Ainsi, il était obligatoire (Fard) pour les musulmans de pratiquer l'effort d’interprétation (Ijtihad) afin de déduire la règle de la charia pour chaque question survenant. Et les règles qui étaient déduites étaient des règles de la charia islamique, déduites du Coran et de la sunna ou de tout ce que le Coran et la sunna suggéraient en termes de preuves.
Thus, it was fard on the Muslims to perform Ijtihād to deduce the Sharī’ah rule for each issue that occurred. And the rules that were deduced were Islamic Sharī’ah rules, deduced from the Quran and Sunnah or whatever the Quran and Sunnah alluded to in terms of evidences.
Quant à l'exégèse (Tafsir), ils expliquaient les versets du Coran et tentaient d'exposer les significations des versets soit selon ce qu'indiquaient les mots et les phrases, en termes de significations linguistiques et de la charia, soit en admettant des choses survenant qui entraient dans le sens de ces mots et de ces phrases. Bien que l'exégèse (Tafsir) ait commencé à s'étendre et que la clarification des significations des versets soit devenue plus détaillée, les concepts romains et grecs relatifs au point de vue sur la vie ou la législation, les considérant comme provenant de cultures non islamiques, n'ont pas été insérés dans la littérature de l'exégèse (Tafsir). En effet, il y avait des hadiths fabriqués et faibles utilisés par certains Mufassirun. Ils ont inséré leurs propres significations dans l'exégèse (Tafsir) du Coran bien qu'elles ne fussent pas islamiques. Cependant, cela ne doit pas être considéré comme un exemple d'influence de la culture non islamique, mais plutôt comme une interpolation de la culture islamique, telle que l'interpolation de hadiths que le Messager ﷺ n'a pas réellement prononcés. Il y a une différence entre interpoler quelque chose en Islam par rapport à la fabrication de hadiths et être influencé par une culture non islamique en adoptant ses pensées et en les insérant dans l'Islam comme faisant partie de l'Islam. En résumé, les disciplines de la charia n'ont pas été affectées par les cultures non islamiques. Quant aux disciplines littéraires et linguistiques, etc., l'influence de la langue arabe sur le reste des langues dans les terres conquises fut forte jusqu'à ce que les autres langues disparaissent de l'usage courant dans les affaires de la vie. La langue arabe était la seule langue dominante sur toutes les affaires de la vie en sa capacité de composante politique dans la compréhension de l'Islam, car elle est la langue du Coran. C'est pourquoi vous constaterez que les nations conquises, après avoir acquis la conviction en l'Islam, ont participé au renforcement de cette influence car c'était l'une des exigences de l'Islam, la religion (Deen) qu'elles étaient venues professer. Par conséquent, la langue arabe n'a pas été affectée par les langues et la culture des terres conquises. Au contraire, la langue elle-même a influencé la terre qui fut conquise et a affaibli ses langues originales jusqu'à ce que certaines d'entre elles disparaissent complètement ou presque, la langue arabe restant la seule langue de l'Islam, la seule langue utilisée par l'État, la langue commune, la langue de la culture, de la science et de la politique. Bien que la littérature arabe ait rencontré des formes matérielles dans les pays conquis telles que des jardins, des palais, des mers, des rivières, des paysages, etc., elle s'est développée avec l'accroissement de ses significations, de son imagination, de ses similitudes et de ses sujets ; elle en a bénéficié mais n'a pas été affectée par des pensées qui contredisaient l'Islam. Ainsi, nous constatons que concernant les aspects liés au dogme qui contredisent l'Islam, aucun des littéraires musulmans n'en a été affecté et, en fait, ils s'y sont complètement opposés. Bien que la philosophie grecque ait été traduite et qu'on lui ait accordé de l'attention, la littérature grecque qui professait la croyance en une pluralité de dieux et leur attribuait des caractéristiques anthropomorphes n'a pas connu une grande diffusion parmi les musulmans ; en fait, ils ne lui ont accordé aucune attention du tout. Certes, certains individus ont outrepassé les exigences de ce qui convenait à la culture islamique. Ils sont devenus vulnérables à des significations non reconnues par l'Islam. Tout comme les écrivains et poètes moralement dépravés, ils ont inclus dans leur poésie des significations avec lesquelles l'Islam n'était pas d'accord. Mais ceux-là n'étaient qu'une infime minorité qui ne mérite pas d'être mentionnée par rapport à la société islamique. Quel que soit le degré d'influence que leurs écrits ont pu subir de la part de significations interdites par l'Islam, ce ne fut pas une influence qui a affecté la culture islamique. Au contraire, la culture islamique a perduré, tout comme la culture arabe et la langue arabe, exemptes de tout soupçon.
As for tafsīr (Qur’ānic exegesis), they used to explain the verses of the Qur’ān and attempted to expound the meanings of verses either according to what was indicated by the words and sentences, in terms of the linguistic and Sharī’ah meanings or by admitting things occurring which fell within the meanings of those words and sentences. Even though the tafsīr began to expand and the clarification of the meanings of verses became more detailed but Roman and Greek concepts relating to the viewpoint about life or legislation, considering them as coming from non-Islamic cultures were not inserted into the tafsīr literature. Indeed, there were fabricated and weak ahadīth used by some Mufassirun. They inserted their meanings into the tafsīr of the Qur’ān even though they were not Islamic. However, that is not to be considered as an example of being effected by non-Islamic culture but as interpolation of the Islamic culture, such as the interpolation of ahadīth the Messenger did not actually utter. There is a difference between interpolating something in Islam with respect to the fabrication of ahadīth and being effected by a non-Islamic culture by adopting its thoughts and inserting them into Islam as part of Islam. In short, the Sharī’ah disciplines were not affected by non-Islamic cultures. As for the literary and linguistic disciplines etc, the influence of the Arabic language on the rest of the languages in the conquered lands was strong until the other languages disappeared from common usage in life’s affairs. The Arabic language was the only dominant language over all affairs of life in its capacity as a political component in the understanding of Islam, because it is the language of the Qur’ān. That is why you will find that the conquered nations after having conviction in Islam participated in strengthening this influence because it was one of the requirements of Islam, the deen they came to profess. Therefore, Arabic language was not affected by the languages and culture of the conquered lands. On the contrary, the language itself influenced the land that was conquered and weakened its original languages until some of them disappeared altogether or almost disappeared with the Arabic language remaining as the only language of Islam, the only language used by the state, the common language, the language of culture, science and politics. Although Arabic literature came across material forms in the conquered countries such as gardens, palaces, seas, rivers, scenery etc, it grew with the increase in its meanings, imagination, similes and topics, it benefited from these but it did not become affected by thoughts which contradicted Islam. Thus, we find the aspects related to the creed which contradict Islam, none of the Muslim literary’s was affected by them and infact they completely opposed them. Although the Greek philosophy was translated and attention was given to it, however the Greek literature which professed belief in a plurality of gods and gave them anthropomorphic attributes did not gain much currency amongst the Muslims, in fact they did not give it any attention at all. Yes, some individuals did overstep the requirements of what was befitting the Islamic culture. They became vulnerable to meanings not recognised by Islam. Just as the morally depraved amongst the writers and poets did, they included meanings in their poetry which Islam did not agree with. But those were an insignificant few who are not worth mentioning in relation to the Islamic society. However much their literature may have been affected by meanings forbidden by Islam this was not an influence that affected the Islamic culture. Rather, the Islamic culture continued as did the Arabic culture and the Arabic language, free from any suspicion.
Quant aux disciplines rationnelles, les musulmans, en raison de la nature de leur mission originelle dans la vie, qui est l'appel à l'islam (Da’wah), entraient souvent en conflit avec les peuples d'autres religions et cultures qui s'armaient de la philosophie grecque. Réfuter et détruire leurs croyances et démontrer leur fausseté était impératif. Ils devaient expliquer la croyance (Aqeedah) islamique d'une manière que ces peuples pouvaient comprendre. C'est pourquoi les musulmans ont institué la science du Tawhid (unicité (Tawhid)) afin de clarifier la croyance (Aqeedah) islamique et de l'expliquer aux gens. Ainsi, l'ilm al-tawheed (science du Tawhid) a vu le jour. Bien qu'elle relève des disciplines de la charia en termes de sujet, qui est la croyance (Aqeedah) islamique, elle est considérée comme faisant partie des disciplines rationnelles en termes de forme et de transmission. Les musulmans ont bénéficié du mantiq (logique) et l'ont traduit en arabe. Par conséquent, il est clair que les cultures étrangères n'ont pas affecté la culture islamique, que ce soit dans les disciplines de la charia, la langue arabe ou les disciplines rationnelles. Seule la culture islamique est restée jusqu'à la fin de la période de déclin, en tant que culture purement islamique. Quant aux musulmans, ils n'ont pas non plus été affectés par une autre culture, ni en termes de leur façon de penser, ni dans leur compréhension de l'islam. La mentalité des musulmans a continué purement en tant que mentalité islamique. Cependant, il y eut certains individus qui furent affectés par les disciplines rationnelles étrangères. Ainsi, de nouvelles pensées surgirent parmi eux. Et il y eut des individus pour qui l'étude des philosophies étrangères fut initiée comme un voile sur leurs esprits, ce qui les conduisit à tomber dans l'erreur en comprenant certaines des pensées de l'islam ou les conduisit à tomber dans l'égarement dans leurs discussions intellectuelles. Ils tentèrent de comprendre certaines des pensées sans se restreindre à la croyance (Aqeedah) islamique et aux pensées de l'islam. Ils sont deux groupes : le premier groupe, c'est l'erreur dans leur compréhension qui les a fait tomber dans la situation dans laquelle ils se sont trouvés, mais ils ont continué à avoir une mentalité islamique (‘aqliyya islamiyya) et une disposition islamique (nafsiyya islamiyya). Par conséquent, leur contribution intellectuelle est considérée comme faisant partie de la culture islamique même si elle contenait des pensées erronées, mais il s'agissait d'une incompréhension. Le second groupe, l'égarement dans leur compréhension est ce qui les a fait tomber dans la situation dans laquelle ils se sont trouvés. Ils se sont complètement écartés de la croyance (Aqeedah) islamique et en sont venus à porter une mentalité non islamique (‘aqliyya). Par conséquent, leur contribution intellectuelle n'est pas considérée comme faisant partie de la culture islamique.
As for the rational disciplines, the Muslims due to the nature of their original mission in life, which is the Da’wah to Islam, used to clash with the people of other religions and cultures who would arm themselves with Greek philosophy. Refuting and destroying their beliefs and demonstrating their fallacy was imperative. They had to explain the Islamic ‘aqīdah (creed) in a manner these people could understand. That is why the Muslims instituted the science of Tawheed (belief in the oneness of Allah) in order to clarify the Islamic ‘aqīdah (creed) and explain it to the people. Thus, ‘ilm al-tawheed (science of Tawheed) came to exist. Even though it comes under the Sharī’ah disciplines in terms of the subject, which is the Islamic ‘aqīdah (creed), but it is considered part of the rational disciplines in terms of form and delivery. The Muslims benefited from mantiq (logic) and they translated it into Arabic. Consequently, it is clear that the foreign cultures did not affect the Islamic culture, whether in the Sharī’ah disciplines, Arabic language or rational disciplines. Only the Islamic culture remained until the end of the period of decline, as a purely Islamic culture. As for the Muslims they also were not affected by any other culture, neither in terms of their way of thinking or in their understanding of Islam. The mentality of the Muslims continued purely as an Islamic mentality. However, there were some individuals who were affected by the foreign rational disciplines. So, new thoughts arose amongst them. And there were individuals for whom the study of foreign philosophies was initiated as a veil over their minds which led them to fall into error in understanding some of the thoughts of Islam or led them to fall into misguidance in their intellectual discussions. They attempted to understand some of the thoughts without restricting themselves to the Islamic ‘aqīdah (creed) and the thoughts of Islam. They are two groups: The first group, it was the error in their understanding which caused them to fall into the situation they found themselves in, but they continued to have an Islamic mentality (‘aqliyya islamiyya) and Islamic disposition (nafsiyya islamiyya). Therefore, their intellectual contribution is considered part of the Islamic culture even though it contained erroneous thoughts, but it was a misunderstanding. The second group, the misguidance in their comprehension was what caused them to fall into the situation they found themselves in. They had completely deviated from the Islamic ‘aqīdah (creed) and came to carry a non-Islamic mentality (‘aqliyya). Therefore, their intellectual contribution is not considered to be part of the Islamic culture.
Quant au premier groupe, l'influence de la philosophie hindoue fut la raison de leur erreur dans leur compréhension. En effet, la philosophie hindoue prône l'ascétisme et le renoncement au monde. Certains musulmans furent confus et pensèrent que l'ascétisme était la même chose que le zuhd (austérité pieuse) qui a été rapporté dans certains hadiths. C'est de cette compréhension que sont nés les Soufis. Cela a affecté la compréhension de ce que signifie prendre ou renoncer au monde. Bien que le zuhd (mener une vie austère) dans ce monde signifie que l'on ne doit pas faire du monde son but ultime dans la vie, par exemple, en faisant de l'acquisition de richesses pour elle-même le but le plus élevé. Cela ne signifie toutefois pas que l'on ne doit pas profiter des bonnes choses et licites (Halal) de la vie, ce qui est contraire à l'ascétisme et au renoncement au monde, tous deux signifiant l'abandon des plaisirs et des délices de la vie malgré la capacité de les atteindre. Cela contredit l'Islam. Cette compréhension erronée trouve son origine dans le voile qui a couvert l'esprit de certains musulmans en raison de leur étude de la philosophie hindoue.
As for the first group, the effect of the Hindu philosophy was the reason for their error in their understanding. This is because the Hindu philosophy advocates ascetism and renunciation of the world. Some Muslims became confused and thought ascetism was the same as zuhd (pious austerity) which has been reported in some ahadīth. It is from this understanding that the Sufis arose. This affected the understanding of what it means to take or renounce the world. Even though zuhd (living an austere life) in this world means that one should not take the world as ones goal in life, for example, making the procurement of wealth for its own sake the highest goal. It does not mean however that one should not enjoy the good and halāl things in life which is contrary to ascetism and the renunciation of the world, both of which mean the abandonment of pleasures and delights in life despite having the ability to attain them. This contradicts Islam. This erroneous understanding originates due to the veil that covered the minds of some Muslims owing to their study of the Hindu philosophy.
Quant au second groupe, le fait d'être influencés par la philosophie grecque fut la raison de leur compréhension erronée. Cela s'explique par le fait que la philosophie grecque apportait des pensées et des discussions sur des choses qui dépassaient le monde naturel. Elle s'est donné pour but de discuter de l'existence de Dieu et de Ses attributs (sifat). Ceux qui la maîtrisaient parmi les non-musulmans dans les terres conquises ont attaqué l'Islam, ce qui a conduit certains musulmans à traduire leurs œuvres et à les étudier afin de répondre à ceux qui attaquaient l'Islam. Ils ont tenté de concilier la philosophie avec l'Islam. Cela a mené à des débats dont les partisans étaient influencés par la philosophie grecque, tels que le débat sur la création du Qur’ān (khalq al-Qur’ān) et tel que le débat pour savoir si l'attribut (sifat) était identique à l'objet décrit ou s'il était extérieur à la chose décrite, ainsi que d'autres discussions de ce genre. Mais ces discussions s'arrêtaient aux limites de la croyance (Aqeedah) islamique. Leurs partisans adhéraient à la croyance (Aqeedah) et se restreignaient à ses pensées. Les raisons de leurs discussions étaient la croyance (Aqeedah) islamique, ils n'en ont pas dévié. Ils ne se sont pas lancés aveuglément dans la philosophie en dehors de l'applicabilité de la croyance (Aqeedah). Leurs pensées étaient des pensées islamiques et leurs discussions sont considérées comme faisant partie de la culture islamique. C'est pourquoi ils n'ont pas dévié ni ne se sont égarés. Leur adhésion à la croyance (Aqeedah) islamique les a protégés de l'égarement. Des exemples de telles personnes sont les Mu’tazila parmi les savants de l'unicité (Tawhid). Mais il y eut un petit nombre de personnes qui se sont plongées tête la première dans la philosophie grecque sans se restreindre à la croyance (Aqeedah) islamique. Ils ont étudié la philosophie grecque sur une base purement rationnelle sans adhérer à l'Islam. Ils se sont livrés à l'étude de la philosophie grecque et ont commencé à l'imiter et à l'émuler. Ils ont commencé à instaurer leur propre philosophie basée sur leur propre variante de philosophie. Ils n'ont pas permis à la croyance (Aqeedah) islamique d'avoir la moindre influence sur leurs discussions et n'en ont pas reconnu la présence ; au contraire, leur discussion était une discussion purement philosophique. Bien qu'en leur qualité de musulmans, certains aspects de l'Islam soient apparus dans leurs discussions, cela était dû aux concepts islamiques profondément enracinés qu'ils détenaient, comme c'était le cas pour certains philosophes juifs. Cela ne rapproche pas leur philosophie d'un seul pas de l'Islam ; il s'agit plutôt d'une philosophie rationnelle procédant selon la méthodologie de la philosophie grecque. Ce sont les philosophes musulmans tels qu'Ibn Sina, al-Farabi, Ibn Rushd et leurs semblables. Cette philosophie n'était pas islamique et n'était pas non plus la philosophie de l'Islam concernant la vie ; en vérité, elle n'avait aucun rapport avec l'Islam. Elle n'est pas considérée comme une culture islamique car la croyance (Aqeedah) islamique ne faisait pas partie de son étude. Au contraire, lorsqu'ils en discutaient, ils ne prêtaient aucune attention à l'Islam. Seule la philosophie grecque était l'objet d'étude et elle n'a aucun rapport avec l'Islam ou la croyance (Aqeedah) islamique.
Ceci est, brièvement, la position des musulmans à l'égard des cultures non islamiques. Ainsi, les musulmans n'ont généralement pas été affectés par elles, mais ils en ont tiré profit, et ils n'ont certainement pas étudié les cultures étrangères en ce qui concerne les règles juridiques. Dans les disciplines de la charia, on ne trouve rien se rapportant aux cultures non islamiques. Ils ont bénéficié des significations, des allégories et de la créativité présentes dans les cultures étrangères, mais cela n'a eu aucun effet sur la langue arabe ou la littérature arabe. Ainsi, de ce point de vue, leur étude des cultures non islamiques se faisait par voie de bénéfice et non d'influence. Quant aux disciplines rationnelles, ils les ont étudiées et en ont bénéficié en termes de style de présentation en logique (mantiq) et dans l' ‘ilm al-tawheed. Cependant, l'Islam et les pensées de l'Islam n'ont pas été affectés, mais certains musulmans ont été affectés dans leur compréhension de l'Islam, ce qui s'est manifesté dans leur comportement et leurs écrits, mais pas dans la culture islamique ou les pensées islamiques, et ce fut le cas pour des gens comme les Soufis et les philosophes musulmans.
This, briefly, is the position of Muslims with regards the non-Islamic cultures. So, the Muslims generally were not affected by them but they did benefit from them, and they definitely did not study the foreign cultures relating to legal rulings. In the Sharī’ah disciplines nothing can be found relating to the non-Islamic cultures. They benefited from the meanings, allegories and creativity present in the foreign cultures but that had no effect on the Arabic language or Arabic literature. So, from this perspective their study of non-Islamic cultures was by way of benefit and not effect. As for the rational disciplines, they studied them and benefited from them in terms of the style of delivery in logic (mantiq) and in ‘ilm al-tawheed. However, Islam and the thoughts of Islam were not affected but some Muslims were affected in their understanding of Islam and this manifested in their behaviour and writings but not in the Islamic culture or Islamic thoughts and this was the case with the likes of the Sufis and Muslim philosophers.
Ceci concerne la culture. En ce qui concerne les sciences telles que les sciences naturelles, les mathématiques, l'astronomie, la médecine, etc., les musulmans les ont étudiées et les ont adoptées universellement. Elles ne relèvent pas de la culture, laquelle affecte en réalité le point de vue sur la vie. Ce ne sont que des sciences empiriques et communes à tous les peuples. Elles sont universelles, et non spécifiques à une nation particulière à l'exclusion des autres. Par conséquent, les musulmans s'en sont emparés et en ont tiré profit.
This is with respect to the culture. With regards to the sciences such as the natural sciences, mathematics, astronomy, medicine etc, the Muslims studied them and adopted them universally. They do not fall under culture which actually affects the viewpoint about life. They are empirical sciences only and general to all people. They are universal, not specific to any particular nation to the exclusion of others. Therefore, the Muslims took from them and benefited from them.
Quant à la manière de compiler les sciences et la culture islamique, elle s'est développée naturellement jusqu'à ce qu'elle soit organisée. La culture islamique a commencé oralement, les gens se la transmettant les uns aux autres par l'audition ; ils ne se consacraient à l'écriture de rien d'autre que le Coran jusqu'à ce que le territoire de l'État s'étende et qu'un besoin urgent de mettre par écrit les sciences et les disciplines surgisse. Puis, progressivement, la pratique de l'écriture a augmenté bien qu'elle ne suivît aucun système spécifique. Ils écrivaient sur une question en exégèse (Tafsir), en hadith, en jurisprudence islamique (Fiqh), en histoire, en littérature, etc., tout cela dans un seul livre sans arrangement ni division en chapitres, car tout cela constituait la connaissance à leurs yeux. Il n'y avait pas de différence entre une science et une autre, ni entre un fragment de savoir et un autre. Au contraire, tout n'était qu'une seule science. Un savant n'était pas distingué par une science particulière. Ensuite, il y eut une concentration sur l'écriture lorsque la portée des disciplines s'élargit et que la plupart devinrent incapables de tout englober. Ainsi, une inclination spécifique vers un type de science et de discipline prévalut parmi chaque groupe. De ce fait, des questions similaires se mirent à être rassemblées. Les sciences et les disciplines devinrent plus distinctes et les savants (Ulama) commencèrent lentement à les organiser de manière structurée. En raison de cela, les pensées prirent le cours d'être organisées et mises par écrit, jusqu'à ce que nous ayons des exemples d'œuvres telles que le Muwatta en hadith, Kalila wa Dimna dans la littérature arabe, al-Risala dans les fondements de la jurisprudence (usul), les livres de Muhammad en jurisprudence (Fiqh), le livre al-’Ayn dans la langue arabe, le livre de Sibawayh en grammaire, le livre d'Ibn Hisham en biographie du Prophète (Seerah), le livre de Tabari en histoire, et ainsi de suite... il y avait plutôt des livres pour chaque branche de la jurisprudence islamique (Fiqh), comme l'exemple de Kitab al-Kharaj par Abu Yusuf concernant l'économie, et le livre al-Ahkām al-Sultaniyya d'al-Mawardi concernant le pouvoir. Ensuite, les compilations incluaient toutes les branches de sciences et de disciplines, et l'organisation des questions (masa’il) et des chapitres a progressé graduellement jusqu'à inclure toutes les sciences et disciplines. Puis, la culture (thaqafa) s'est séparée de la science dans les compilations au sein des classes d'enseignement supérieur dans les universités et ainsi de suite...
As for the manner of compiling the sciences and Islamic culture, it grew naturally until it was organised. The Islamic culture began orally, the people transmitted it to each other through hearing, they did not devote themselves to writing down anything other than the Qur’ān until the area of the state had expanded and there arose an urgent need to have the sciences and disciplines written down. Then, gradually the practise of writing increased though it was not according to any specific system. They would write about an issue in tafsīr, hadīth, jurisprudence, history, literature etc all in one book without arrangement or division into chapters because it all constituted knowledge in their view. There was no difference between one science and another or between one piece of knowledge and another. Rather, all were one science. A scholar was not distinguished by any particular science. Then there was a concentration on writing when the scope of the disciplines expanded and most became unable to encompass it all. So a specific inclination towards one type of science and discipline prevailed amongst each group. Thus, similar issues came to be gathered together. And the sciences and disciplines became more distinct and the Ulama began to slowly arrange it in an organised manner. Due to this the thoughts took the course of being arranged and written down until we have examples of such works as the Muwatta in hadīth, Kalila wa Dimna in Arabic literature, al-Risala in foundations of jurisprudence (usul), the books of Muhammad in jurisprudence (fiqh), the book al-’Ayn in Arabic language, and the book of Sibawayh in grammar, the book of Ibn Hisham in Sīrah, the book of Tabari in history and so on and so forth....rather there were books for each branch of fiqh (Islamic jurisprudence) like the example of Kitab al-Kharaj by Abu Yusuf regarding economics, and the book al-Ahkām al-Sultaniyya of al-Mawardi in ruling. Then the compilations included all branches of sciences and disciplines and the arrangement of issues (masa’il) and chapters gradually progressed until it came to include all the sciences and disciplines. Then culture (thaqafa) became separated from science in the compilations in the classes of higher education in the universities and so forth...
Ce qui mérite d'être mentionné, c'est que les Musulmans ont adopté le style de compilation des autres, car le style de compilation est semblable aux sciences en ce qu'il est général.
What is worth mentioning is that the Muslims took the style of compilation from others because the style of compilation is like the sciences in being general.