2. La croyance (Aqeedah) islamique
2. The Islamic Aqidah
La croyance (Aqeedah) islamique est la foi (Iman) en Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ, en Ses Anges, Ses Livres, Ses Messagers, le Jour de la Résurrection et en al-qadā’ wa‘l-qadar, le bien et le mal venant d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. Le sens de la foi (Iman) est une confirmation définitive [tasdeeq jazim] qui est conforme à la réalité et qui résulte de preuves, car une confirmation qui n'a pas de preuves n'est pas la foi (Iman). Il ne peut y avoir de confirmation définitive que sur la base de preuves. Ainsi, s'il n'y a pas de preuves, il ne peut y avoir de certitude [jazm] ; ce ne sera qu'une confirmation d'un rapport parmi les rapports, et cela ne sera pas considéré comme la foi (Iman). Par conséquent, la confirmation sur la base de preuves est indispensable pour qu'une chose soit définitive, c'est-à-dire pour qu'elle constitue la foi (Iman). La présence de preuves est donc indispensable pour tout ce qui cherche à être (une partie de) la foi (Iman), faisant de la présence de preuves une condition fondamentale pour la foi (Iman), qu'elle soit saine ou corrompue.
The Islamic ‘aqīdah (creed) is imān (positive belief) in Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ, His Angels, His Books, His Messengers and the Day of Resurrection and in al-qadā’ wa‘l-qadar, the favourable and unfavourable being from Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. The meaning of imān is definitive confirmation [tasdeeq jazim] which conforms to the reality and results from evidence, because confirmation which has no evidence is not imān. There can be no definitive confirmation except on the basis of evidence. Thus if there is no evidence there can be no definitiveness [jazm]; it will be confirmation only of a report from amongst the reports, and will not be considered imān. Hence, confirmation on the basis of evidence is indispensable for something to be definitive, that is, for it to constitute imān. The presence of evidence is thus indispensable for everything all that seeks to be (a part of) imān, making the presence of evidence a foundational condition for imān, irrespective of it being sound or corrupt.
La preuve (Daleel) peut être soit rationnelle [aqlī], soit textuelle [naqlī : littéralement transmise]. Ce qui détermine la nature de la preuve est le sujet à examiner pour confirmer si le musulman doit avoir la foi (Iman) en celui-ci ou non. Si le sujet est perceptible par les sens, sa preuve sera certainement rationnelle et non textuelle. S'il n'est pas perceptible par les sens, alors sa preuve sera textuelle. Puisque la preuve textuelle elle-même est établie par les sens, c'est-à-dire le fait qu'elle constitue une preuve, elle relève elle aussi de la perception sensorielle. Dès lors, la catégorisation d'une preuve textuelle comme une preuve (Daleel) apte à la foi (Iman) dépend invariablement de la démonstration de sa validité en tant que preuve par une preuve rationnelle.
Evidence [dalīl] can be either rational [aqlī] or textual [naqlī: lit. transmitted]. What determines the nature of the evidence is the subject to be examined to confirm whether or not the Muslim should have imān in it. If the subject is sensorially perceivable by the senses, its evidence will definitely be rational and not textual. If it is not sensorially perceivable then its evidence will be textual. Since the textual evidence itself is established through the senses, i.e, that it is evidence, it too falls under sense-perception. Then the categorisation of evidence as a textual proof fit for imān is invariably dependent upon proving it as evidence through rational proof.
En examinant les questions auxquelles la croyance (Aqeedah) islamique exige la foi (Iman), on constate que la foi (Iman) en Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ est établie par une preuve rationnelle, car son objet : l'existence d'un Créateur pour les êtres tangibles et perceptibles, est perceptible et accessible par les sens. À l'opposé de cela, la foi (Iman) en les anges est établie par une preuve textuelle car l'existence des anges ne peut être appréhendée par les sens, ni les anges eux-mêmes, ni quoi que ce soit indiquant leur existence ne soit perceptible sensoriellement. Quant à la foi (Iman) en les Livres, ils sont examinés ainsi : si ce qui est entendu est la foi (Iman) en le Qur’ān, alors sa preuve est rationnelle car le Qur’ān est sensoriellement perceptible, tout comme son inimitabilité [i’jāz], en tous temps. S'il s'agit de la foi (Iman) en les autres Livres tels que la Taurāh, l'Injīl et le Zabūr, alors sa preuve est textuelle car le fait que ces Livres soient (une révélation) d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ n'est pas perceptible en tous temps : cela n'était perceptible que durant la vie des Messagers auxquels ils ont été révélés, à travers les miracles qu'ils ont apportés. Ces miracles ont pris fin à la fin de leur époque ; c'est-à-dire qu'ils ne sont pas (sensoriellement) perceptibles après l'époque de ceux qui les ont accompagnés. Au contraire, le rapport informant qu'ils provenaient d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ et qu'ils avaient été révélés aux Messagers a été transmis. Ainsi, leur preuve est textuelle et non rationnelle en raison de l'incapacité de l'intellect, en tous temps, à appréhender sensoriellement leur inimitabilité, à savoir qu'ils étaient la parole d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ.
Upon examining the matters that the Islamic ‘aqīdah (creed) demands imān in, one finds that imān in Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ, is achieved through rational proof, because its subject: the existence of a Creator for the tangible perceivable beings, is perceivable and accessible by the senses. As opposed to this, imān in the angels is achieved through textual proof because the existence of angels cannot be appreciated by the senses, neither the angels themselves nor anything that indicates their existence is sensorially perceivable. As for imān in the Books, they are examined: if what is meant is imān in the Qur’ān, then its evidence is rational because the Qur’ān is sensorially-perceivable as is its miraculousness [i’jāz], in all ages. If it is imān in the other Books such as the Taurāh, the Injīl and the Zabūr, then its evidence is textual because the fact that these Books are (revelation) from Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ is not perceiveable in all ages: it was only perceivable during the life of the Messengers to whom it was revealed, through the miracles they brought. These miracles terminated at the end of their time; i.e they are not (sensorially) perceivable after the time of those who accompanied them. Rather the report informing that they were from Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ and were revealed onto the Messengers was transmitted. So their evidence is textual and not rational because of the intellect’s inability to comprehend in all ages their miraculousness sensorially that they were the speech of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ.
La foi (Iman) en tous les Messagers est comparable à ceci : la preuve de la foi (Iman) en le Messager Muhammad ﷺ est rationnelle car le fait que le Qur’ān est la parole d'Allah (SWT) et qu'il nous a été transmis par Muhammad ﷺ est accessible aux sens ; ainsi, la perception du Qur’ān par l'individu mène à la réalisation que Muhammad ﷺ est le Messager d'Allah ﷺ. Cela est valable en tous temps et pour toutes les générations. Quant à la foi (Iman) en tous les autres Prophètes, sa preuve est textuelle car les preuves de leur prophétie sont leurs miracles qui ne sont pas perceptibles par d'autres que ceux qui ont vécu à leur époque. Quant à ceux qui sont venus après eux jusqu'au présent et jusqu'à l'établissement de l'Heure, ils ne peuvent percevoir ces miracles et ainsi aucune preuve sensoriellement perceptible de leur prophétie n'est disponible à leur sujet ; ainsi la preuve de leur prophétie n'est pas rationnelle mais textuelle. La preuve de la prophétie de notre Maître Muhammad ﷺ, son miracle, est perceptible et accessible aux sens : le Qur’ān ; ainsi la preuve est rationnelle. 14 La croyance (Aqeedah) islamique. Quant à la preuve du Jour du Jugement, elle est textuelle, car le Jour de la Résurrection n'est pas sensoriellement perceptible. Rien d'accessible aux sens ne l'indique ; ainsi aucune preuve rationnelle n'est disponible pour lui, sa preuve est plutôt textuelle. Quant à al-qadā’ wa‘l-qadar, sa preuve est rationnelle car al-qadā’ est associé à deux choses : premièrement, ce qui est déterminé du système existant et sa preuve est rationnelle puisqu'elle est liée au Créateur, et la seconde chose étant l'action de l'homme qui provient de lui ou lui arrive contre sa volonté. C'est une chose accessible aux sens et elle est sensoriellement perceptible ; ainsi sa preuve est rationnelle. Al-qadar est les attributs des choses, activés par l'homme, tels que brûler par le feu et couper par un couteau. Ces attributs sont accessibles aux sens et sont perceptibles par les sens. Ainsi, la preuve d'al-qadar est rationnelle.
Imān in all of the Messengers is comparable to this: the evidence for the imān in the Messenger Muhammad صلى الله عليه وسلم is rational because the fact that the Qur’ān is the speech of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ and that it was conveyed to us by Muhammad صلى الله عليه وسلم is accessible to the senses; thus one’s perception of the Qur’ān leads to the realisation that Muhammad صلى الله عليه وسلم is the Messenger of Allah صلى الله عليه وسلم. This is viable in all ages and for all generations. As for the Imān in all the other Prophets, its evidence is textual because the evidence of their prophethood are their miracles which are not perceivable to other than those who lived in their times. As for those who came after them until the present and until the establishment of the Hour, they cannot perceive those miracles and thus no sensorially-perceivable proof of their prophethood is available regarding them; thus the evidence of their prophethood is not rational but textual. The evidence of the prophethood of our Master Muhammad صلى الله عليه وسلم, his miracle, is perceivable by and accessible to the senses: the Qur’ān; thus the evidence is rational. 14 The Islamic ‘Aqīdah As for the evidence for the Day of judgement, it is textual, because the Day of Resurrection is not sensorially perceivable. Nothing accessible to the senses indicates it; thus no rational proof is available for it, rather its proof is textual. As for al-qadā’ wa‘l-qadar its evidence is rational because al-qadā’ is associated with two matters: first, that which is determined of the existing system and its evidence is rational since it is linked with the Creator, and the second matter being man’s action that originate from him or occur to him against his will. It is a thing accessible to the senses and is sensorially perceivable; thus its evidence is rational. Al-qadar is the attributes of things, activated by man, such as burning by fire and cutting of a knife. These attributes are accessible to the senses and are sensorially-perceivable. Thus the evidence of al-qadar is rational.
Ceci concernait le type de preuve requis pour la croyance (Aqeedah) islamique. Quant aux preuves spécifiques pour chaque élément de la croyance (Aqeedah), alors la preuve de l'existence d'Allah (SWT) est manifestée en toute chose. Le fait que des choses compréhensibles et perceptibles par les sens existent est une question certaine. Le fait que ces choses dépendent de choses autres qu'elles-mêmes est également une question certaine. Ainsi, le fait qu'elles soient créées par un Créateur est une question certaine, puisque leur besoin signifie qu'elles sont créées : leur besoin indique l'existence de quelque chose avant elles ; elles ne sont donc pas éternelles [azalī]. Il ne doit pas être dit ici qu'une chose dépend d'une autre chose, et non d'un « non-être », et que par conséquent les choses se complètent les unes les autres mais qu'elles sont indépendantes dans leur totalité ; cela ne doit pas être dit car le sujet de la preuve ici est une chose spécifique telle qu'un stylo, une cruche ou une feuille de papier, etc. ; la preuve est destinée à prouver que ce stylo, cette cruche ou cette feuille de papier est créée par un Créateur. Il est clair que la chose, telle qu'elle est, dépend de quelque chose d'autre qu'elle-même, indépendamment de cet « autre » dont elle dépend. Le fait que cet « autre » dont la chose dépend est autre que la chose est certain par l'observation sensorielle. Lorsqu'une chose dépend d'un « autre », il est établi qu'elle n'est pas éternelle : elle est donc créée. Il ne doit pas non plus être dit qu'une chose, telle qu'elle est, est matière et dépend de la matière, étant ainsi dépendante d'elle-même et non de quelque chose d'autre qu'elle-même, et qu'elle est donc (en réalité) indépendante. Cela ne doit pas être dit car même si nous concédons qu'une chose est matière et dépend de la matière, cette dépendance par la matière est une dépendance envers quelque chose d'autre que la matière et non une dépendance envers la matière elle-même. C'est parce qu'une entité de matière seule ne peut combler la dépendance d'une autre entité de matière ; il faut plutôt quelque chose d'autre que la matière pour que cette dépendance soit comblée, et ainsi la matière dépend d'autre chose et non d'elle-même. Par exemple, l'eau, pour se transformer en vapeur, a besoin de chaleur. Même si nous concédions que la chaleur est de la matière et que l'eau est de la matière, la simple disponibilité de la chaleur n'est pas adéquate pour que l'eau se transforme ; une quantité spécifique de chaleur est nécessaire pour que la transformation ait lieu. Ainsi, l'eau dépend de cette quantité spécifique de chaleur. L'ampleur de cette quantité est imposée par autre chose que l'eau et autre chose que la chaleur, c'est-à-dire par autre chose que la matière, et la matière est contrainte de se comporter selon elle. Ainsi, la matière dépend de ce qui détermine son ampleur et elle dépend donc d'autre chose que la matière. Par conséquent, la dépendance de la matière envers le non-matériel est un fait certain ; ainsi la matière est nécessiteuse, étant créée par un Créateur. Par conséquent, toutes les choses perceptibles par les sens et compréhensibles sont créées par un Créateur.
Le Créateur doit être éternel sans commencement, car s'Il ne l'était pas, Il serait une créature et non un Créateur ; ainsi, être un Créateur exige invariablement d'être éternel. Le Créateur est nécessairement éternel. En examinant les choses qui pourraient être considérées comme étant le Créateur, il est clair que les seuls êtres qui pourraient éventuellement être le Créateur sont la Matière, la Nature ou Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ.
The Creator has to be eternal with no beginning, because if He were not eternal, He would be a creation not a Creator; thus being a Creator invariably requires being eternal. The Creator is necessarily eternal. Upon examining the things that might be considered as being the Creator, it is clear that the only beings which could possibly be the Creator are Matter, Nature or Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ.
Quant à la matière en tant que Créateur, cela est faux en raison de ce qui a été expliqué (ci-dessus), à savoir que la matière dépend de celui qui lui détermine les proportions/magnitudes afin que la transformation des choses puisse se produire ; par conséquent, elle n'est pas éternelle, et ce qui n'est pas éternel ne peut être un Créateur. Quant à la Nature en tant que Créatrice, cela est également faux, car la Nature est l'ensemble des choses et le système qui les régule de telle sorte que chaque chose dans l'univers se comporte conformément à ce système. The Islamic Personality Vol.1 15
As for matter being the Creator, then this is false because of what has been explained (above) that matter is dependent on the one who determines for it the proportions/magnitudes in order for the transformation of things to occur; hence it is not eternal and that which is not eternal cannot be a Creator. As for Nature being the Creator, then this too is false, because Nature is the collection of things and the system that regulates them such that every thing in the universe behaves in accordance with this system. The Islamic Personality Vol.1 15
Cette réglementation ne provient pas du système seul, car sans les choses à réglementer, il n'y aurait pas de système. Elle ne provient pas non plus des choses, car la simple existence des choses ne produit pas inévitablement et spontanément un système ; de même, leur existence ne les pousse pas à être réglementées sans un régulateur. Elle ne provient pas non plus de la somme des choses et du système, car la réglementation ne se produit qu'en conformité avec une situation spécifique qui contraint à la fois le système et les choses. Cette situation spécifique des choses et du système est ce qui rend la réglementation possible. La situation spécifique est imposée aux choses et au système, et la réglementation ne peut se produire qu'en conformité avec elle. Elle ne provient ni des choses, ni du système, ni de la somme des deux ; par conséquent, elle provient de quelque chose d'autre qu'eux. Ainsi, la Nature, qui ne peut fonctionner qu'en conformité avec une situation qui lui est imposée, est dépendante, et elle n'est donc pas éternelle, et ce qui n'est pas éternel ne peut être un Créateur. Nous concluons donc que le Créateur est Celui qui possède l'attribut nécessaire d'être Éternel. Il est Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ .
This regulation does not come from the system alone, because without the things to be regulated there would be no system. Nor does it come from the things because the mere existence of things does not inevitably and spontaneously result in a system; nor does their existence cause them to be regulated without a regulator. Nor does it come from the sum of the things and the system, because regulation does not happen except in accordance with a specific situation that compels both the system and the things. This specific situation of the things and the system is what makes regulation possible. The specific situation is imposed on the things and the system and regulation can happen only in accordance with it. It does not come from the things or from the system or from the sum of the two; hence it comes from something other than them. Thus Nature, which cannot function except in accordance with a situation that is imposed on it, is dependent, and thus it is not eternal and that which is not eternal cannot be a Creator. We conclude then that the Creator is He who has a necessary attribute of being Eternal. He is Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ .
L'existence d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ est alors perceptible et compréhensible par les sens, car la dépendance des choses perceptibles et compréhensibles envers l'Éternel indique l'existence du Créateur. Lorsque l'homme médite profondément sur les créatures d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ, examine attentivement l'univers et tente de comprendre le temps et le lieu, il verra qu'il n'est qu'une particule minuscule par rapport à ces mondes animés. Il verra également que ces nombreux mondes fonctionnent tous selon des manières spécifiques et des lois établies ; de là, il réalisera pleinement l'existence de ce Créateur et comprendra Son Unicité, et Sa Grandeur et Sa Capacité lui seront manifestes. Il réalisera que tout ce dont il est témoin, le contraste entre le jour et la nuit, le changement des vents, l'existence des mers, des rivières et des orbites célestes, ne sont rien d'autre que des preuves rationnelles et des signes expressifs de l'existence d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ et de Son Unicité et de Sa Puissance. Il الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ dit,
The existence of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ then is perceivable and comprehensible by way of the senses, because the dependence on the Eternal by the perceivable comprehensible things indicates the existence of the Creator. When man deeply reflects on the creatures of Allahالله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ and examines closely the universe and attempts to comprehend time and place, he will see that he is a very minuscule particle in relation to these animated worlds. He will also see that these many worlds are all functioning in accordance with specific ways and established laws; from this he will fully realise the existence of this Creator and comprehend His Unity and His Grandeur and Capability shall be made plain to him. He will realise that all he witnesses of the contrast between day and night, of the change of the winds, the existence of the seas, rivers and celestial orbits, are nothing but rational proofs and expressive signs of the existence of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ and of His Unity and Power. He الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ says,
« Certes, dans la création des Cieux et de la Terre, dans l'alternance de la Nuit et du Jour, dans le navire qui vogue sur la mer avec ce qui est utile aux hommes, dans l'eau qu'Allah fait descendre du ciel, par laquelle Il redonne vie à la terre après sa mort, et dans laquelle Il disperse toute sorte de créatures, et dans la maîtrise des vents et des nuages obéissants entre le Ciel et la Terre, il y a des signes pour des gens doués d'intelligence. » [TMQ Baqarah: 164]
“Behold! In the creation of the Heavens and the Earth, in the alteration of the Night and the Day, the ship which sails upon the sea with that which is of use to man, the water which Allah sends down from the sky, thereby reviving the earth after its death, and dispersing all kinds of beasts therein, and (in) the ordinance of the winds, and the clouds obedient between Heaven and Earth: are signs for people who have sense.” [TMQ Baqarah: 164]
Et,
And,
« Ont-ils été créés de rien, ou sont-ils eux-mêmes les Créateurs ? Ou ont-ils créé les Cieux et la Terre ? Non ! Ils n'ont aucune (ferme) conviction. » [TMQ Tur: 35-36]
“Were they created of nothing, or are they themselves the Creators? Or did they create the Heavens and the Earth? Nay! They have no (firm) conviction.” [TMQ Tur: 35-36]
C'est donc l'intellect qui comprend l'existence d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ et c'est le moyen utilisé pour parvenir à la foi (Iman). C'est pourquoi l'Islam a rendu obligatoire l'usage de l'intellect et l'a considéré comme la preuve [hakm] concernant la foi (Iman) quant à l'existence d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. Ainsi, la preuve de l'existence d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ est rationnelle.
Thus it is the intellect which comprehends the existence of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ and it is the means taken to arrive at imān. Hence Islam obligated the use of the intellect and deemed it the evidence [hakm] regarding imān in the existence of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. Thus the proof of the existence of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ is rational.
Quant à ceux qui prônent l'antériorité [qadm] du monde et qu'il est éternel sans commencement, et à ceux qui prétendent que la matière est éternelle, sans commencement ; ils disent que le monde ne dépend de rien d'autre que de lui-même mais qu'il se suffit à lui-même car toutes les choses qui existent dans ce monde sont (simplement) des formes différentes de matière ; elles sont toutes de la matière. La dépendance d'une partie de celle-ci envers une autre partie n'est pas (en réalité) une dépendance. Quand une chose dépend d'elle-même, ce n'est pas de la dépendance mais de l'indépendance vis-à-vis de tout autre qu'elle-même. Ainsi, la matière est éternelle, sans commencement, parce qu'elle se suffit à elle-même, c'est-à-dire que le monde est éternel, se suffit à lui-même et est indépendant de tout autre qu'elle-même.
As for those who advocate the timelessness [qadm] of the world and that it is eternal with no beginning, and those who claim that matter is eternal, having no beginning; they say that the 16 The Islamic ‘Aqīdah world is not dependent on other than itself but is self-sustained because all the things that exist in this world are (simply) different forms of matter; they are all matter. The dependence of some part of it upon another part is not (in reality) dependence. When something depends on itself this is not dependence but independence from other than itself. Thus matter is eternal, having no beginning, because it is self-sustained, that is, the world is eternal, self-sustained and independent of other than itself.
La réponse à cela est double : premièrement, les choses qui existent dans ce monde n'ont pas la capacité de créer ou d'originer (quoi que ce soit) à partir de rien, que ce soit individuellement ou collectivement ; la « chose » est incapable de créer ou d'originer à partir de rien. Si une autre chose la complète sous un ou plusieurs aspects, elle restera, avec l'autre chose ou les autres choses, incapable de créer ou d'originer. Son incapacité à créer ou à originer à partir de rien est clairement perceptible. Cela signifie qu'elle n'est pas éternelle, car une (chose) éternelle ne doit pas être caractérisée par l'incapacité ; elle doit être caractérisée par la capacité de créer et d'originer à partir de rien, c'est-à-dire que les choses créées doivent dépendre d'elle pour qu'elle soit considérée comme éternelle. Par conséquent, le monde n'est ni éternel ni intemporel car il est incapable de créer ou d'originer. L'incapacité de quelque chose à créer à partir de rien est une preuve définitive qu'elle n'est pas éternelle. Deuxièmement, il y a ce que nous avons affirmé : qu'une chose dépend d'une magnitude spécifique qu'elle ne peut surpasser dans le processus de complémentation du besoin d'une autre. L'explication de cela suit. Si A dépend de B, et B dépend de C, et C dépend de A, et ainsi de suite, leur dépendance mutuelle est la preuve que chacun d'eux n'est pas éternel ; la complémentation de l'un par l'autre ou la satisfaction du besoin d'un autre ne se produit pas de manière dérégulée mais conformément à une proportion spécifique, c'est-à-dire conformément à un ordre spécifique. Le fait qu'elle ne puisse accomplir cette complémentation qu'en conformité avec cet ordre et qu'elle soit incapable de fonctionner contre celui-ci indique que la chose qui complète ne complète pas de manière solitaire, mais complète selon un ordre qui lui est imposé et auquel elle est contrainte de se conformer par autre qu'elle-même. Ainsi, la chose qui complète et celle qui est complétée dépendent toutes deux de ce qui a déterminé pour elles l'ordre spécifique selon lequel la complémentation doit se produire. Toutes deux sont incapables de fonctionner contre cet ordre, et la satisfaction du besoin ne peut se produire qu'en conformité avec cet ordre. Par conséquent, ce qui a imposé l'ordre aux deux est ce dont elles ont besoin. Ainsi, les choses collectivement, bien qu'elles se complètent mutuellement, restent dans le besoin de quelque chose d'autre qu'elles-mêmes, c'est-à-dire dans le besoin de ce qui les a contraintes à se conformer à l'ordre spécifique. Par exemple, pour que l'eau se transforme en glace, elle a besoin de chaleur ; ainsi, on dit que l'eau est de la matière, la température est de la matière et la glace est de la matière ; ainsi, pour que la matière se transforme en une autre forme, elle a besoin de matière, c'est-à-dire qu'elle a besoin d'elle-même et non d'autre qu'elle-même ; la réalité est contraire à cela. En effet, pour que l'eau se transforme en glace, elle a besoin d'une chaleur d'une température spécifique et non simplement de chaleur. La chaleur est une chose et la propriété de l'eau de ne pas changer sauf à un certain niveau de chaleur en est une autre, étant différente de la chaleur elle-même. C'est-à-dire que l'ampleur (de la température requise) imposée à la chaleur afin d'agir et pour que l'eau soit affectée ne provient pas de l'eau ; autrement, elle aurait choisi d'être affectée comme elle le voulait. Elle ne provient pas non plus de la température ; autrement, elle aurait choisi son effet comme elle le voulait. C'est-à-dire qu'elle ne provient pas de la matière elle-même ; autrement, elle aurait choisi d'agir et d'être affectée comme elle le voulait. Elle doit provenir de quelque chose d'autre que la matière. Par conséquent, la matière a besoin de ce qui détermine pour elle l'ampleur spécifique dont elle a besoin afin d'agir ou d'être affectée. Ce qui détermine l'ampleur pour elle est autre qu'elle. Ainsi, la matière dépend de ce qui est autre qu'elle-même, elle n'est donc pas éternelle car ce qui est éternel et hors du temps n'a besoin de rien d'autre que de soi-même : elle est indépendante des autres ; toutes choses dépendent d'elle. Par conséquent, le manque d'indépendance de la matière est une preuve certaine qu'elle n'est pas éternelle et qu'elle est donc créée. The Islamic Personality Vol.1 17
« Allah témoigne qu'il n'y a de divinité que Lui, tout comme les anges et ceux qui détiennent la science, debout pour la justice » [TMQ-Imrān: 18]
“Allah witnesses that there is deity save He; as do the angels and those endued with knowledge, standing firm on justice” [TMQ-Imrān: 18
Et
And
« La piété consiste plutôt à croire en Allah, au Jour Dernier, aux anges, au Livre et aux Messagers... » [TMQ-Baqarah: 177]
“Rather, righteousness is to believe in Allah and the Last Day, the angels, the Book and the Messengers...” [TMQ-Baqarah: 177]
Et
And
« Et les croyants : chacun d'entre eux croit en Allah, en Ses anges, en Ses livres et en Ses messagers... » [TMQ-Baqarah: 286]
“And the believers: each one (of them) believes in Allah, His angels, His books, and His messengers...” [TMQ-Baqarah: 286]
Et
And
« Et quiconque mécroit en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers et au Jour Dernier, s'est égaré très, très loin » [TMQ-Nisā': 136]
“And whosoever denies Allah, His angels, His books, His messengers, and the Last Day, has gone far, far astray” [TMQ-Nisā': 136]
Concernant la preuve de la foi (Iman) dans les Livres, le cas du Qur’ān est différent de tous les autres Livres révélés. La preuve que le Qur’ān est (révélé) d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ et qu'il est la parole d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ est une preuve rationnelle. Cela est dû au fait que le Qur’ān est une réalité perceptible par les sens et que l'intellect peut comprendre le fait qu'il est (révélé) d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. Le Qur’ān est un discours arabe dans ses mots et ses phrases. Les Arabes ont produit un discours. Il en est issu la poésie sous ses diverses formes et il en est issu la prose sous ses diverses formes. Leur discours est préservé dans des livres et a été mémorisé et transmis de génération en génération. Ainsi, le Qur’ān provient soit de leurs modes d'expression, étant prononcé par un Arabe éloquent, soit d'un mode d'expression différent, ayant été exprimé par quelqu'un d'autre que les Arabes. Les Arabes sont soit capables d'en produire le semblable, soit incapables de le faire malgré le fait qu'il s'agisse d'un discours arabe. Si les Arabes produisaient le semblable, alors ils seraient capables d'en apporter le semblable et ce serait la parole d'humains comme eux. S'ils échouaient à en produire le semblable malgré le fait qu'il s'agisse d'un discours arabe et qu'ils étaient les plus versés dans la langue arabe et les plus éloquents des Arabes, ce ne serait pas la parole d'humains. En examinant le Qur’ān et le discours des Arabes, on constate que le Qur’ān est un mode d'expression unique, sans précédent par quoi que ce soit que les Arabes aient dit. Ils n'ont jamais produit quoi que ce soit appartenant à la catégorie du Qur’ān, ni avant sa révélation, ni après, pas même par voie d'imitation ou de parodie de son style. Cela prouve que ce ne sont pas les Arabes qui ont produit ce discours et qu'il est donc le discours d'un autre qu'eux. Il a été établi par transmission concurrente [tawātur], ce qui témoigne de la certitude et de la précision, que les Arabes étaient incapables de produire quoi que ce soit de semblable au Qur’ān, bien qu'il les ait mis au défi de le faire. Le Qur’ān s'est adressé à eux :
Regarding the evidence of imān in the Books, the case of the Qur’ān is different from all other revealed Books. The evidence that the Qur’ān is (revealed) from Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰand that it is the speech of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ is a rational evidence. This is because the Qur’ān is a sensorially perceivable reality and the intellect can comprehend the fact that it is (revealed) from Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. The Qur’ān is Arabic speech in its words and sentences. The Arabs did produce discourse. From it is poetry in its various types and from it is prose in its various types. Their discourse is preserved in books and had been memorised and transmitted from generation to generation. Thus the Qur’ān is either from their modes of expression, being uttered by an eloquent Arab, or it is from a different mode of expression, having being expressed by someone other than the Arabs. The Arabs are either capable of producing the like of it or are incapable of this despite the fact that it is an Arabic discourse. If the Arabs produced the like of it then they are capable of bringing the like of it and it would be the speech of humans like themselves. If they failed to produce the like of it despite the fact that it is an Arabic discourse and that they were the most well-versed in the Arab tongue and the most eloquent of the Arabs, it would not be the speech of humans. Upon examining the Qur’ān and the discourse of the Arabs, one finds the Qur’ān to be a unique mode of expression, unprecedented by anything the Arabs have said. They never produced anything that belonged to the category of the Qur’ān, neither before its revelation, nor after it, not even by way of imitation or parody of its style. This proves that it was not the Arabs who produced this discourse and thus it is the discourse of other than them. It has been established through concurrent transmission [tawātur] which bespeaks definiteness and certainty that the Arabs were incapable of producing the like of the Qur’ān although it challenged them to do so. The Qur’ān addressed them:
« Et si vous êtes dans le doute à propos de ce que Nous avons révélé à Notre serviteur, produisez donc une sourate semblable à celle-ci ; et appelez vos témoins (s'il y en a) en dehors d'Allah, si vous êtes véridiques » [TMQ-Baqarah: 23]
“And if you are in doubt concerning what We have revealed unto Our slave, then produce a chapter of the like thereof; and call your witnesses (if there are any) besides Allah, if you are truthful” [TMQ-Baqarah: 23]
Et
And
« Ou bien disent-ils : "Il l'a inventé !" Dis : "Apportez donc une sourate semblable, et invoquez qui vous pourrez en dehors d'Allah, si vous êtes véridiques !" » [TMQ Yunus: 38]
“Or do they say, ‘He forged it!’ Say: ‘Bring you then a chapter like unto it, and call (to your aid) whomsoever you can besides Allah, if it be you speak the truth!’” [TMQ Yunus: 38]
Et
And
« Ou bien disent-ils : "Il l'a inventé !" Dis : "Apportez donc dix sourates semblables à celles-ci, inventées, et invoquez quiconque vous pourrez en dehors d'Allah, si vous dites la vérité !" » [TMQ Hud: 13]
“Or do they say, ‘He forged it!’ Say, ‘Bring you then ten chapters like unto it, forged, and call (to your aid) whomsoever you can besides Allah if you speak the truth!’” [TMQ Hud: 13]
« Dis : "Si les hommes et les djinn s'unissaient pour produire le semblable de ce Coran, ils ne pourraient produire le semblable, même s'ils se soutenaient les uns les autres par leur aide et leur appui" » [TMQ-Isrā': 88]
“Say: ‘If mankind and Jinn combined (efforts) to produce the like of this Qur’ān they could not produce the like thereof, even if they backed up each other with help and support’” [TMQ-Isrā': 88]
Malgré ce défi de taille, ils n'ont pas réussi à en produire un semblable. S'il est prouvé que le Qur’ān n'a pas été produit par les Arabes et que les Arabes ont échoué à en produire un semblable, alors il est prouvé que le Qur’ān provient d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ et qu'il est la parole d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. Cela est dû au fait qu'il est impossible pour quiconque d'autre que les Arabes de l'avoir produit, car il s'agit d'un discours arabe, et parce qu'il a rendu les Arabes incapables (de l'égaler). Il ne doit pas être dit qu'il s'agit de la parole de Muhammad ﷺ puisque Muhammad ﷺ est l'un des Arabes, et si les Arabes, en tant que génie, sont prouvés incapables, alors lui ﷺ même est prouvé incapable car il est l'un des Arabes. De plus, chacun est soumis au mode d'expression, en ce qui concerne les mots et les phrases, qui prévaut à son époque ou par le discours rapporté de ceux qui l'ont précédé. Lorsqu'il fait preuve de créativité dans l'expression, il n'utilise que des mots et des expressions pour transmettre des sens nouveaux ou de nouvelles figures de style ; il ne lui est pas possible d'exprimer (le semblable de) ce qui ne l'a pas précédé ou ce qu'il n'a jamais ressenti. Il est évident dans le style du Qur’ān que l'expression qu'il contient, en ce qui concerne les mots et les phrases, n'était pas connue des Arabes à l'époque du Prophète ﷺ ni avant son époque.
Despite this stark challenge they failed to produce the like of it. If it is proved that the Qur’ān was not produced by the Arabs and that the Arabs failed to produce the like of it, then the Qur’ān is proved to have come from Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ and that it is the speech of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ. This is because it is impossible for any one other than the Arabs to have produced it, because it is an Arabic discourse, and because it rendered the Arabs incapable (of matching it). It should not be said that it is the speech of Muhammad صلى الله عليه وسلم since Muhammad صلى الله عليه وسلمis one of the Arabs, and if the Arabs as a genius are proved incapable, then he صلى الله عليه وسلم himself is proved incapable because he is one of the Arabs. Moreover, everyone is subject to the mode of expression, with respect to words and sentences, prevailing in his age or by the discourse reported from those who came before him. When being creative in expression, he only uses words and expressions to convey novel meanings or in new figures of speech; it is not possible for him to express (the like of) what has not preceded him or he has never sensed. It is evident in the style of the Qur’ān that the expression in it with respect to the words and sentences was not known by the Arabs in the time of the Prophet صلى الله عليه وسلم nor before his time.
En tant qu'être humain, il lui est impossible d'avoir produit l'équivalent de quelque chose qu'il n'avait pas perçu, car cela relève de l'impossibilité rationnelle. Il est impossible que le mode d'expression coranique, en ce qui concerne les mots et les phrases, ait été produit par Muhammad ﷺ puisqu'il ne l'avait pas perçu. Par conséquent, le Qur’ān est la parole d'Allah (SWT) et Muhammad ﷺ l'a apportée de la part d'Allah (SWT). Cela a été prouvé rationnellement lors de la révélation du Qur’ān et cela est prouvé rationnellement aujourd'hui car il continue de rendre les êtres humains incapables d'en produire l'équivalent. Cette incapacité est prouvée de manière sensorielle et est sensoriellement compréhensible pour toute l'humanité.
« Celui qui rapporte délibérément une chose fausse à mon sujet, qu'il prépare sa place en Enfer, » [Reported by al-Bukhari and Muslim]
“He who intentionally reports something false concerning me, let him reside in his place in the fire,” [Reported by al-Bukhari and Muslim]
Si la parole de Muhammad ﷺ est comparée au Qur’ān, aucune similitude quelconque n'est observée entre les deux, prouvant que le Qur’ān n'est pas la parole de Muhammad ﷺ ; c'est la parole d'Allah (SWT).
If the speech of Muhammad صلى الله عليه وسلم is compared with the Qur’ān, no similarity whatsoever is seen between the two, proving that the Qur’ān is not the speech of Muhammad صلى الله عليه وسلم; it is the speech of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ.
Il est remarquable que tous les poètes, écrivains, philosophes et penseurs parmi les fils de l'homme commencent par un style présentant une certaine faiblesse ; leur style s'améliore progressivement jusqu'à ce qu'ils atteignent le sommet de leur potentiel. Ainsi, leur style fluctue entre force et faiblesse, sans compter l'occurrence de quelques pensées frivoles et d'expressions banales dans leurs textes. Pourtant, nous constatons que le style du Qur’ān, depuis le jour de la révélation du premier verset (Ayah),
It is noteworthy that all poets, writers, philosophers and thinkers from the sons of man commence in a style that has some weakness; their style gradually improves until they reach the peak of their potential. Thus their style fluctuates in strength and weakness, apart from the occurrence of some frivolous thoughts and trite expressions in their texts. Yet we find that the style of the Qur’ān from the day of the revelation of the first ayah,
« Récite ! Au nom de ton Seigneur, le Créateur, » [TMQ-Alaq: 1]
“Recite! In the name of your Lord and Cherisher, Who Created,” [TMQ-Alaq: 1]
Jusqu'au jour de la révélation du dernier verset (Ayah),
Until the day of the revelation of the last ayah,
« Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et renoncez à ce qui vous reste de l'usure, si vous êtes vraiment croyants. » [TMQ-Baqarah: 278]
“O you who believe! Fear Allah, and give up what remains of your demand for usury, if you are indeed believers.” [TMQ-Baqarah: 278]
était uniformément à son apogée en ce qui concerne l'éloquence et la rhétorique, la sublimité des pensées et la vigueur des expressions. Vous n'y trouverez jamais une seule expression banale ou une seule pensée frivole ; c'est une pièce homogène, jusque dans le plus petit détail ; sa totalité est, en ce qui concerne le style, semblable à une seule phrase. Ceci est la preuve qu'il ne s'agit pas de la parole des êtres humains, dont la parole est susceptible de divergences dans les expressions et les sens, mais qu'il s'agit en vérité de la parole du Seigneur des Mondes الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ.
was uniformly at its peak with respect to eloquence and rhetoric, sublimity of thoughts and the vigour of expressions. You will never find in it a single trite expression or one frivolous thought; it is one homogeneous piece, to the smallest detail; its entirety is, in respect of style, just like a single sentence. This is the proof that it is not the speech of human beings, whose speech is susceptible to divergence in expressions and meanings, but it is indeed the speech of the Lord of the Worlds الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ.
Ceci concerne le Qur’ān en tant que l'un des Livres révélés dans lesquels l'Islam exige la foi (Iman). La preuve des autres Livres révélés est textuelle et non rationnelle ; Allah (SWT) dit,
This is regarding the Qur’ān as one of the revealed Books in which Islam requires imān. The proof of the other revealed Books is textual, not rational; Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ says,
« Ô vous qui croyez ! Croyez en Allah, en Son Messager et au Livre qu'Il a fait descendre vers Son Messager, ainsi qu'au Livre qu'Il fit descendre auparavant. » [TMQ-Nisā': 136]
“O you who believe! Believe in Allah and His Messenger and the Book which He has sent to His Messenger and the Book which He sent afore” [TMQ-Nisā': 136]
Et
And
« Mais la piété consiste à croire en Allah, en Jour Dernier, en Ses Anges, en Son Livre et en Ses Messagers... » [TMQ-Baqarah: 177]
“But it is righteousness to believe in Allah and the Last Day, and the Angels, and the Book, and the Messengers…” [TMQ-Baqarah: 177]
Et
And
« À vous, Nous avons envoyé le Livre en toute vérité, confirmant ce qui est venu avant lui et le contrôlant. » [TMQ-Ma'idah: 48]
“To you We sent the Book in Truth, confirming that which came before it, and controlling over it” [TMQ-Ma'idah: 48]
Et
And
« Et voici un Livre que Nous avons fait descendre, porteur de bénédictions et confirmant ce qui est venu avant lui »
“And this is a Book which We have sent down, bringing blessings, and confirming (the revelations) which came before it”
Et
And
« Ce Coran n'est pas de nature à être produit par autre qu'Allah ; il est plutôt une confirmation de ce qui l'a précédé, » [TMQ Yunus: 37]
“This Qur’ān is not such as can be produced by other than Allah; rather it is a confirmation of that which went before it,” [TMQ Yunus: 37]
Avec la connaissance d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ, une chose se dévoile telle qu'elle est ; ainsi Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ sait qu'une chose sera avant qu'elle ne soit, et Il الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ sait qu'une chose était lorsqu'elle était, et Il الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ sait qu'une chose n'est plus lorsqu'elle n'est plus. Alors, comment la connaissance d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ change-t-elle avec le changement des choses ? La connaissance qui change avec le changement des choses récentes est une connaissance récente, et une chose récente ne réside pas en Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ car ce avec quoi le récent est associé est lui-même récent. D'autres parmi les Mutakallimin ont répondu à cela en disant : il est évident que notre connaissance que Zayd viendra à nous est différente de notre connaissance qu'il est effectivement venu ; cette distinction est due au renouvellement de la connaissance ; mais cela est applicable à l'homme parce que c'est lui dont la connaissance est renouvelée, car la source de sa connaissance, de sa sensation et de sa compréhension est renouvelée. Mais avec Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ
With the knowledge of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ a thing unfolds as it is; thus Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ knows that a thing will be before it is and He الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ knows that a thing was when it was and He الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ knows that a thing no longer is when it no longer is. So how does the knowledge of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ change with the change in things? The knowledge that changes with the change of recent things is a recent knowledge and a recent thing does not lie in Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ because that with which the recent is associated is itself recent. Others amongst the Mutakallimin replied to this by saying: it is self-evident that our knowledge that Zayd will come to us is other than our knowledge that he has indeed come; this distinction is due to the renewal of the knowledge; but this is applicable to man because it is he whose knowledge is renewed because the source of his knowledge, sensation and comprehension, is renewed. But with Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ
« Le Messager croit en ce qui lui a été descendu de la part de son Seigneur, de même que les croyants ; chacun d'eux croit en Allah, en Ses anges, en Ses Livres et en Ses Messagers ; Nous ne faisons aucune distinction (disent-ils) entre l'un et l'autre de Ses Messagers » [TMQ-Baqarah: 285]
“The Messenger believes in what has been revealed to him from his Lord, as do the believers; each one (of them) believes in Allah, His angels, His Books, and His Messengers; We make no distinction (they say) between one and another of His Messengers” [TMQ-Baqarah: 285]
Et
And
« Dis : "Nous croyons en Allah, en ce qui nous a été descendu, en ce qui a été descendu à Ibrāhim, Ismā'il, Is’hāq, Ya’qūb et aux Tribus, en ce qui a été donné à Mūsa et ‘Isā, et en ce qui a été donné à (tous) les Prophètes de la part de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux et nous nous soumettons à Allah" » [TMQ-Baqarah: 136]
“Say: ‘We believe in Allah, and in that which has been sent down to us, and that which was sent down to Ibrāhim, Ismā'il, Is’hāq, Ya’qūb, and the Tribes, and that which was given to Mūsa and ‘Isā, and that which was given to (all) the Prophets from their Lord: we make no difference between any of them and we submit to Allah” [TMQ-Baqarah: 136]
Quant à la preuve de la foi (Iman) au Jour Dernier – le Jour de la Résurrection – il s'agit d'une preuve textuelle et non d'une preuve rationnelle, car le Jour de la Résurrection n'est pas perceptible par l'esprit. Allah (SWT) dit,
As for the evidence for the imān in the Last Day - the Day of Resurrection – it is textual evidence and not rational evidence because the Day of Resurrection is not perceivable by the mind. Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ says,
« …et afin que tu avertisses la Mère des Cités et ce qui l'entoure ; et ceux qui croient en l'Au-delà, qu'ils y croient (ce Coran)… » [TMQ-An’ām: 92]
“…and so that you may warn the Mother of Cities and her surroundings; and those who believe in the Hereafter, believe in it (this Qur’ān)…” [TMQ-An’ām: 92]
Et
And
« ...ainsi ceux qui ne croient pas en l'Au-delà, leurs cœurs refusent de savoir, et ils sont arrogants » [TMQ Nahl: 22]
“...so those who believe not in the Hereafter, their hearts refuse to know, and they are arrogant” [TMQ Nahl: 22]
Et
And
« …et ceux qui ne croient pas en l'Au-delà, leur sort est la similitude du mal. » [TMQ Nahl: 60]
“…and those who believe not in the Hereafter, Thiers is the similitude of evil.” [TMQ Nahl: 60]
Et
And
« Et ceux qui ne croient pas en l'au-delà, Nous leur avons préparé un châtiment terrible » [TMQ-Isrā’: 10]
“And those who believe not in the Hereafter, We have prepared for them a Grievous Penalty” [TMQ-Isrā’: 10]
Et
And
« Puis, quand la Trompe sera sonnée d'un seul coup (le premier). Et la terre et les montagnes seront déplacées de leurs places, et broyées d'un seul broyage. Ce jour-là, l'Événement (le Grand) surviendra. Et le ciel se déchirera, car ce jour-là il sera fragile et déchiré. Et les anges seront sur ses côtés, et huit anges porteront, ce jour-là, le Trône de votre Seigneur au-dessus d'eux. Ce jour-là, vous serez conduits au Jugement, et aucun de vos secrets ne sera caché. » [TMQ Hāāqah: 13-18]
“ Then when the Trumpet will be blown with one blowing (the first one). And the earth and the mountains shall be removed from their places, and crushed with a single crushing. Then on that Day shall the (Great) Event befall. And the heaven will be rent asunder, for that Day it (the heaven) will be frail and torn up. And the angels will be on its sides, and eight angels will, that Day, bear the Throne of your Lord above them. That Day shall you be brought to Judgement, not a secret of you will be hidden.” [TMQ Hāāqah: 13-18]
And the Messenger of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ said,
And the Messenger of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ said,
« La foi (Iman) consiste à avoir la foi (Iman) en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Son fait de vous demander des comptes, en Ses messagers et à avoir la foi (Iman) en la Résurrection [ba’th], »
“Imān is to have imān in Allah, His Angels, His Books, His summoning you to account, His messengers and to have imān in the Resurrection [ba’th],”
Ce sont les piliers auxquels on doit avoir la foi (Iman) et ils sont au nombre de cinq : la foi (Iman) en Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Messagers et au Jour Dernier, ainsi que la foi (Iman) en al-qadā' et al-qadar. Nul n'est considéré comme ayant la foi (Iman) en Islam ou comme étant un musulman à moins qu'il n'ait la foi (Iman) en tous ces cinq piliers ainsi qu'en al-qadā’ et al-qadar. Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ dit,
These are the matters that one must have imān in and they are five: imān in Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ , His Angels , His Books, His Messengers and the Last Day, and to have imān also in al-qadā' and al-qadar. None is deemed to have belief (imān) in Islam or to be a Muslim unless he has imān in all of these five matters and also in al-qadā’ and al-qadar. Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ says,
« Ô vous qui croyez ! Croyez en Allah, en Son Messager et au Livre qu'Il a fait descendre vers Son Messager, ainsi qu'aux Livres qu'Il a fait descendre auparavant. Et quiconque mécroit en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et au Jour Dernier, est certes égaré, très loin de l'égarement. »
“O you who believe! Believe in Allah and His Messenger and the Book which He has sent to His Messenger and the Book which He sent afore. And whosoever denies Allah, His angels, His books, His messengers, and the Last Day, has gone far, far astray”
Le Qur’ān et le hadith mentionnent explicitement ces cinq questions, nommant clairement chacune d'elles ainsi que la signification de chacune. La mention explicite et définitive par le nom et par la signification du référent de la foi (Iman) dans toute autre question n'est pas trouvée, contrairement à ce qui est trouvé pour ces questions. Les textes qui sont définitifs [qat'i], tant dans leur transmission que dans leur indication, se trouvent concernant ces cinq questions, et aucune autre.
The Qur’ān and the hadīth mention these five matters explicitly, clearly naming each of them and the meaning of each. The explicit and definitive mention by name and with meaning of the referent of imān in any other matter is not found, as it is found for these matters. The texts which are definitive [qat'i] both in their transmission and in their indication are found with these five matters, and none else.
Il est vrai que la foi (Iman) en al-qadar a été mentionnée dans le hadith de Jibrīl, dans certaines de ses narrations, où il est dit,
It is true that imān in al-qadar was mentioned in the hadīth of Jibrīl, in some narrations of it, where it says,
« ...il a dit : "et que tu croies en al-qadar, en ce qu'il y a de bon comme de mauvais..." », rapporté par Muslim, narré par Umar ibn al-Khattab رَضِيَ اللهُ عَنْهُ, mais ce hadith est un rapport solitaire [khabr āhād].
“…he said ‘and that you believe in al-qadar, both the good and the bad of it...’”, Reported by Muslim, Narrated by Umar ibn al-Khattab رَضِيَ اللهُ عَنْهُ, but this hadīth is a solitary report [khabr āhād].
De plus, ce qui est entendu ici par « al-qadar » est la connaissance d'Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ, et non la question controversée d'al-qadā’ wa‘l-qadar. La question de la foi (Iman) en al-qadā’ wa‘l-qadar sous ce nom et avec le référent qui fait l'objet d'une controverse n'a jamais été mentionnée dans un texte définitif. Pourtant, le référent du terme fait partie de la croyance (Aqeedah) et la foi (Iman) en cela est obligatoire. Cela n'a jamais été connu sous ce nom et avec ce référent à l'époque des compagnons (Sahabah) رَضِيَ اللهُ عَنْهُ ; aucun texte rigoureusement authentifié [sahīh] ne le mentionne sous ce nom et avec ce référent. Au contraire, cela n'est devenu célèbre qu'au début de l'ère des successeurs (Tabi’un). C'est devenu connu et est devenu un sujet de discussion depuis cette époque. Ceux qui l'ont introduit et en ont fait un sujet de discussion sont les Mutakallimūn [les théologiens musulmans]. Cela n'a jamais existé avant l'émergence de ‘Ilm ul-Kalam [la théologie islamique], et n'a jamais été discuté sous ce nom « al-qadā’ wa‘l-qadar » et avec le même référent, si ce n'est par les Mutakallimūn après la fin du premier siècle Hijri.
Moreover, what is intended here by ‘al-qadar’ is the knowledge of Allah الله سُبْحَانَهُۥ وَتَعَالَىٰ, not the controversial issue of al-qadā’ wa‘l-qadar. The issue of imān in al-qadā’ wa‘l-qadar by this name and with the referent that is a subject of controversy was never mentioned in a definitive text. Yet the referent of the term is part of the aqeedah (creed) and imān in it is obligatory. It was never known by this name and with this referent at the time of the Sahābah (Companions) رَضِيَ اللهُ عَنْهُ; no rigourously authenticated [sahīh] text mentions it by this name and with this referent. Rather it became famous only at the beginning of the era of the Tabi'īn. It became known and became a subject of discussion since that time. Those who introduced it and made it a subject of discussion are the Mutakallimūn [Muslim Scholastics]. It never existed before the emergence of ‘Ilm ul-Kalam [Islamic Scholasticism], and was never discussed under this name ‘al-qadā’ wa‘l-qadar’ and with the same referent except by the Mutakallimūn after the end of the first century Hijri.