26. L'amitié du croyant envers les mécréants
26. The Believer's Befriending The Disbelievers
Allah (SWT) a dit :
Allah (swt) said:
« Que les croyants ne prennent pas les mécréants pour alliés au lieu des croyants. Et quiconque fait cela n'est pas de la part d'Allah, sauf si vous craignez d'eux un danger. Et Allah vous met en garde contre Lui-même, et c'est vers Allah que se fera le retour » [TMQ 3:28].
“Let not the believers take the disbelievers as friends instead of believers, and whoever does that is not of Allah in anything except if you fear from them something to be feared. And Allah warns you against Himself and to Allah is the return” [TMQ 3:28].
Ya’qub et Sahl le récitent comme (taqiyyah), ce qui est la récitation d'Al-Hasan et Mujahid, tandis que le reste (le récitent) comme (tuqat). Il est dit dans Al-Qamus Al-Muheet : « (At-tawqiyya) est (al-kalau) et la protection. Je fais (taqa) quelque chose, j'ai fait (taqa), je fais (taqi) (taqa) et il a fait (taqi) (tiqa), tout comme (kisa) signifie j'en ai eu peur. » Ce texte dans le verset (Ayah) en précise le sujet, et ce sens linguistique du mot (taqiyyah) précise ce que ce mot signifie dans ce verset (Ayah) au niveau du sens, puisqu'aucun sens de la charia n'y a été établi. Il impose donc de l'interpréter par son sens linguistique. C'est sur cette seule base que le verset (Ayah) est compris dans sa généralité et ses détails. Quant à ce qui est rapporté dans les hadiths concernant les circonstances de sa révélation, s'ils sont authentifiés, ils guident vers les détails de ce qui figure dans le verset (Ayah), mais ne changeraient ni son sujet, ni le sens de ses phrases selon la langue et la charia. Le sujet du verset (Ayah) est clair dans sa phrase, qui est les croyants se liant d'amitié avec les mécréants, c'est-à-dire les traitant comme des amis. Le texte est :
Ya’qub and Sahl recite it as (taqiyyah) which is the recitation of Al-Hasan and Mujahid, while the rest (recite it) as (tuqat). It is said in Al-Qamus Al-Muheet: ‘(At-tawqiyya) is (al-kalau) and protection. I do (taqa) something and I did (taqa) it and do (taqi) it (taqa) and he (taqi) it (tiqa) like (kisa) is I feared it.’ This text in the ayah specifies its subject and this linguistic meaning of the word (taqiyyah) specifies what this word means in this ayah in meaning since no Shari’ah meaning was established for it. So it specifies interpreting it with its linguistic meaning. Upon this basis alone is the ayah understood in its generality and details. As for what came in the ahadith of the circumstances of its revelation, if authenticated, guides to the details of what came in the ayah but would not change its subject neither the meaning of its sentences according to the language and Shar’a. The subject of the ayah is clear in its sentence which is believers befriending the disbelievers i.e. treating them as friends. The text is:
« Que les croyants ne prennent pas les mécréants pour alliés au lieu des croyants » [TMQ 3:28].
“Let not the believers take the disbelievers as friends instead of believers” [TMQ 3:28].
Si le verset (Ayah) ou les hadiths concernent un sujet spécifique, alors ils sont spécifiques à ce sujet et n'incluent rien d'autre. La question est celle de l'amitié des croyants avec les mécréants, pour laquelle le verset (Ayah) est venu l'interdire de manière décisive. Et ce n'est pas le seul verset (Ayah) sur ce sujet ; il y a eu de nombreux versets (Ayahs) comme la parole d'Allah :
If the ayah or ahadith came about a specific subject, then it is specific to this subject and does not include anything else. The issue is the issue of believers befriending disbelievers for which came the ayah decisively prohibiting it. Nor is this the only ayah upon this subject; there have come numerous ayahs like Allah’s statement:
« Annonce donc aux hypocrites qu'un châtiment douloureux les attend. Ceux qui prennent les mécréants pour alliés au lieu des croyants » [TMQ 4:138-139].
“Give tidings to the hypocrites that for them is a painful punishment. Those who take the disbelievers as (awliya) instead of believers” [TMQ 4:138-139].
Et la parole d'Allah :
And Allah’s statement:
« Ô vous qui croyez, ne prenez pas les mécréants pour (awliya) à la place des croyants » [TMQ 4:144]
“O you who believe, do not take the disbelievers as (awliya) instead of disbelievers” [TMQ 4:144]
Et Sa (SWT) parole :
And His (swt) statement:
« Vous ne trouverez pas un peuple qui croit en Allah et au Jour du Jugement aimant ceux qui s'opposent à Allah et à Son Messager ﷺ » [TMQ 58:22]
“You will not find a people who believe in Allah and the Day of Judgement loving those who oppose Allah and His Messenger” [TMQ 58:22]
Et Sa (SWT) parole
And His (swt) statement
« Ne prenez pas les Juifs et les Chrétiens pour (awliya) » [TMQ 5:51]
“Do not take the Jews and Christians as (awliya)” [TMQ 5:51]
Et Sa parole :
And His statement:
« Ne prenez pas mon ennemi et votre ennemi comme (awliya) » [TMQ 60:1]
“Do not take my enemy and your enemy as (awliya)” [TMQ 60:1]
Le sujet porte sur l'amitié des croyants envers les mécréants, et le reste du verset (Ayah) détaille ce sujet. Cela est dû au fait qu'Allah (SWT) a interdit aux croyants de prendre les mécréants pour amis, et a lié cette interdiction à une fermeté définitive selon laquelle celui qui agit ainsi et prend les mécréants pour amis, alors Allah se désavoue de lui. Ensuite, Il a exclu de cette interdiction décisive une situation, à savoir lorsque le croyant craint un mal de la part du mécréant, auquel cas il lui est permis de nouer des liens d'amitié avec les mécréants pour prévenir ce mal. Cela s'applique si le musulman est sous l'autorité des mécréants, vaincu dans son affaire, c'est-à-dire que la crainte du mécréant permet de lui être ami. Si la crainte disparaît, alors l'amitié est interdite. Par conséquent, la situation ne consiste pas à simuler l'amitié tout en cachant autre chose, mais la question est d'exclure la situation de la crainte du croyant envers le mécréant, lorsque le musulman est vaincu dans son affaire, de la généralité de l'interdiction de lui être ami. Le sens du verset (Ayah) est l'interdiction décisive pour les croyants de prendre les mécréants comme amis pour eux, de solliciter leur aide et de compter sur eux, et de leur être amis et d'avoir de l'amour entre eux. Ainsi, Il a interdit aux croyants de nouer des liens d'amitié avec les mécréants au lieu des croyants, puis a exclu une situation de cela, qui est la situation où existe une crainte d'eux lorsqu'ils sont sous leur autorité. Il est alors permis de manifester de l'amour pour eux et de leur être ami pour prévenir leur mal et leur préjudice. C'est-à-dire qu'il est permis de les prendre comme amis dans la situation où existe une crainte d'eux lorsqu'ils sont sous leur domination. En dehors de cela, ce n'est absolument pas permis. Cela concerne les mécréants uniquement en relation avec les croyants, car le verset (Ayah) a été révélé concernant l'affaire des croyants qui entretenaient des relations d'amitié avec les polythéistes à Makkah. Elle a interdit à ceux de Madinah de prendre pour alliés les polythéistes de Makkah et elle a interdit à tous les croyants, mais en excluant de cela les croyants qui étaient à Makkah et qui avaient été vaincus dans leur affaire. Elle les a donc exclus en raison de l'existence de la crainte du mal des mécréants à proximité d'eux. Tel est le sujet du verset (Ayah) et tel en est le sens, et telle est la règle de la charia déduite de celui-ci, qui est l'interdiction pour les croyants de prendre pour alliés les mécréants sous toutes les formes d'alliance, que ce soit pour le soutien, l'amitié, l'assistance, etc., car le mot (awliya) est venu de manière générale dans le verset (Ayah) couvrant tous ses sens, et la permission de les prendre pour alliés dans la situation où on les craint, c'est-à-dire la crainte de leur violence et de leur mal lorsque les mécréants sont victorieux sur les musulmans et que les musulmans sont vaincus dans leur affaire, exactement comme la situation des musulmans à Makkah avec les polythéistes. Il n'existe aucun autre sens dans le verset (Ayah) ni aucune autre règle que cette règle qui en est déduite. Quant à ce que certains disent que la « taqiyyah » consiste pour un musulman à manifester le contraire de ce qui est caché devant toute personne dont il craint le mal ou craint qu'elle ne connaisse sa réalité et ce qui est dans son âme, que cette personne soit mécréante ou croyante, cette affirmation est une pure erreur. Le verset (Ayah) n'indique rien de cela puisque le sens de : « Sauf si vous les craignez (tuqat) » signifie : sauf si vous craignez d'eux quelque chose qui puisse effrayer, car le sens de « atqaytu » quelque chose de « taqiyyah » est « j'en ai eu peur », et (tuqat) et (taqiyyah) ont le même sens. Ceci est exclu de l'interdiction des croyants de prendre pour alliés des mécréants au lieu de croyants, il est donc spécifique à ce qui en est exclu.
« Vous ne trouverez pas un peuple qui croit en Allah et au Jour Dernier aimant ceux qui s'opposent à Allah et à Son Messager ﷺ » [TMQ 58:22]
‘You will not find a people who believe in Allah and the Last Day loving those who oppose Allah and His Messenger’ [TMQ 58:22]
Et Sa (SWT) parole :
And His (swt) statement:
« Ne prenez pas les Juifs et les Chrétiens pour amis » [TMQ 5:51]
‘Do not take the Jews and Christians as friends’ [TMQ 5:51]
Et Sa (SWT) parole :
And His (swt) statement:
« Ne prenez pas mon ennemi et votre ennemi comme amis. » [TMQ 60:1]
‘Do not take my enemy and your enemy as friends.’ [TMQ 60:1]
Et Sa (SWT) parole :
And His (swt) statement:
« Ne prenez pas mon ennemi et votre ennemi comme amis. » [TMQ 60:1]
‘Do not take my enemy and your enemy as friends.’ [TMQ 60:1]
Sa (SWT) parole :
His (swt) statement:
« Au lieu des croyants » [TMQ 28:53]
‘Instead of believers’ [TMQ 28:53]
Cela signifie que l'amitié est obligatoire avec les croyants, et qu'il s'agit d'une interdiction de se lier d'amitié avec les mécréants et de les aider contre les croyants. Il est également dit (qu'il s'agit) d'une interdiction de traiter les mécréants avec bonté et amitié. Il est rapporté d'ibn Abbas : « amis » (awliya) est le pluriel de « ami (waliyy) », qui est celui qui commande à celui qui lui est agréable par l'assistance et le soutien, et cela se produit de deux manières. Premièrement, le soutien désigné par le soutien, et l'autre qui est le soutenu. Ainsi Sa (SWT) parole :
Means that friendship is obliged with believers, and this is a prohibition from befriending disbelievers and assisting them against believers. And it is said (that it is) a prohibition of treating the disbelievers with kindness and friendliness. It is narrated from ibn Abbas: "friends" (awliya) is the plural of "friend (waliyy) who is the one who commands the one pleased with his action with assistance and support, and it occurs in two ways. Firstly, the designated supporter with support and the other who is the supported. So His (swt) statement:
« Allah est l'ami de ceux qui croient » [TMQ 2:257
‘Allah is the friend of those who believe’ [TMQ 2:257
Cela signifie leurs aides et soutiens par Son soutien, et il est dit que le croyant est l'ami d'Allah, c'est-à-dire celui qui est assisté par Son soutien. Sa parole : « quiconque fait cela » signifie quiconque prend les mécréants pour amis au lieu des croyants, « alors il n'appartient à Allah en rien » c'est-à-dire qu'il ne fait pas partie des amis d'Allah (SWT) et qu'Allah (SWT) se dégage de lui, et il est dit qu'il ne fait partie de l'amitié (wilayah) d'Allah en rien. Ensuite, Il a exclu et a dit :
Means their helpers and supporters by His support, and it is said that the believer is the friend of Allah i.e. one assisted by His support. His statement: ‘whoever does that’ means whoever takes disbelievers as friends instead of believers ‘then he is not of Allah in anything’ i.e. he is not from the friends of Allah (swt) and Allah (swt) is absolved of him, and it is said he is not from the friendship (wilayah) of Allah in anything. Then He excluded and said:
« sauf si vous craignez d'eux quelque chose qui soit redoutable »
‘except if you fear from them something to be feared’
cela signifie que si les mécréants sont victorieux et les croyants vaincus, alors le croyant les craint s'il ne manifeste pas son accord avec eux ou ne maintient pas une bonne compagnie avec eux. À ce moment-là, il lui est permis de leur manifester son affection par la langue et leur conformité par précaution (taqiyyah) vis-à-vis d'eux et pour sa propre protection, sans pour autant y croire. Dans ce verset (Ayah), il y a une indication que la taqiyyah est permise dans la religion (Deen) lorsqu'il y a une crainte pour soi-même, et nos compagnons disent qu'elle est permise dans toutes les matters en temps de nécessité, et qu'elle devient souvent obligatoire (Fard) pour diverses formes de bienveillance et de réconciliation ; mais elle n'est pas permise parmi les actions consistant à tuer un croyant ou ce qui est connu ou considéré comme étant le plus probable être une corruption (istifsad) dans la religion (Deen). Al-Mufid a dit qu'elle est obligatoire par moments et devient fard, et qu'elle est permise par moments et devient recommandée. Elle est permise par moments sans obligation et devient parfois préférable à son abandon ; et il peut parfois être préférable de l'abandonner même si celui qui la pratique est excusé et pardonné pour cela en étant épargné du blâme. Sheikh Abu Ja’far At-Tusi a dit que le sens apparent des narrations indique qu'elle est obligatoire en cas de crainte pour sa vie, et il a été rapporté une dispense permettant de dire clairement la vérité à ce sujet. Al-Hasan a rapporté
means except that if the disbelievers are victorious and the believers defeated so the believer fears them if he does not show his agreement with them or make good his companionship with them. At that time, it is allowed for him to show his affection for them with his tongue and compliance to them as a precaution (taqiyyah) from them and protection for himself without believing that. In this ayah there is an indication that taqiyyah is permitted in the deen when there is fear over oneself and our companions say it is permitted in all matter at times of necessity and often it becomes obligatory for the variety of kindness and reconciliation, but it is not permitted from the actions in killing a believer or what is known or he considers most probable that it is spoiling (istifsad) in the deen. Al-Mufid said that it is obligatory at times and becomes fard, and it is permitted at times and becomes recommended. And it is permitted at time without obligation and it becomes at times better than leaving it; and it could at times be better to leave it even though its performer is excused and forgiven over it by leaving the blame over it. Sheikh Abu Ja’far At-Tusi said that the apparent meaning of the narrations indicate that it is obligatory during fear of one’s life, and it has been narrated that a dispensation in allowing speaking clearly the truth thereupon. Al-Hasan narrated

« Que ce menteur de Musaylimah prit deux hommes parmi les compagnons (Sahabah) du Messager d'Allah ﷺ et dit à l'un d'eux : Témoignes-tu que Muhammad est un Messager d'Allah ? Il dit : Oui. Il dit : Témoignes-tu alors que je suis un Messager d'Allah ? Il dit : Oui. Puis il appela l'autre et dit : Témoignes-tu que Muhammad est un Messager d'Allah ? Il dit : Oui. Puis il dit : Témoignes-tu alors que je suis un Messager d'Allah ? Il dit : Je suis sourd (à cela). Il le dit trois fois, chaque fois qu'il lui répondait comme le premier, puis il lui trancha le cou. Cela fut rapporté au Messager d'Allah ﷺ qui dit : Quant à celui qui fut tué, il a mis en pratique sa vérité et sa conviction, et il a acquis sa vertu, puisse-t-il en être récompensé. Quant à l'autre, il a accepté la concession d'Allah, il n'y a donc aucune responsabilité sur lui. »
‘That Musaylimah the liar took two men of the Sahabah of the Messenger of Allah (saw) and said to one of them: Do you bear witness that Muhammad is a Messenger of Allah? He said: Yes. He said: Then do you bear witness that I am a Messenger of Allah? He said: Yes. Then he called for the other and said: Do you bear witness that Muhammad is a Messenger of Allah? He said: Yes. Then he said: Then do you bear witness that I am a Messenger of Allah? He said: I am deaf (to that). He said it thrice each time answering him like the first so he struck off his neck. This was conveyed to the Messenger of Allah who said: As for the one killed, he executed his truth and conviction, and he took his virtue so may it be good for him. As for the other, he accepted the concession of Allah so there is no liability on him.’
« En conséquence, la taqiyyah est une dispense et dire clairement la vérité est une vertu » (le discours d'At-Tabarsi se termine).
Accordingly taqiyyah is a dispensation and speaking clearly the truth is a virtue” (At-Tabarsi’s speech ends).
En conséquence, il ressort des paroles des deux mufasireen, At-Tabari et At-Tabarsi, qui appartiennent à deux écoles de pensée différentes, leur accord sur l'explication du sens du verset (Ayah) tel qu'il est venu, à savoir qu'il s'agit d'une interdiction pour les croyants de nouer des amitiés avec les mécréants, tout en excluant de cette interdiction la situation où les croyants craignent le mal des mécréants. Regardez les paroles d'At-Tabari : « sauf si vous craignez d'eux quelque chose qui soit redoutable (tuqat) » (c'est-à-dire) sauf si vous êtes sous leur autorité et que vous les craignez pour vos vies, de sorte que vous leur manifestez votre amitié par vos langues. Et regardez les paroles d'At-Tabarisi : « Puis Il a exclu et a dit : "sauf si vous craignez d'eux quelque chose qui soit redoutable" et le sens est : sauf si les mécréants sont victorieux et les croyants vaincus, de sorte que le croyant les craint s'il ne manifeste pas son accord avec eux et ne concrétise pas son amitié avec eux. À ce moment-là, il lui est permis de leur manifester son amour par sa langue et sa soumission par précaution et pour la protection de son âme. » Les deux mufasireen s'accordent sur le fait que le sujet consiste à exclure de l'interdiction le fait pour les croyants de nouer des amitiés avec les mécréants et que cela s'y limite. Excepté qu'At-Tabarisi a poursuivi au-delà du sujet et a fait du verset (Ayah) une preuve que la taqiyyah est permise dans la religion (Deen) pour la durée de la vie d'une personne, ce qui n'est pas présent dans le verset (Ayah) puisque son sujet est l'interdiction pour les croyants de nouer des amitiés avec les mécréants et l'exclusion de la situation de crainte des mécréants lorsqu'ils vainquent les musulmans en autorisant leur amitié dans cette situation. Il ne s'agit pas de la taqiyyah dans la religion (Deen) et cela n'est pas spécifié à la crainte pour la vie car l'exclusion est générale « sauf si vous craignez d'eux quelque chose qui soit redoutable » (c'est-à-dire) sauf si vous craignez d'eux ce qui est redoutable. Az-Zamakhshari a dit dans Al Kashaf
Accordingly it is shown from the words of the two mufasireen, At-Tabari and At-Tabarsi, who are of two different schools of thought, their agreement upon explaining the meaning of the ayah as it came in that it is a prohibition for believers befriending disbelievers and excluding the situation of believers fearing the harm of the disbelievers from this prohibition. Look at the words of At Tabari: “except if you fear from them something to be feared (tuqat)’ (i.e.) except if you are in their authority and you fear them over your lives so you show them friendship with your tongues.” And look at the words of At-Tabarisi: “Then He excluded and said: ‘except if you fear from them something to be feared’ and the meaning is except if the disbelievers are victorious and believers defeated so the believer fears them if he does not show his agreement with them and does not make good his friendship with them. At that time it is allowed for him to show his love for them by his tongue and compliance to them as a precaution and in protection of his soul.” The two mufasireen agree that the subject is excluding the prohibition of believers befriending disbelievers and that it is limited to that. Except that At-Tabarisi followed upon that which is outside the subject and made the ayah an evidence that taqiyyah is permitted in the deen during for one’s life which is not present in the ayah since its subject is the prohibition of believers befriending disbelievers and excluding the situation of fear of the disbelievers when they defeat the Muslims in allowing their friendship in this situation. It is not taqiyyah in the deen nor is it specified to fear over life because the exclusion is general “except if you fear from them something to be feared” (i.e.) except if you fear from them what is to be feared from. Az-Zamakhshari said in Al Kashaf

« À moins que vous ne craigniez d'eux un mal dont il faut se protéger » ; ainsi, toute question dont il faut se protéger permet de nouer des liens d'amitié, c'est-à-dire que tout ce que vous craignez d'eux est général, couvrant la crainte pour la vie, les biens, l'honneur et les intérêts. Par conséquent, faire du verset (Ayah) une preuve pour la (taqiyyah) dans la religion (Deen) en dehors du sujet, et le restreindre à la situation de la crainte pour la vie, constitue une spécification sans preuve (spécifiant). Ceci s'ajoute au fait qu'il s'agit d'un autre sujet ne concernant que la mécréance (Kufr) et la foi (Iman), lequel est lié à un autre verset (Ayah) et n'est pas lié à ce verset (Ayah).
“Except if you fear from them a matter which requires protection from” so any matter which must be protected from permits befriending it i.e. all that you fear them which is general covering fear over life, wealth, honour and interests. Accordingly making the ayah an evidence for (taqiyyah) in the deen outside the subject, and making it specific in the situation of fear over life is specification without a specifying (evidence). This is besides it being another subject relating to kufr and iman only which is related to another ayah and it is not related to this ayah.
Quant à la déclaration d'At-Tabarisi : « Nos compagnons ont dit (cela) est permis dans toutes les choses en cas de nécessité », ce qu'il cite d'Al-Mufid concernant le fait que ce soit obligatoire ou non obligatoire, jusqu'à la fin de ce qu'il a mentionné, est un discours abstrait dépourvu de toute preuve. Le verset (Ayah) n'indique pas cela d'aucune manière, même selon l'exégèse (Tafsir) d'At-Tabarisi lui-même, et il n'est pas venu avec une autre preuve, ni du Livre, ni de la sunna, ni du consensus (Ijma’) des compagnons (Sahabah) ; par conséquent, cela est rejeté et perd tout rang de considération. Il n'est pas non plus dit que si le fait de se lier d'amitié avec les mécréants dans une situation de crainte d'eux est autorisé, alors l'obéissance à un dirigeant injuste ou transgresseur détenant le pouvoir est d'un précédent plus grand. Cela n'est pas dit car ce qui constitue un précédent plus grand est le sens même du discours, et cela n'en fait pas partie, et il n'y a aucune extension de lien avec cela. Ce n'est pas comme la parole d'Allah :
As for the statement of At-Tabarisi: “Our companions said (it is) permitted in all matters during necessity” then what he quotes from Al-Mufid of its being obligatory or not obligatory to the last of what he mentioned is abstract speech of any evidence. The ayah does not indicate this in any way even according to At-Tabarisi’s own tafsir, nor did he come with any other evidence neither from the Book or Sunnah or Ijma’a of the Sahabah, hence it is rejected and falls from the rank of consideration. Nor is it said that if befriending disbelievers in the situation of fear of them is allowed then compliance with the unjust or transgressor ruler with power is of greater precedent. This is not said because that which is of greater precedent is the sense of the speech and this is not from it nor is their any extention of any connection with it. It is not like Allah’s statement:
« Parmi eux se trouve celui à qui, si tu confiais un Dinar, il ne te le rendrait pas. » [TMQ 3:75]
“Among them is one whom if you entrust him with a Dinar would not return it to you” [TMQ 3:75]
Ce n'est pas non plus comme la parole d'Allah :
Nor is it like Allah’s statement:
« Et parmi les Gens du Livre, il en est un qui, si tu lui confies un qintar, te le rendra » [TMQ 3:75].
“And of the People of the Book is one whom if you entrusted with a qintar will return it to you” [TMQ 3:75].
Ceci est parce que le transgresseur ne fait pas partie de la catégorie des mécréants ou de leur classe, et parce que l'amitié interdite dans ce verset (Ayah) consiste à se lier d'amitié au lieu des croyants. Le dirigeant injuste et transgresseur détenant le pouvoir fait partie des croyants ; l'injustice émanant de lui ou la transgression qui l'enveloppe ne nient pas la description de la foi (Iman) en lui. Par conséquent, ce sujet n'entre pas dans la recherche du précédent majeur, et ainsi, le précédent majeur n'y intervient pas de manière à être utilisé comme témoignage.
This is because the transgressor is not from the category of the disbeliever or from their class, and because the friendship prohibited in this ayah is befriending instead of the believers. The unjust and transgressor ruler with power is among the believers injustice occurring from him or the transgression covering him does not negate the description of iman from him. Hence this subject does not enter in the research of greater precedent, so accordingly the greater precedent does not come into it such that it is used as a witness.
De plus, le fait de se lier d'amitié avec le dirigeant injuste et transgresseur détenant le pouvoir est autorisé dans une situation de sécurité tout comme dans une situation de peur, car il est croyant, et se lier d'amitié avec les croyants est certainement autorisé car le mot « croyants » dans Sa parole : « au lieu des croyants » est général et couvre tous les croyants. Il n'est pas venu de texte interdisant de se lier d'amitié avec le dirigeant injuste ou transgresseur, ou de se lier d'amitié avec les transgresseurs et les pervers (fujjar) ; au contraire, les textes sont spécifiques dans l'interdiction de se lier d'amitié avec les mécréants. Plus encore, l'obéissance au dirigeant injuste est obligatoire en dehors du péché, le jihad est obligatoire sous sa bannière, et il est permis de prier derrière l'imam lors de la prière s'il est un transgresseur, ce qui constitue l'une des plus grandes indications concernant la permission de leur amitié. Ce qui est interdit, c'est de prendre plaisir à l'injustice du dirigeant et à la transgression du transgresseur. En conséquence, la taqiyyah est rejetée lorsqu'il s'agit d'un croyant montrant le contraire de ce qu'il cache devant un dirigeant injuste ou transgresseur puissant, ou un opposant dans l'opinion ou similaire, et le fait de le faire est illicite (Haram) car c'est de l'hypocrisie, et toute hypocrisie est interdite.
Moreover the befriending of the unjust and transgressor ruler with power is allowed in the situation of security and the situation of fear equally because he is a believer and befriending believers is definitely allowed because the word “believers” in His statement: “instead of believers” is general covering all believers. There did not come any text prohibiting befriending the unjust or transgressor ruler or befriending transgressors and the wicked (fujjar); rather the texts are specific in prohibiting the befriending of disbelievers. More than that, the obedience to the unjust ruler is obliged in other than sin and jihad is obliged under his banner and it is allowed to pray behind the Imam in prayer if he is a transgressor which are of the greatest indication regarding permitting their friendship. What is prohibited is the pleasure with the injustice of the ruler and the transgression of the transgressor. Accordingly taqiyyah is rejected when it is a believer showing opposite to what he hides in front of powerful unjust or transgressor ruler or opponent in the opinion or similar, and doing it is haram as it is hypocrisy and all hypocrisy is forbidden.
« Sauf celui qui est contraint alors que son cœur demeure ferme dans la foi (Iman) » [TMQ 16:106].
“Except the one who is compelled and his heart is content upon iman” [TMQ 16:106].
Certains mufasireen font un lien avec le verset (Ayah) : « sauf si vous craignez d'eux un danger » et en déduisent que le fait de manifester la mécréance (Kufr) tout en cachant la foi (Iman) entre dans la catégorie de l'amitié et en fait ce qu'ils appellent la (taqiyyah), certains en déduisant que l'amitié est autorisée uniquement dans la situation où l'on craint pour sa vie, mais pas dans d'autres (situations). Ceci est une erreur pure car le verset (Ayah) : « sauf celui qui y est contraint alors que son cœur demeure plein de foi (Iman) » concerne une situation différente et un sujet différent, car son sujet est l'apostasie de l'Islam dans la situation où il existe une crainte de mort certaine et confirmée et non probable, tandis que le sujet du verset (Ayah) : « sauf si vous craignez d'eux un danger » est l'interdiction de se lier d'amitié avec les mécréants sous toutes leurs formes et l'exclusion de la permission de cette amitié dans la situation où existe ce qui est redouté, que ce soit la crainte pour la vie, les biens, l'intérêt ou tout autre préjudice. Il distingue entre les deux situations et les deux sujets de telle sorte que l'un n'entre pas dans l'autre et qu'ils ne sont pas liés entre eux en raison de la différence de situation et de sujet. Lorsque le musulman est sous l'autorité de mécréants et qu'il est vaincu dans son affaire devant eux, il ne lui est pas permis d'apostasier de l'Islam par signe de soumission envers eux ; au contraire, il lui est obligatoire d'émigrer s'il est incapable d'accomplir les règles de sa religion (Deen), contrairement à l'amitié avec eux qui est autorisée. Cependant, si le musulman craint pour sa vie une mort confirmée et qu'il est contraint à la mécréance (Kufr), alors il lui est permis de manifester la mécréance (Kufr) et de cacher la foi (Iman), et en dehors de cela, ce n'est pas permis en raison du texte du verset (Ayah) :
Some mufasireen link it with the ayah: “except if you fear from them something to be feared” and deduce from it the entering of showing kufr and hiding iman in the category of friendship and making it to enter what they call (taqiyyah), with some deducing from it that friendship is allowed in the situation of fearing for one’s life only but not in other (situations). This is pure error because the ayah: “except the one who is compelled and his heart is content upon iman” has a different situation and a different subject as its subject is apostasy from Islam in the situation where there exists fear of definite, confirmed killing not probable and the subject of the ayah: “except if you fear from them something to be feared” is prohibiting befriending disbelievers in all its types and excluding the permissibility of this befriending in the situation of there existing what is feared from whether it was fear over life, wealth, interest or any harm. It distinguishes between the two situations and two subjects such that one does not enter into the other nor are they linked with it due to the difference in situation and subject. When the Muslim is under the authority of disbelievers defeated over his matter before them, it is not permitted for him to apostatise from Islam as a show of compliance to them; rather it is obligatory upon him to emigrate if he is unable to perform the rules of his deen contrary to befriending them which is allowed. However if the Muslims fear over his life a confirmed death and he is forced upon kufr then it is permitted for him to show kufr and hide iman, and other than that it is not permitted because of the text of the ayah:
« Quiconque mécroit en Allah après sa foi (Iman), excepté celui qui est contraint alors que son cœur demeure ferme dans la foi (Iman). » [TMQ 16:106].
“Whoever disbelieves in Allah after his iman except the one who is compelled and his heart is content upon iman.” [TMQ 16:106].
Le sujet est donc le sujet de la mécréance (Kufr) après la foi (Iman), c'est-à-dire le sujet de l'apostasie de l'Islam, et la situation est la situation de la crainte de la mort. C'est ce que les fuqaha nomment al-ikrah al-mulji (la contrainte accablante), qui est la seule contrainte considérée par la Charia dans toutes les situations où la règle est levée pour celui qui est contraint. La contrainte que la Charia a exclue est la contrainte par refuge, c'est-à-dire la situation de la crainte d'une mort certaine. Cela est renforcé dans le verset (Ayah) qui a été révélé au sujet des musulmans qui ont apostasié par crainte de la mort. Il a été rapporté que ce verset (Ayah) a été révélé au sujet d'Ammar bin Yasir. At-Tabari a dit : « Muhammad bin S’aad m'a rapporté et a dit : mon oncle paternel m'a rapporté et a dit : mon père m'a rapporté de son père, d'après ibn Abbas, que Sa parole : ‘Quiconque mécroit en Allah après sa foi, excepté celui qui est contraint alors que son cœur demeure ferme dans la foi (Iman)’, jusqu'à la fin du verset (Ayah). Cela était dû au fait que les polythéistes avaient frappé Ammar bin Yasir et l'avaient puni, puis l'avaient laissé. Il est alors retourné vers le Messager d'Allah ﷺ et l'a informé de ce qu'il avait subi de la part des Quraysh et de ce qu'il avait dit. Allah (SWT) a alors révélé la mention de son excuse : ‘Quiconque mécroit en Allah après sa foi (Iman)’, jusqu'à Sa parole ‘un grand châtiment’. Bashr nous a rapporté et a dit : Yazid nous a rapporté et a dit : Saeed nous a rapporté de Qatadah : ‘Quiconque mécroit en Allah après sa foi (Iman), excepté celui qui est contraint alors que son cœur demeure ferme dans la foi (Iman)’ et a dit : Il nous a été mentionné que cela a été révélé au sujet d'Ammar bin Yasir, que les Banu Al-Mughira avaient capturé et plongé dans le puits de Maymun en disant : « Mécrois en Allah », il les a donc suivis en cela alors que son cœur était contraint. Allah (SWT) a alors révélé Sa parole : ‘excepté celui qui est contraint alors que son cœur demeure ferme dans la foi (Iman).’ » Et At-Tabari a dit : Ibn Abd al-‘Ala nous a rapporté et a dit : Muhammad bin Thawr nous a rapporté de Mu’ammar, d'après Abdulkareem Al-Juzri, d'après Abu Ubayd bin Muhammad bin Ammar bin Yasir qui a dit :
So the subject is the subject of kufr after iman i.e. the subject of apostasy from Islam, and the situation is the situation of fearing death. This is what the fuqaha term as alikrah almulji (compulsion of refuge) which is the only compulsion considered by the Shar’a in all situations in which the rule is lifted from the one compelled. The compulsion which the Shar’a excluded is the compulsion by refuge i.e. the situation of fearing definite death. This is strengthened in the ayah that was revealed about Muslims who apostatised fearing death. It was narrated that this ayah was revealed about Ammar bin Yasir. At-Tabari said: “Muhammad bin S’aad related to me and said: My paternal uncle related to me and said: My father related to me from his father from ibn Abbas that His statement: ‘Whoever disbelieves in Allah after his belief except the one who is compelled and his heart is content upon iman’ to the end of the ayah. This was because the polytheists struck Ammar bin Yasir and punished him then left him. So he returned to the Messenger of Allah (saw) and informed him about what he met with from Quraysh and what he said. So Allah (swt) revealed his mention of his excuse: ‘Whoever disbelieves in Allah after his iman’ until His statement ‘great punishment.’ Bashr related to us and said: Yazid related to us and said: Saeed related to us from Qatadah: ‘Whoever disbelieves in Allah after his belief except the one who is compelled and his heart is content upon iman’ and said: It was mentioned to us that it was revealed about Ammar bin Yasir whom Banu Al-Mughira captured and covered him in the well of Maymun and said: Disbelieve in Allah, so he followed them in that and his heart was compelled. So Allah (swt) revealed His statement: ‘except the one who is compelled and his heart is content upon iman.’ And At-Tabari said: Ibn Abd al-‘Ala related to us and said: Muhammad bin Thawr related to us from Mu’ammar from Abdulkareem Al-Juzri from Abu Ubayd bin Muhammad bin Ammar bin Yasir who said:
Les polythéistes ont pris Ammar bin Yasir et l'ont châtié jusqu'à ce qu'il leur dise une partie de ce qu'ils souhaitaient. Il a rapporté cela au Prophète ﷺ et le Prophète ﷺ a dit : « Comment as-tu trouvé ton cœur ? » Il a dit : « Assuré dans la foi (Iman). » Le Prophète ﷺ a dit : « S'ils réitèrent, alors réitère. »
The polytheists took Ammar bin Yasir and punished him until he said to them in some of what they wished. He mentioned that to the Prophet (saw) and the Prophet (saw) said: How did you find your heart? He said: Secured upon iman. The Prophet (saw) said: If they repeat, then you repeat.”
Ces hadiths indiquent que la circonstance de la révélation du verset (Ayah) est l'incident d'Ammar et que son sujet est l'apostasie de l'Islam. La situation qui lui est spécifique est la peur certaine d'être tué, ce qui suffit à elle seule à confirmer qu'elle n'a aucun rapport avec le verset (Ayah) : « sauf si vous craignez d'eux quelque chose à craindre ». Le verset (Ayah) : « sauf celui qui est contraint alors que son cœur demeure ferme dans la foi (Iman) » a été révélé à Makkah sur le sujet de la foi (Iman), et le verset (Ayah) : « sauf si vous craignez d'eux quelque chose à craindre » est de Médine, révélé sur le sujet de l'exclusion de la situation de craindre ce qui est à craindre de l'interdiction pour les croyants de se lier d'amitié avec les mécréants. En conséquence, ce verset (Ayah) n'est pas applicable à ce sujet.
These ahadith indicate that the circumstance of revelation of the ayah is the incident of Ammar and its subject is apostasy from Islam. The situation specific to it is the definite fear of killing which alone is sufficient to strengthen that it has no relationship with the ayah: “except if you fear from them something to be feared.” The ayah: “except the one who is compelled and his heart is content upon iman” was revealed in Makkah on the subject of iman, and the ayah: “except if you fear from them something to be feared” is Madinan revealed on the subject of excluding the situation of fearing what is to be feared from the prohibition of believers befriending disbelievers. Accordingly this ayah is not applicable on that subject.
Il reste la règle concernant celui qui est menacé d'une mort certaine : est-il plus vertueux de manifester la mécréance (Kufr) et de cacher la foi (Iman) afin d'échapper à la mort, ou est-il préférable de persévérer dans sa foi (Iman) même si cela conduit à la mort ? La réponse est que persévérer dans la foi (Iman) même si cela conduit à la mort est préférable, car la permission de manifester la mécréance (Kufr) est une dispense qui lève une difficulté, tandis que la préservation de la foi (Iman) est une ('azeemah), qui est le principe ; il est donc préférable de persévérer. Il est rapporté
There remains the rule regarding the one threatened with confirmed killing: Is it more virtuous to show kufr and hide iman so as to be safe from death or is it better to persevere upon his iman even if it leads to death? The answer is that persevering to iman even if it leads to death is better because the permissibility of showing kufr is a dispensation and lifts difficulty, and preserving the iman is (‘azeemah) which is the principle therefore it is better. It is narrated

« Que Musaylimah prit deux hommes et dit à l'un d'eux : Que dis-tu de Muhammad ﷺ ? Il répondit : Un Messager d'Allah. Il dit : Alors que dis-tu de moi ? De même pour toi. Ainsi, il le laissa libre. Il dit à l'autre : Que dis-tu de Muhammad ﷺ ? Il répondit : Un Messager d'Allah. Il dit : Alors que dis-tu de moi ? Il répondit : Je suis muet. Il le répéta trois fois et il répéta sa réponse, alors il le tua. Cela parvint au Messager d'Allah ﷺ qui dit : Quant au premier, il a reçu l'indulgence d'Allah. Quant au second, il a exposé la vérité, alors béni soit-il. »
“That Musaylimah took two men and said to one of them: What do you say about Muhammad? He said: A Messenger of Allah. He said: Then what do you say of me? You as well. So he left him free. He said to the other: What do you say of Muhammad? He said: A Messenger of Allah. He said: Then what do you say of me? He said: I am dumb. He repeated it thrice and he repeated his answer, so he killed him. That reached the Messenger of Allah (saw) so he said: As for the first, he took the dispensation of Allah. As for the second, he exposed the truth so blessed be he.”
Ceci est explicite dans la préférence de celui qui a été patient et s'est accroché à la foi (Iman) par rapport à celui qui a pris la dispense d'Allah (SWT) et a manifesté la mécréance (Kufr) par crainte pour sa vie face à un meurtre confirmé.
This is explicit in preferring the one who was patient and stuck to iman over the one who took the dispensation of Allah (swt) and showed kufr fearing for his life from a confirmed killing.
Ceci concerne celui de qui la mécréance (Kufr) est exigée. Quant à celui de qui l'on demande moins que cela, comme délaisser l'appel à l'islam (Da’wah) ou commettre un péché ou quelque chose de similaire ; la permission ne peut être tirée de ce verset (Ayah). En conséquence, on ne peut pas dire que si Allah permettait au musulman de manifester la mécréance (Kufr), alors ce qui est moindre que la mécréance (Kufr) aurait un précédent plus important. Cela ne se dit pas car la désobéissance n'appartient pas à l'espèce de la mécréance (Kufr), elle n'entre donc pas dans la recherche par précédent plus important. De même, aucune analogie entre la mécréance (Kufr) et le péché n'est effectuée puisqu'il n'existe pas de raison avant que l'analogie ne soit établie. Cependant, quant à celui qui craint pour sa vie face à un meurtre confirmé et que l'on exige de lui un péché ou de faire moins que la mécréance (Kufr), il lui est permis de le faire pour sauver sa vie et il n'y a pas de péché sur lui. Cela est dû à sa parole ﷺ :
This is regarding the one from whom kufr is demanded. As for the one from whom is sought less than that like leaving the Islamic da’wah or performing a sin or something similar; permissibility is not taken from this ayah. Accordingly it is not said that if Allah permitted the Muslim to show kufr, then what is lesser than kufr is of greater precedent. This is not said because disobedience is not from the species of kufr, so it does not enter the research by greater precedent. Similarly an analogy between kufr and sin is not performed since there does not exist a reason until analogy occurs. However as for the one who fears for his life over confirmed killing and it is sought from him sin or doing less than kufr, it is permitted for him to do so to save his life and there is no sin upon him. This is due to his (saw) statement:
« L'erreur, l'oubli et ce qui est imposé à ma communauté (Ummah) lui ont été retirés »
“Lifted from my Ummah is the mistake, forgetfulness and what is compelled upon it”
C'est-à-dire que le blâme et le péché sont levés, et la règle est levée, ce qui signifie la permission de le faire. Cependant (cela n'est) que dans une seule situation, qui est la situation d'un meurtre certain et confirmé, ce que les juristes (Fuqaha) ont appelé al-ikrah al-mulji (contrainte irrésistible), qui est la seule contrainte considérée par la Shar’a dans toutes les conditions dans lesquelles elle est levée pour celui qui est contraint, comme le divorce, le mariage, le commerce et d'autres actes et contrats. Sa parole « et ce qui est imposé par la contrainte » qui est al-ikrah al-mulji (contrainte irrésistible).
I.e. the blame and sin is lifted, and the rule is lifted, which means the permissibility of doing it. However (this is) only in one situation which is the situation of definite, confirmed killing which is what the fuqaha called alikrah almulji (compulsion by refuge) which is the only compulsion considered by the Shar’a in all conditions in which there is lifted from the one compelled like divorce, marriage, trade and other actions and contracts. His statement “and what is forced upon it” which is alikrah almulji (compulsion by refuge).