2.10 La subsistance [rizq] est entre les mains d'Allah Seul
2.10 Provision [rizq] Is In The Hands Of Allah Alone
Le rizq est différent de la propriété car le rizq est un don [‘atā’] ; ainsi, le verbe ‘razaqa’ signifie ‘donner [a’tā]’. Quant à la propriété, elle consiste à posséder quelque chose par l'un des moyens permis par la charia par lesquels la richesse peut être possédée. Le rizq peut être licite (Halal) ou illicite (Haram) ; tout cela est désigné sous le terme de rizq. Ainsi, l'argent gagné par un joueur auprès d'un autre lors d'un match de jeu de hasard est un rizq, car c'est de l'argent qu'Allah (SWT) donne à chaque personne lorsqu'elle poursuit l'une des situations dans lesquelles l'argent est obtenu.
Rizq is different to ownership because rizq is a gift [‘atā’]; thus the verb ‘razaqa’ means ‘to give [a’tā]’. As for ownership it is to possess something through any of the mediums permitted by the Sharī’ah whereby wealth can be possessed. Rizq can be lawful [halāl] or unlawful [harām]; all of it is termed rizq. So the money won by a gambler from another in a gambling match is rizq, because it is money that Allah gives to each person when he pursues any of the situations in which money is obtained.
Une opinion qui prévaut parmi les gens est qu'ils sont ceux qui subvenaient à leurs propres besoins, et ils considèrent les circonstances dans lesquelles ils acquièrent la richesse — c'est-à-dire l'argent ou le profit — comme la cause de leur subsistance [rizq], même s'ils disent de leur langue que le Razzāq [Celui qui pourvoit/subvient] est Allah ﷻ. Ils pensent que l'employé, qui rapporte à la maison un salaire fixe grâce à son travail acharné et à ses efforts, est celui qui subvient à ses propres besoins, et lorsqu'il déploie tous les efforts possibles ou essaie par divers moyens de compléter son salaire, ils considèrent que c'est lui qui a obtenu cette augmentation. Ils pensent que le commerçant, qui réalise un profit à la suite de ses efforts commerciaux, est celui qui a pourvu à sa propre subsistance, et que le médecin, qui soigne les malades, gagne sa propre vie. De cette manière, ils voient que chaque personne poursuit une profession à partir de laquelle elle gagne de l'argent. C'est lui qui subvient à ses propres besoins. Ainsi, les causes de la subsistance, pour ces gens, sont perceptibles et tangibles, et ce sont les circonstances qui mènent à l'acquisition de la richesse, et la personne qui s'engage dans ces circonstances est celle qui gagnera cette richesse, que ce soit elle-même ou quelqu'un d'autre qui soit le bénéficiaire de la subsistance. Les gens en sont venus à adopter ce point de vue parce qu'ils ne saisissent pas la réalité des circonstances [hālāt] dont provient leur subsistance. Ils les considèrent comme la cause en raison de leur incapacité à différencier la cause de la circonstance. Le fait est que ces moyens par lesquels la subsistance provient sont en réalité des circonstances dans lesquelles le rizq est obtenu et non une cause du rizq. Si elles étaient les véritables causes du rizq, alors elles ne devraient pas échouer du tout à produire ce rizq, mais il est clairement visible qu'elles échouent. Ces circonstances peuvent bien exister sans qu'aucune subsistance n'en découle, et le rizq peut être obtenu sans que de telles circonstances n'existent du tout. Si ces circonstances étaient la cause, alors le résultat, à savoir le rizq, se produirait certainement. Puisque le rizq n'est pas un résultat certain — il ne survient que lorsque les circonstances existent, ou bien le rizq peut ne pas se matérialiser malgré leur présence — cela indique qu'elles ne sont pas les causes, mais seulement les circonstances sous lesquelles le rizq est obtenu. Un employé peut travailler pendant tout un mois, mais il est privé de son revenu (attendu) en raison du règlement d'une dette antérieure, ou de dépenses pour ceux dont il est obligé d'assurer l'entretien, ou encore par le paiement d'impôts. Dans ce cas, la circonstance qui apporte la subsistance, à savoir le travail de l'employé, était présente, mais le rizq n'a pas été obtenu puisqu'il n'a pas perçu son salaire. Il peut y avoir quelqu'un dans sa maison à al-Quds, à qui le facteur apporte la nouvelle qu'un tel parent en America est décédé, le laissant comme unique héritier, et que toute sa fortune passera entre ses mains, de sorte qu'il doit en prendre possession lui-même ou par l'intermédiaire d'un agent reconnu. Ce rizq lui est parvenu alors qu'il ne savait même pas qu'il arrivait. Ou bien un pan de sa maison pourrait s'effondrer et il y trouverait de l'argent caché, qu'il prendrait alors. Si les circonstances, qui découlent des êtres humains, étaient véritablement la cause du rizq, alors elles ne feraient pas défaut ; et aucun rizq ne serait procuré que lorsque ces circonstances seraient présentes. Il est tout à fait évident qu'elles font défaut, ce qui indique qu'elles sont des conditions et non des causes. Les incidents dans lesquels le rizq a été obtenu sans aucune cause apparente sont innombrables ; des incidents de nourriture et de voyage, ou le fait de laisser de la nourriture préparée pour un autre ; et d'autres incidents qui indiquent que les circonstances dans lesquelles le rizq est habituellement obtenu sont des circonstances de (l'obtention du) rizq et non ses causes.
De plus, il n'est pas possible de considérer les circonstances dans lesquelles le rizq est obtenu, lorsqu'elles sont présentes, comme des causes du rizq, ni de considérer la personne qui s'engage dans ces circonstances comme le moyen par lequel le rizq a été apporté, car cela contredit le texte du Qur’ān qui est définitif dans son sens et son authenticité. Lorsque quoi que ce soit contredit un texte qui est définitif dans son sens et son authenticité, on est tenu de l'obligation d'adopter le texte définitif sans aucune hésitation, et toutes les autres opinions sont rejetées au profit de l'opinion (correcte). Puisque tout ce qui est prouvé par une preuve définitive provient d'Allah , on est obligé de l'adopter et de rejeter les autres. Par conséquent, la vérité à laquelle le musulman doit se soumettre est que le rizq provient d'Allah et non des êtres humains.
Furthermore, it is not possible to consider the circumstances in which the rizq is procured, when they are present, as causes of rizq, nor to consider the person who engages in these circumstances as being the medium by which the rizq was brought because that contradicts the text of the Qur’ān which is definite in meaning and authenticity. When anything contradicts a text which is definite in meaning and authenticity, one is duty bound to adopt the definite text without any hesitation whatsoever, and all other opinions are rejected for the one (correct) opinion. Since anything that is proven from definitive evidence, it comes from Allah and one is obliged to adopt it and reject the others. Therefore, the truth to which the Muslim should submit is that the rizq is from Allah and not from human beings.
Il y a de nombreux versets (Ayah) qui montrent clairement — et qui ne sont pas sujets à interprétation — que le rizq provient d'Allah (SWT) uniquement et non des êtres humains. C'est ce qui nous rend absolument certains que ce que nous voyons à travers les styles et les moyens par lesquels le rizq arrive ne sont que des circonstances qui surviennent pour que le rizq puisse venir. Ainsi, Allah (SWT) dit,
There are many ayāt which clearly show - and they are not open to interpretation - that rizq is from Allah only and not from human beings. This is what makes us absolutely certain that what we see from the styles and means by which the rizq comes, that they are only circumstances which occur so that the rizq may come. Thus, Allah says,
« Et mangez de ce qu'Allah vous a pourvu » [TMQ Mā’idah: 88]
“And eat of the things which Allah has provided for you” [TMQ Mā’idah: 88]
« Qui vous a créés, puis vous a nourris » [TMQ Rūm: 40]
“Who created you, then provided food for you” [TMQ Rūm: 40]
« Dépensez de ce qu'Allah vous a pourvu » [TMQ Yā Sīn: 47]
“Spend of that which Allah has provided you” [TMQ Yā Sīn: 47]
« Certes, Allah accorde la subsistance à qui Il veut » [TMQ Imrān: 37]
“Verily Allah provides sustenance to whom He wills” [TMQ Imrān: 37]
« Allah pourvoit à leur subsistance ainsi qu'à la vôtre » [TMQ Ankabūt: 60]
“Allah provides for them and for you” [TMQ Ankabūt: 60]
« Certes, Allah leur accordera leur subsistance » [TMQ Hajj: 58]
“Surely Allah will provide for them” [TMQ Hajj: 58]
« Allah accroît la subsistance pour qui Il veut » [TMQ Ra’d: 26]
“Allah increases the provision for whom He wills” [TMQ Ra’d: 26]
« Cherchez donc votre subsistance auprès d'Allah (seul) » [TMQ Ankabūt: 17]
“So seek your provision from Allah (alone)” [TMQ Ankabūt: 17]
« Et il n'y a point créature animée sur la terre dont la subsistance ne soit auprès d'Allah » [TMQ Hūd: 6]
“And no moving creature is there on earth but its provision is upon from Allah” [TMQ Hūd: 6]
« Allah est le Pourvoyeur [al-Razzaq] » [TMQ Dhāriyāt: 58]
“Allah is the Provider [al-Razzaq]’ [TMQ Dhāriyāt: 58]
En dehors de celles-ci, il existe de nombreux versets (Ayāt) de ce genre. Ils sont définitifs dans leur sens et leur authenticité et ne portent qu'un seul sens qui n'est pas ouvert à l'interprétation, à savoir que le rizq provient d'Allah (SWT) seul, et que seul Allah (SWT) est Celui qui pourvoit à la subsistance [al-Razzāq]. Ainsi, le rizq est entre les mains d'Allah (SWT) seul.
Apart from these there are many such ayāt. They are definite in meaning and authenticity and carry only one meaning which is not open to interpretation, namely, that rizq is from Allah alone, and that Allah alone is the one who provides sustenance [al-Razzāq]. Thus rizq is in the hands of Allah alone.
Cependant, Allah (SWT) a ordonné à Ses serviteurs d'entreprendre des actions et ils ont reçu la capacité de choisir de poursuivre les circonstances dans lesquelles le rizq est obtenu. Ce sont eux qui doivent poursuivre, conformément à leur choix, toutes les circonstances dans lesquelles le rizq survient. Cependant, ces circonstances ne sont pas la cause du rizq et les serviteurs ne sont pas ceux qui produisent ce rizq, comme cela est clairement énoncé dans le texte des ayat (versets). Au contraire, Allah (SWT) est Celui qui leur accorde leur subsistance dans ces circonstances, que le rizq soit licite (Halal) ou illicite (Haram), que Allah (SWT) l'ait rendu obligatoire, interdit ou permis, et indépendamment du fait que le rizq se soit concrétisé ou non. Néanmoins, l'Islam a clarifié la manière dont il est permis ou non au musulman de poursuivre les circonstances dans lesquelles le rizq est obtenu. Ainsi, il a clarifié les moyens de propriété et non les causes du rizq, et a restreint la propriété à ces moyens. Il n'est permis à aucun musulman de posséder des provisions que par des moyens légaux, car seul cela constitue le rizq licite et tout ce qui s'y oppose est illicite (Haram) ; bien que le rizq — qu'il soit licite (Halal) ou illicite (Haram) — provienne d'Allah (SWT).
However, Allah has ordered His servants to undertake actions and they have been given the ability to choose to pursue the circumstances in which the rizq is procured. They are the ones who should pursue, in accordance with their choice, all of the circumstances in which the rizq comes. However, these circumstances are not the cause of rizq nor are the servants the ones who bring forth this rizq, as clearly stated in the text of the ayāt. Rather, Allah is the one who gives them their provision in these circumstances irrespective of whether the rizq is halāl or harām, whether Allah has obliged, forbade or permitted it, and irrespective of whether the rizq resulted or not. Nonetheless Islam has clarified the manner in which it is allowed or not allowed for the Muslim to pursue the circumstances in which rizq is obtained. Thus, it clarified the means of ownership and not the causes of rizq, and restricted ownership to these means. It is not permitted for any Muslim to possess any provisions except through a legal means because only this is the lawful rizq and anything which go against it is harām; even though the rizq - whether halāl or harām - is from Allah .
« Afin qu'ils mentionnent le nom d'Allah sur le bétail qu'Il leur a donné pour nourriture » [TMQ Hajj: 34]
“That they may mention the name of Allah over the beast of cattle that He has given them for food” [TMQ Hajj: 34]
« Allah accroît la subsistance pour qui Il veut » [TMQ Ra’d: 26]
“Allah increases the provision for whom He wills” [TMQ Ra’d: 26]
« Mangez de ce que Nous vous avons pourvu de choses licites » [TMQ Baqarah: 172]
“Eat of the lawful things that We have provided you” [TMQ Baqarah: 172]
« Et nourris-les et habille-les avec cela » [TMQ Nisā’: 5]
And feed and clothe them therewith” [TMQ Nisā’: 5]
« Et pourvois ses habitants de fruits » [TMQ Baqarah: 126]
“And provide its people with fruits” [TMQ Baqarah: 126]
« Mangez et buvez de ce qu'Allah vous a pourvu » [TMQ Baqarah: 60]
“Eat and drink of that which Allah has provided” [TMQ Baqarah: 60]
Ces versets sont explicites dans leur utilisation du nom « rizq » pour désigner tout ce qu'une personne possède, qu'elle en tire un bénéfice ou non. Le rizq n'a pas été restreint exclusivement à ce dont on tire un profit, car les versets (Ayāt) sont généraux et leurs indications sont générales. Il ne faut pas dire, lorsqu'une personne vous prend votre argent, que ce soit par le vol, l'appropriation forcée ou le détournement, qu'elle vous a pris votre rizq. Il convient plutôt de dire qu'elle a pris son rizq auprès de vous. Ainsi, lorsqu'un être humain acquiert une richesse, il a pris son rizq. Lorsque la richesse lui est enlevée, ce n'est pas la sienne qui est prise ; au contraire, celui qui acquiert la richesse a pris son rizq auprès de lui. Personne ne prend le rizq d'autrui ; plutôt, la personne prend son propre rizq auprès d'autrui.
These verses are clear in their use of the noun ‘rizq’ for everything that a person owns, whether he derives benefit from it or not. Rizq has not been specified to only that from which benefit is derived exclusively, because the ayāt are general and their indications are general. It should not be said when someone takes your money from you, whether through stealing, forced appropriation or embezzlement, that he has taken your rizq from you. Rather it should be said that he took his rizq from you. So when a human being acquires wealth he has taken his rizq. When the wealth is taken from him, it is not his that is taken; rather the one who acquires the wealth has taken his rizq from him. No one takes the rizq of someone else; rather the person takes his own rizq from someone else.