamic creed.
Ceci est la méthodologie des Mutakallimūn et voici comment elle est considérée. Quant à la méthodologie des philosophes, elle peut être résumée comme suit :
This is the methodology of the Mutakallimūn and this is how it is considered. As for the methodology of the philosophers, it can be summarised as follows:
1. Les philosophes ont étudié les questions par souci de recherche. Leur méthode d'étude et ses fondements consistent en l'étude des questions telles qu'indiquées par la preuve démontrable. Et leur vision de la théologie était la vision concernant l'Être Absolu et tout ce que son Essence nécessitait. Ils commencent leur étude en cherchant ce qui mènerait à la preuve démontrable ; procédant étape par étape jusqu'à ce qu'ils parviennent au résultat, quel qu'il soit, et en aient la conviction. Tel est le but et le fondement de la philosophie. Leurs discussions sont purement philosophiques et n'ont aucun rapport avec l'Islam en termes de discussion, même si l'on peut constater qu'elles ont un lien avec certains sujets. Ils admettaient fréquemment des éléments textuels dans leurs discussions pour lesquels aucune preuve rationnelle ne peut être établie afin de prouver leur exactitude ou leur invalidité, des sujets tels que la Résurrection et la Résurrection corporelle. Et souvent, ils adoptaient certaines idées de la philosophie grecque, rendant des jugements sur des questions basés sur celles-ci, bien qu'avec l'influence de leur croyance (Aqeedah) islamique en eux. Et souvent, ils tentaient de concilier certaines questions de la philosophie avec des questions islamiques ; cependant, cela était un ajout à, et un résultat de leur statut de musulmans influencés par l'Islam. Mais l'effet n'était pas un effet intellectuel où ils faisaient de l'Islam la base, comme c'était le cas avec les Mutakallimūn. Plutôt, l'effet est semblable, dans une large mesure, à l'effet du christianisme sur les philosophes chrétiens, et à l'effet du judaïsme sur les philosophes juifs, puisque les concepts profondément enracinés affecteront grandement l'étude ou auront un certain effet sur elle. Quant à la base sur laquelle ils procédaient, elle tourne autour de l'Être Absolu (al-wujud al-mutlaq) et de ce qu'il nécessitait pour son Essence. Leur véritable influence était la philosophie grecque. Leur mentalité avait été formulée selon la philosophie grecque. Ainsi, ils ont écrit sur les pensées de la philosophie après avoir atteint la maturité dans la philosophie grecque. Il n'y avait aucune relation entre l'Islam et leur philosophie.
1. The philosophers studied the issues for the sake of research. Their method of study and its fundamentals are the study of issues as indicated by the demonstrable proof. And their view of theology was the view concerning the Absolute Being and whatever it’s Essence necessitated. They begin their study by searching for what would lead to demonstratable proof; proceeding step by step until they arrive at the result whatever it may be and have conviction in it. This is the aim and the basis of philosophy. Their discussions are purely philosophical having no relationship to Islam in terms of the discussion even though one may witness that it has a connection to some subjects. They would frequently admit textual things in their discussions for which a rational proof cannot be established to prove it correctness or invalidity, subjects such as the Resurrection and the bodily Ressurection. And often they would take up certain ideas from the Greek philosophy issuing judgments on matters based on them albeit with the influence of their Islamic ‘aqīdah (creed) in them. And often they would attempt to reconcile certain issues of philosophy with Islamic issues; however this was an addition to, and a result of them being Muslims effected by Islam. But the effect was not an intellectual one where they made Islam as the basis as was the case with the Mutakallimūn. Rather, the effect is akin to a great extent to the effect of Christianity on the Christian philosophers, and the effect of Judaism on the Jewish philosophers, since the deep rooted concepts will greatly affect the study or have some effect on it. As for the basis on which they proceeded, it is around the Absolute Being (al-wujud al-mutlaq) and what it necessitated for its Essence. Their true influence was the Greek philosophy. Their mentality had been formulated according to Greek philosophy. So they wrote about the thoughts of philosopy after gaining maturity in the Greek philosophy. There was no relationship between Islam and their pholoshophy.
2. Les philosophes musulmans ne se sont pas dressés pour défendre l'Islam. Ils se sont seulement dressés pour déterminer des faits et en fournir les preuves. Ils n'ont pas non plus entrepris de rapporter des opinions opposées et de les réfuter pour la défense de l'Islam, même s'ils pouvaient être influencés par l'Islam. Par conséquent, l'étude rationnelle était la base et le sujet même, et rien d'autre que cela n'était présent dans leurs études.
2. The Muslim philosophers did not stand in defence of Islam. They only stood to determine facts and furnish proofs for them. Nor did they enter into reporting opposing views and refuting them in Islam's defence even though they may have been influenced by Islam. Therefore, rational study was the basis and the subject matter and nothing apart from these was present in their study.
3. Les études des philosophes musulmans sont des études non islamiques. Il s'agit plutôt de discussions purement philosophiques qui n'ont aucun rapport avec l'Islam. Elles n'accordent aucune place à l'Islam dans leur discussion. Elles ne sont pas considérées comme des opinions islamiques et ne font pas partie de la culture islamique.
3. The studies of the Muslim philosophers are non-islamic studies. Rather they are purely philosophical discussions and have no relationship to Islam. It has no place for Islam in its discussion. They are not considered Islamic opinions and they are not part of the Islamic culture.
C'est la différence entre la méthodologie des mutakallimun et la méthodologie des philosophes musulmans. Et voici la réalité des philosophes musulmans. Il est injuste, contraire à la réalité et une fabrication de l'Islam que de qualifier de philosophie islamique la philosophie dont se sont occupés des gens tels qu'al-Kindi, al-Farabi, Ibn Sina et d'autres parmi les philosophes musulmans. Cela est dû au fait qu'elle n'a aucun lien avec l'Islam ; au contraire, elle contredit totalement l'Islam, que ce soit en termes de fondements ou en termes de nombreux détails. Quant à la contradiction en termes de fondements, cette philosophie traite de ce qui est au-delà de l'univers, c'est-à-dire concernant l'existence absolue (al-wujud al-mutlaq), ce qui est contraire à l'Islam qui traite de ce qui est dans l'univers et des choses qui ne peuvent être perçues que par les sens. Elle interdit la discussion sur l'essence d'Allah (SWT) et sur ce qui est au-delà de l'univers. Elle ordonne au musulman de s'y soumettre totalement et de s'arrêter à la limite de ce que la foi (Iman) prescrit, sans aller plus loin et sans permettre à l'esprit de tenter de l'aborder. Quant aux détails, il y a de nombreuses discussions dans cette philosophie que l'Islam considère comme de la mécréance (Kufr). Il y a des discussions qui soutiennent que le monde est éternellement préexistant (qadm al-'alam) et qu'il est éternel (azali). Il y a des discussions qui affirment que le plaisir du Paradis est spirituel et non corporel. Et des discussions qui soutiennent qu'Allah (SWT) ignore certains aspects détaillés et d'autres notions de ce genre qui manifestent certainement la mécréance (Kufr) du point de vue de l'Islam.
This is the difference betwen the methodology of the mutakallimun and the methodology of the Muslim philosophers. And this is the reality of the Muslim philosophers. It is injustice, contradiction of the reality and fabrication of Islam to call the philosophy which the likes of al- Kindi, al-Farabi, Ibn Sina and others from the Muslim philosophers were preoccupied with, as Islamic philosophy. This is because it has no connection to Islam; rather it totally contradicts Islam whether in terms of the basis or in terms of many of its details. As for the contradiction it terms of the basis, this philosophy discusses that which is beyond the universe, that is, regarding the Absolute existence (al-wujud al-mutlaq) which is contrary to Islam which discusses what is in the universe and things that can be sensed only. It prohibits discussion about the essence of Allah and that which is beyond the universe. It orders the Muslim to submit to it totally and stop at the limit of what imān enjoins without going further and without allowing the mind to attempt to discuss it. As for the details, there are many discussions in this philosophy which Islam considers as disbelief (kufr). Ther are discussions which hold the world to be eternally pre existent (qadm al-'alam) and that it is eternal (azali). And there are discussions which assert that the pleasure of Paradise is spiritual and not corporeal. And discussions which mantain that Allah is ignorant of detailed aspects and other such notions which definitely manifest kufr in the view of Islam.
Comment peut-on prétendre que cette philosophie est islamique compte tenu de cette contradiction évidente ? En plus du fait qu'il n'y a absolument aucune philosophie en Islam parce qu'elle restreint la discussion rationnelle aux objets sensibles et interdit à l'esprit de discuter de ce qui est au-delà de l'univers, ce qui rend toutes ses discussions éloignées de la philosophie, en suivant une méthode différente de celle-ci. Il n'y a aucune possibilité offerte en son sein qu'il puisse y avoir des études philosophiques. C'est pourquoi il n'existe rien appelé philosophie islamique. En Islam, il y a l'étude du Qur’ān et de la sunna prophétique. Ils sont les seuls fondements de l'Islam en termes de croyance (Aqeedah) et de règles [ahkam], que ce soit en termes d'un ordre [amr], d'une interdiction [nahi] ou d'une information. [ikhbar]
How can it be claimed that this philosophy is Islamic given this clear contradiction? In adition to the fact that there is abolutely no philosophy in Islam because it restricts the rational discussion to the sensible objects and prohibits the mind from discussing that what is beyond the universe, which makes all its discussions remote from philosophy, following a method different to it. There is no possibility given in it that there should be any philosophical studies. That is why there is nothing called as Islamic philosophy. In Islam there is the study of the Qur’ān and the prophetic Sunnah. They are the only basis of Islam in terms of the ‘aqīdah (creed) and rules [ahkam], whether in terms of an order [amr], prohibition [nahi] or information [ikhbar]