4.3 Le rapport isolé (Khabar al-Ahad) n'est pas une preuve décisive (hujjah) pour les croyances
4.3 The Solitary Report (khabar Al-ahad) Is Not A Decisive Proof (hujjah) For Beliefs
La croyance en le Messager Muhammad ﷺ oblige à lui obéir et à le suivre. Et elle nous oblige à déduire l'Islam, en termes de croyance (Aqeedah) et de règles, de sa sunna. Allah (SWT) a dit :
The belief in the Messenger Muhammad PBUH obliges that we obey and follow him. And it obliges us to educe Islam, in terms of ‘aqīdah (creed) and rules, from his Sunnah. Allah said:
« Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, lorsque Allah et Son Messager ﷺ ont décrété une chose, d'avoir la moindre option dans leur décision. Et quiconque désobéit à Allah et à Son Messager ﷺ s'est certes égaré d'un chemin manifeste. » [TMQ Ahzaab: 36]
“It is not for a believer, man or woman, when Allah and His Messenger have decreed a matter that they should have any option in their decision. And whosoever disobeys Allah and His Messenger, he has indeed strayed in a plain manner” [TMQ Ahzaab: 36]
Et Il (SWT) a dit :
And He said:
« Obéissez à Allah et obéissez au Messager ﷺ » [TMQ Nisā’: 59]
“Obey Allah and obey the Messenger” [TMQ Nisā’: 59]
Et Il (SWT) a dit :
And He said:
« Ce que le Messager ﷺ vous donne, prenez-le, et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous-en » [TMQ Hashr: 7]
“Whatsoever the Messenger (saw) gives you, take it, and whatsoever he forbids you, abstain from it” [TMQ Hashr: 7]
Cependant, la recherche d'inférences à partir de la sunna varie selon le sujet sur lequel l'inférence est requise. Si la question sur laquelle l'inférence est recherchée est considérée comme probable (Ghalabatu zann), alors l'information à son sujet est recherchée sur la base de ce que le Messager ﷺ a le plus probablement dit. Par une raison plus forte, nous recherchons l'information à son sujet sur la base de la certitude du rapporteur quant à ce que le Messager ﷺ a dit. Dans les questions exigeant la décision et la certitude, toute inférence à leur sujet doit provenir de ce dont le rapporteur est certain concernant ce que le Messager ﷺ a dit. De telles questions ne sont pas déduites de ce que le Messager ﷺ a le plus probablement dit, car les preuves spéculatives (Zann) ne sont pas considérées comme assez solides pour établir la certitude (Yaqeen).
However, to seek inference from the Sunnah varies depending on the subject matter on which inference is required. If the matter on which inference is sought is considered probable (Ghalabatu zann), then information about it is sought on the basis of what the Messenger most probably said. By greater reason, we seek information about it on the basis that the narrator is certain of what the Messenger said. In matters requiring decisiveness and certainty, any inference about it must come from what the narrator is certain about what the Messenger said. Such matters are not educted by what the Messenger most likely said, this is because the speculative (Zann) evidences are not considered to be sound enough for establishing certainty (Yaqeen).
Il suffit qu'une personne pense au statut légal (Hukm) Shar’i que ceci est probablement le statut légal (Hukm) d'Allah (SWT) et qu'ensuite elle soit tenue de le suivre en tant que statut légal (Hukm). Par conséquent, il est permis que les preuves (Daleel) soient spéculatives (zanni) ; qu'elles soient spéculatives (zanni) en ce qui concerne leur authenticité ou leur sens.
It is sufficient for a person to think of the Hukm Shar’i that this is probably the Hukm of Allah and then he is bound to follow it as a Hukm. Therefore it is allowed for the evidences (dalīl) to be speculative (zanni); whether it is speculative (zanni) with regards to their authenticity or meaning.
Le Messager ﷺ l'a accepté dans les affaires judiciaires et a appelé à son acceptation dans les propos de ses hadiths ; les compagnons (Sahabah) l'ont également accepté dans leur observance des règles islamique (Shar’i). De plus, la croyance (Aqeedah) est décisive, concorde avec la réalité et est appuyée par des preuves. Telle est la nature de la croyance (Aqeedah), ainsi de telles preuves devraient produire une acceptation décisive, et cela ne pourrait se produire à moins que la preuve elle-même ne soit décisive. Une preuve probable (Zanni) ne peut être décisive. Par conséquent, le rapport solitaire (Khabar al Ahad) n'est pas une preuve appropriée pour la croyance (Aqeedah) car il est basé sur la probabilité, alors que la croyance (Aqeedah) doit être certaine et exempte de doute. Allah (SWT) dans le Noble Qur’ān a réprimandé le fait de suivre la connaissance spéculative (zann). Il (SWT) a dit :
« Ils n'ont aucune (certaine) connaissance, ils ne suivent que des conjectures (zann) » [TMQ Nisā’: 157]
“They have no (certain) knowledge, they follow nothing but conjecture (zann)” [TMQ Nisā’: 157]
Et Il (SWT) a dit :
And He said:
« Et la plupart d'entre eux ne suivent que des conjectures. Certes, la conjecture (zann) ne peut rien contre la vérité » [TMQ Yūnus: 36]
“And most of them follow nothing but conjecture. Certainly, conjecture (zann) can be of no avail against the truth” [TMQ Yūnus: 36]
Et Il (SWT) a dit :
And He said:
« Et si tu obéis à la plupart de ceux qui sont sur la terre, ils t'écarteront du chemin d'Allah. Ils ne suivent que des conjectures (zann). » [TMQ An’ām: 116]
“And if you obey most of those on earth, they will mislead you far away from Allah's Path. They follow nothing but conjecture (zann)” [TMQ An’ām: 116]
Et Il (SWT) a dit :
And He said:
« Ils ne suivent que des conjectures (zann) et ce qu'ils désirent eux-mêmes » [TMQ Najm: 23]
“They follow but a guess (zann) and that which they themselves desire” [TMQ Najm: 23]
Et Il (SWT) a dit :
And He said:
« Tandis qu'ils n'en ont aucune connaissance. Ils ne suivent que des conjectures (zann), et certes, la conjecture (zann) ne saurait se substituer à la vérité » [TMQ Najm: 28]
“While they have no knowledge thereof. They follow but a guess (zann), and verily, guess (zann) is no substitute for the truth” [TMQ Najm: 28]
Ces versets et d'autres versets du Qur’ān réprimandent explicitement ceux qui suivent la spéculation (Zann) dans la croyance (Aqeedah) de l'Islam. Ces réprimandes sont des preuves de l'interdiction de suivre la spéculation (Zann). Le rapport isolé (Khabar al-Ahad) est une preuve spéculative, ainsi que le fait de prendre cela comme preuve dans la croyance (Aqeedah) est une question explicitement réprimandée dans le Qur’ān. Ainsi, la preuve islamique (Shar’i) et la réalité de la croyance (Aqeedah) elle-même indiquent que la déduction à partir d'une preuve spéculative (Zanni) n'oblige pas à croire en ce que cette preuve apporte. Ainsi, le rapport isolé (Khabar al-Ahad) n'est pas une preuve pour les croyances (Aqa’id). Les versets mentionnés ci-dessus ont été explicitement restreints aux croyances (Aqa’id) et non aux règles islamiques (Shar’i) parce qu'Allah a déterminé que le fait de suivre la spéculation (Zann) dans la croyance est un égarement (Dhalal) et Il a clairement reproché à ceux qui suivent la spéculation dans les croyances (Aqa’id).
These and other verses in the Qur’ān explicity rebuke those who follow speculation (Zann) in the creed (Aqa’id) of Islam. These rebukes are evidences of the prohibitions of following speculation (Zann). The solitary report (Khabr al-Ahad) is speculative evidence, so taking this as evidence in the ‘aqīdah is a matter explicitly rebuked in the Qur’ān. Thus the Shar’i evidence and the reality of the ‘aqīdah itself indicates that deduction from speculative (Zanni) evidence does not oblige belief in what this evidence brings. Thus the solitary report (Khabar al-Ahad) is not a proof for the ‘Aqa’id. The above-mentioned verses have been explicitly restricted to the ‘Aqa’id and not the Shar’i rules because Allah determined the following of speculation (Zann) in the creed as misguidance (Dhalal) and he clearly reproached those who follow speculation in the ‘Aqa’id.
Il a dit :
He said:
« Ils ne suivent que des conjectures (zann) et ce qu'ils désirent eux-mêmes » [TMQ Najm: 23]
“They follow but a guess (zann) and that which they themselves desire” [TMQ Najm: 23]
« Avez-vous donc considéré al-Lat et al-'Uzza, et Manat, la troisième ? Est-ce pour vous les mâles et pour Lui les femelles ? C'est là une division certes très injuste ! Ce ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos pères, pour lesquels Allah n'a fait descendre aucune autorité. Ils ne suivent qu'une conjecture (zann)... » [TMQ Najm: 19-23]
“Have you then considered al-Lat and al-'Uzza. And Manat, the other third? Is it for you the males and for Him the females? That indeed is a division most unfair! They are but names which you have named, - you and your fathers, - for which Allah has sentdown no authority. They follow but a guess (zann)...” [TMQ Najm: 19-23]
Ceci indique que la question en question est les ‘Aqa’id.
This indicates that the matter in concern is the ‘Aqa’id.
Allah (SWT) dit :
Allah says:
« Et si tu obéis à la plupart de ceux qui sont sur la terre, ils t'écarteront du chemin d'Allah. Ils ne suivent que des conjectures (zann). » [TMQ An’ām: 116]
“And if you obey most of those on earth, they will mislead you far away from Allah's Path. They follow nothing but conjecture (zann)” [TMQ An’ām: 116]
Ainsi, Il (SWT) a défini l'égarement comme étant la mécréance (Kufr), ce qui survient après avoir suivi la conjecture (Zann) dans la croyance. Ainsi, cela indique que l'objet des versets (Ayat) est les 'Aqa'id. Sous un autre angle, il a été établi que le Messager ﷺ jugeait en utilisant le rapport isolé (Khabar al-Ahad). À son époque, les musulmans acceptaient le statut légal (Hukm) islamique (Shar’i) par le rapport isolé (Khabar al-Ahad) et le Messager ﷺ acceptait cela. Ainsi, le hadith du Messager ﷺ a spécifié ces versets en dehors du statut légal (Hukm) islamique (Shar’i), c'est-à-dire dans les 'Aqa'id. Par conséquent, le hadith du Messager ﷺ a exclu le statut légal (Hukm) islamique (Shar’i) des versets sur la base de l'hypothèse que certains versets sont généraux ('Aamm) dans leur forme.
So He defined the Dhalal as Kufr, which happens after following conjecture (Zann) in belief. Thus, this indicates that the subject matter of the ayat is the ‘Aqa’id. From another angle, it has been established that the Messenger judged using the solitary report. In his time, the Muslims accepted the Hukm Shar’i by the solitary report (Khabar al-Ahad) and he accepted that. Thus the Hadith of the Messenger specified these verses in other than Hukm Shar’i i.e. in the Aqa’id. Therefore, the Hadith of the Messenger excluded Hukm Shar’i from the verses on the assumption that some of the verses are general (‘Aamm) in form.
Quant à ce qui a été rapporté concernant le Prophète ﷺ qu'il envoyait des émissaires seuls aux gouverneurs et des messagers seuls à ses 'Amils, et ce qui a été rapporté que les compagnons (Sahabah) acceptaient la parole d'un messager seul pour les informer de la règle de la charia, telle que (l'ordre de) s'orienter vers la Ka'ba, l'ordre interdisant l'alcool, l'envoi par le Messager ﷺ d'Ali vers les gens pour leur réciter la sourate 'al-Tawba' et ainsi de suite. Cela n'indique pas l'acceptation du rapport isolé (Khabar al-Ahad) en matière de croyance (Aqeedah), mais l'acceptation du rapport isolé (Khabar al-Ahad) dans la transmission (tabligh) de la Dawah, que ce soit dans la transmission des règles de la charia ou dans la transmission de l'Islam lui-même. Il ne faut pas prétendre que l'acceptation de la transmission du message de l'Islam est une transmission de la croyance (Aqeedah). Car l'acceptation de la transmission de l'Islam est une acceptation d'un rapport et non l'acceptation de la croyance (Aqeedah). Comme en témoigne le fait que celui à qui un rapport est transmis doit utiliser son intellect concernant ce qui lui est parvenu. Si une preuve décisive lui est établie à ce sujet, il doit y croire et il sera demandé des comptes s'il n'y croit pas. Ainsi, le rejet d'un rapport concernant l'Islam n'est pas considéré comme de la mécréance (Kufr), mais le rejet de l'Islam pour lequel la preuve décisive lui a été établie est ce qui est considéré comme un acte de mécréance (Kufr). Par conséquent, la transmission de l'Islam n'est pas considérée comme faisant partie de la croyance (Aqeedah). Il n'y a pas de dispute concernant l'acceptation du rapport d'une seule personne dans la transmission. Tous les incidents rapportés indiquent que la propagation du message constituait soit la transmission de l'Islam, du Coran ou des règles. Quant à la transmission de la croyance (Aqeedah), il n'y a aucune preuve pour l'en déduire du rapport isolé (Khabar al-Ahad).
« L'homme âgé et la femme âgée, s'ils commettent l'adultère (zina), lapidez-les certainement, comme une punition exemplaire de la part d'Allah, et certes Allah est Azeez et Hakeem. »
“The old man and the old woman, if they commited adultery (zina) stone them definitely, as an exemplary punishment from Allah, and indeed Allah is Azeez and Hakeem”
De la même manière qu'un hadith peut être rapporté en tant que rapport isolé (Khabar al-Ahad) et vice-versa, mais cette méthode de narration annulerait la nécessité d'accepter et de croire en ce hadith. Cependant, il est accepté en tant que hadith et il est obligatoire de tirer de ce qu'il contient un statut légal (Hukm) islamique (Shar’i).
In the same way a Hadith may be narrated as Khabar al-Ahad and vice-versa, but this method of narration would negate the necessity of accepting and believing in this Hadith. However, it is accepted as a Hadith and it is obligatory to take from what it came with as Hukm Shar’i.