28. Les relations entre les individus
28. Relationships Between Individuals
Les règles qui ont été expliquées sont un échantillon des règles de la charia relatives à l'État islamique et à ses relations avec les autres États, peuples et nations. Certaines des règles y ont été clarifiées à titre d'échantillon pour le reste des règles, jusqu'à ce que le fondement sur lequel reposent ces relations générales et la catégorie de règles traitant de ses problèmes soient clarifiés pour le musulman. Il existe des relations entre les individus sur lesquelles reposent leurs intérêts dans leurs vies. L'Islam est venu et a traité ces relations entre les individus avec des règles de la charia spécifiques aux relations individuelles, générales pour l'être humain dans son essence en tant qu'être humain.
The rules which have been explained are a sample of the Shari’ah rules related to the Islamic State and its relationship with other states, peoples and nations. Some of the rules were clarified therein as a sample for the rest of the rules until it is clarified for the Muslim thence the basis upon which these general relations stand and the category of rules which treat its problems. There are relations between individuals upon which their benefits stand in their lives. Islam came and treated these relations between individuals with Shari’ah rules specific with individual relations, general for human beings in his essence as a human being.
L'Islam, dans l'ensemble de sa législation, légifère pour les êtres humains et non pour des individus spécifiques, mais il légifère pour l'être humain représenté par les individus. Il légifère pour ces individus en prenant en compte leur attribut humain en tant que collectif de personnes constituant une communauté, et il légifère pour ces individus et pour cette communauté ce dont ils ont besoin en termes de relations, ainsi que les relations entre les individus par l'existence desquels une communauté est créée. Et puisque la connotation par « les êtres humains » désigne l'espèce humaine, indépendamment du fait qu'il soit Khalid ou Muhammad, la législation est venue pour cet être humain et non pour un individu spécifique. Et puisque l'intention par « l'individu » est une personne spécifique en ce qu'elle est un Khalid ou un Muhammad particulier, l'Islam a fait de l'accomplissement des responsabilités législatives demandées à l'individu, dans sa capacité individualisée, une intention visant à traiter les problèmes de l'individu en tant qu'individu, et a ordonné l'attachement à tout ce avec quoi l'Islam est venu. Les règles, même si elles sont légiférées pour les êtres humains, font que celui à qui l'on demande d'assumer ses responsabilités est l'individu spécifique en tant que n'importe quel Khalid ou Muhammad. Cependant, cela ne se fait pas dans sa capacité individuelle qui lui est propre, où nul autre ne peut lui être associé, telle que sa taille, son amour des jeunes herbes ou son abstinence de viande, mais plutôt en tant qu'individu dans sa capacité d'être un être humain auquel s'appliquent les attributs innés de l'humain, dans lequel apparaît l'énergie vitale qui se manifeste dans les actions de cet individu en sa qualité d'être humain. L'Islam est venu avec des règles pour organiser les relations entre les individus dans leurs vies publiques et privées ; c'est-à-dire qu'il est venu avec des règles pour organiser leurs relations entre les personnes, tout comme il est venu avec des règles légiférées pour organiser les relations entre les personnes et l'État, entre l'État et d'autres États, ou pour organiser la communauté en ce qu'elle est une communauté. Toutes ces règles sont imposées à un individu spécifique, Muhammad ﷺ ou Khalid ou Hassan, mais en respect de sa condition d'être humain.
Islam in all its legislation legislates for human beings not for specific individuals but it legislates for the human being represented in individuals. It legislates for these individuals with their human attribute in their consideration as a collection of people who are a community and legislates for these individuals and this community what they need of relationships and of the relationships between individuals by whose existence a community is created. And since the connotation by human beings is the species of human beings irrespective of his being Khalid or Muhammad, the legislation came for this human being not for a specific individual. And since the intention by the individual is a specific person in respect of his being a particular Khalid or Muhammad, Islam made performing the legislated responsibilities requested from the individual in his individualised capacity and intended by it is the treatment of the problems of the individual as an individual, and commanded the restriction with all that Islam came with. The rules, even if legislated for human beings, yet the one requested to undertake its responsibilities is the specific individual as any Khalid or Muhammad. However this is not in his individual capacity specific to him wherein none other can associate with him such as his length, his love of young herbs, his abstention from meat, but rather as an individual in the capacity of his being a human being upon whom applies the innate attributes of the human wherein appears the vital energy which manifest in the actions of this individual in his capacity as a human being. Islam came with rules to organise the relationships between individuals in their public and private lives i.e. it came with rules to organise their relationships between people just as it came with rules legislated to organise relationships between people and the State, and between the State and other states or to organise the community in respect of it being a community. All of these are rules imposed upon a specific individual, Muhammad or Khalid or Hassan but in respect of his being a human being.
En suivant les règles de la charia dans leur généralité, nous constatons que lorsque l'Islam a légiféré des règles, il a protégé les intérêts de l'individu dans sa personnalité spécifique et les intérêts de la communauté dans laquelle il vit, en sa qualité de communauté composée d'individus dans son essence en tant que communauté, et non par rapport aux relations entre les individus. Lorsqu'il légifère pour la communauté avec les relations qui l'habitent, il protège les intérêts de l'individu, et lorsqu'il légifère pour l'individu dans les relations entre lui et autrui, il protège les intérêts de la communauté. En conséquence, nous constatons que lorsqu'il a accordé à l'État le droit de prélever sur les richesses des musulmans pour administrer les affaires des citoyens là où il a explicitement stipulé que les revenus sont insuffisants, il a restreint l'État pour qu'il ne prenne pas plus que ce qu'Allah (SWT) a imposé à la communauté, comme le prélèvement d'argent pour le jihad ou pour nourrir les affamés. Et il l'a restreint pour qu'il ne prenne cela qu'à partir de l'excédent d'argent des riches, c'est-à-dire ce qui dépasse leurs besoins fondamentaux qui sont la nourriture, le vêtement et le logement, et leurs besoins de base qui sont considérés comme des nécessités selon la définition de leur société, c'est-à-dire selon ce qui est connu de leurs besoins comme le mariage et ce dont ils dépendent pour satisfaire leurs besoins éloignés, tels que les serviteurs et autres choses similaires. Au sein de cette législation pour préserver la société se trouve la protection des intérêts de l'individu. Vous trouverez également que lorsque la charia permet à l'individu de construire une maison ou de planter un jardin, elle lui impose un passage pour les gens et l'empêche de construire, de planter ou de cultiver de toute manière qui empiète sur le droit du passage de la propriété publique. Et lorsqu'elle permet à l'individu de vendre ce qu'il possède hors des terres de l'Islam dans le commerce, elle l'empêche de vendre des armes et tout ce qui renforce l'ennemi contre les musulmans. Cette législation pour l'individu protège les intérêts de la communauté.
From following the Shari’ah rules in their generality, we find that when Islam legislated rules it protected the interests of the individual in his specific personality and the interests of the community in which he lives in its capacity as a community composed of individuals in its essence as a community not in the relation to relationships between individuals. When it legislates for the community with the relationships within it, it protects the individual’s interests, and when it legislates for the individual in the relationships between him and other(s) it protects the interests of the community. Accordingly we find that when it allowed the State the right to take from the Muslims’ wealth to administer the affairs of the citizens where it explicitly stated revenues are not sufficient, it restricted the State not to take more than what Allah (swt) obliged upon the community like taking money for jihad or feeding the hungry. And it restricted it not to take this except from the excess money of the wealthy i.e. what exceeds their basic needs which are food, clothing and shelter, and their basic needs which are considered necessities according to the definition of their society i.e. according to the well-known from their needs like marriage and what they are depend upon to satisfy like their remote needs, servants and similar to this. Within this legislation to preserve the society is the protection for the individual’s interests. You will also find that when the Shar’a allows the individual to build a house or plant a garden that it imposes upon him a path for the people and prevents him from building, planting or cultivating in any way that encroaches upon the right of the path of public property. And when it allows the individual to sell what he owns outside the homelands of Islam in trade, it prevented him from selling weapons and all that strengthens the enemy against Muslims. This legislation for the individual protects the community’s interests.
En conséquence, la législation qui organise les relations entre les individus, en plus d'être une législation pour les relations individuelles, ne peut être séparée de sa dimension de législation pour l'être humain, ou de sa dimension de législation pour la communauté ou pour la société, c'est-à-dire pour les relations établies entre les individus de cette communauté. Par conséquent, le modèle (*namadhij*) des règles de la charia relatives aux relations entre les individus est constitué de règles de la charia générales pour toute l'humanité, même si elles traitent des relations entre les individus et s'appliquent à des individus spécifiques qui les exécutent directement. Par exemple, le commerce est constitué de règles de la charia pour organiser les relations entre les individus qui mettent en œuvre les règles islamiques sous la bannière de l'État islamique. Ce sont eux qui exécutent directement ces règles ; cependant, elles s'appliquent à tous les individus de l'humanité. Lorsque Muhammad et Khalid entreprennent directement le commerce, tous deux sont appelés à exécuter les règles du commerce puisqu'ils s'adonnent au commerce, tandis qu'il n'est pas demandé à Hassan et Salih de le faire car ils ne s'adonnent pas au commerce. Les règles du commerce sont légiférées pour être mises en œuvre par des individus, mais en leur qualité d'êtres humains vivant dans une communauté, et ils les appliquent lorsqu'un problème survient et qu'ils l'exécutent directement. Puisque le musulman individuel est tenu par les règles islamiques dans ses actions individuelles, il est alors une obligation individuelle pour lui de connaître les règles de la charia dans chaque question qu'il entend exécuter directement. Il est donc utile de proposer un modèle (*namadhij*) des règles relatives aux relations entre eux, afin que les musulmans les connaissent et se réfèrent aux livres de la charia pour savoir ce dont ils ont besoin.
Accordingly the legislation which organises relationships between individuals on top of its being legislation for individual relationships cannot be separated from its being legislation for a human being or its being legislation for the community or its being legislation for the society i.e. for the standing relationships between the individuals of this community. Hence the model (namadhij) for the Shari’ah rules related to the relationships of individuals are Shari’ah rules general for all humanity even if they treat the relationships of individuals and are applied upon specific individuals who directly perform them. For example, trade is Shari’ah rules for organising the relationships between individuals who implement the Islamic rules under the banner of the Islamic State. They are the ones who directly perform these rules; however they apply to all individuals of humanity. When Muhammad and Khalid directly undertake trade, both are addressed to execute the rules of trade as they are engaged in trade, and Hassan and Salih are not requested by them as they are not engaged in trade. The rules of trade are legislated to be implemented by individuals but in their capacity of being human beings living in a community and they implement them when a problem arises and they directly perform it. Since the individual Muslim is obliged for the Islamic rules upon his individual actions, then it is an individual obligation upon him to know the Shar’a rules in each issue he intends to directly perform. So it is beneficial to offer a model (namadhij) of the rules related to the relationships between them so that Muslims know them and return to the books of Shari’ah to know what they need.