Al-Ahzab Les Coalisés (Les liens de filiation fictifs abolis) 1-8
Al-Ahzab The Confederates ( False Relations Abolished ) 1-8
Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
In the Name of God, the Lord of Grace, the Ever Merciful.
Ô Prophète ! Crains Dieu et ne cède pas aux infidèles et aux hypocrites. Dieu est certes Omniscient, Sage. (1)
Prophet! Have fear of God and do not yield to the unbelievers and the hypocrites. God is certainly All-Knowing, Wise. (1)
Suis ce qui t'a été révélé de la part de ton Seigneur ; car Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites. (2)
Follow what is revealed to you by your Lord; for God is well aware of all that you do. (2)
Placez votre confiance en Dieu ; car Dieu seul est digne de toute confiance. (3)
Place your trust in God; for God alone is worthy of all trust. (3)
Jamais Dieu n'a placé deux cœurs dans le corps d'un homme. Il ne fait pas non plus de vos épouses, que vous déclarez interdites pour vous comme le sont les corps de vos mères, de véritables mères pour vous. De même, Il ne fait pas de vos fils adoptifs de véritables fils. Ce ne sont là que des paroles que vous prononcez de votre bouche, mais Dieu dit la vérité et Il est le seul à montrer le chemin droit. (4)
Never has God put two hearts in one man’s body. Nor does He make your wives whom you declare to be as unlawful to you as your mothers’ bodies truly your mothers. Likewise, He does not make your adopted sons truly your sons. These are only words you utter with your mouths, but God says the truth and He alone shows the right path. (4)
Appelez-les du nom de leurs pères : c'est plus juste auprès de Dieu. Si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion et vos protégés. Vous ne serez pas blâmés pour l'erreur que vous commettrez, mais seulement pour ce que vos cœurs auront voulu. Dieu est certes Pardonneur, Miséricordieux.
Call them by their fathers’ names; that is more just in God’s sight. If you do not know who their fathers are, then treat them as your brethren in faith and your protégés. You shall not be blamed if you make a mistake, but for what your hearts intend. God is indeed Much-Forgiving, Merciful.
(5)
(5)
Le Prophète a plus de droits sur les croyants qu'ils n'en ont sur eux-mêmes ; et ses épouses sont leurs mères. Les liens du sang ont, selon le décret de Dieu, une priorité les uns sur les autres par rapport aux autres croyants [de Médine] et aux émigrés [pour la cause de Dieu]. Néanmoins, vous devez agir avec bienveillance envers vos proches amis. Cela est consigné dans le décret de Dieu. (6)
The Prophet has more claim on the believers than they have on their own selves; and his wives are their mothers. Blood relatives have, according to God’s decree, a stronger claim upon one another than other believers [of Madinah] and those who have migrated [for God’s sake]. None the less, you are to act with kindness towards your close friends. This is written down in God’s decree. (6)
Nous avons reçu l'engagement solennel de tous les prophètes : de toi, [Muĥammad], de Noé, d'Abraham, de Moïse et de Jésus, fils de Marie.
We did accept a solemn pledge from all the prophets: from you, [Muĥammad], and from Noah, Abraham, Moses and Jesus son of Mary.
De chacun, Nous avons reçu un engagement solennel et pesant.
From all did We accept a weighty, solemn pledge.
(7)
(7)
Dieu interrogera les véridiques sur leur véracité. Et Il a préparé un châtiment douloureux pour les mécréants. (8)
God will question the truthful about the truth [entrusted to them]. He has prepared painful suffering for the unbelievers. (8)
Mise en scène
Setting The Scene
« Prophète ! Crains Dieu et ne cède pas aux incroyants ni aux hypocrites. Dieu est certes Omniscient, Sage. Suis ce qui t'est révélé de la part de ton Seigneur ; car Dieu est parfaitement informé de tout ce que vous faites. Place ta confiance en Dieu ; car Dieu seul est digne de toute confiance. » (Versets 1-3) Ainsi débute la sourate qui régule certains aspects de la vie sociale et morale de la communauté musulmane naissante. Ce début nous révèle quelque chose de la nature du système islamique et de ses principes fondamentaux. L'Islam n'est pas simplement un ensemble de directives et d'exhortations, de bonnes manières et de valeurs morales, ni un recueil de lois et de règlements, ni des traditions et des pratiques. Tout cela fait partie de l'Islam, mais ne constitue pas l'Islam dans sa totalité. L'Islam signifie la soumission à la volonté de Dieu, la disposition à obéir à Ses ordres, à respecter Ses interdits, sans se tourner vers aucun autre système ni adopter une autre voie. Il s'agit essentiellement d'accepter que l'humanité est soumise au code divin global qui gouverne sa vie et la terre qu'elle habite, ainsi que les autres planètes et étoiles, et qui gouverne en effet l'ensemble de l'univers, y compris les domaines dont nous ne savons rien. C'est aussi la certitude qu'en tant qu'êtres humains, le seul choix que nous devons faire est d'accomplir ce que Dieu ordonne, de nous abstenir de ce qu'Il interdit, de prendre ce qu'Il met à notre disposition et d'attendre les résultats qu'Il produit. Tel est le principe fondamental sur lequel sont ensuite établis les lois, les règlements, les traditions, les bonnes manières et les valeurs morales. Tous ces éléments représentent la manifestation pratique de la foi et de la soumission à Dieu. L'Islam est une foi qui établit un code instaurant un ordre social spécifique.
“Prophet! Have fear of God and do not yield to the unbelievers and the hypocrites. God is certainly All-Knowing, Wise. Follow what is revealed to you by your Lord; for God is well aware of all that you do. Place your trust in God; for God alone is worthy of all trust.” (Verses 1-3) Thus begins the sūrah which regulates certain aspects of the social and moral life of the newly born Muslim community. It is a beginning that tells us something about the nature of the Islamic system and its underlying principles. Islam is not merely a set of directives and admonitions, or manners and moral values, or a collection of laws and regulations, or traditions and practices. All these are included in Islam, but they do not make up Islam in its totality. Islam means submission to God’s will, a willingness to obey its orders, observe its prohibitions, looking up to no other system and adopting no other way. It is essentially an acceptance that mankind are subject to the overall divine code that governs their life and the earth they live on, as well as other planets and stars, and indeed governs the whole universe including the realms we know nothing about. It is also a certainty that as humans the only choice we should make is to do what God orders, refrain from what He forbids, take what He makes available and await the results He brings about. This is the basic rule on which are then established laws, regulations, traditions, manners and moral values. All these represent the practical manifestation of faith and submission to God. Islam is a faith that lays down a code which puts in place a specific social order.
Pas de fausses relations
No False Relations
La sourate passe maintenant à l'abolition de certaines pratiques afin de faire de la famille le fondement de la communauté : « Il n'a pas non plus fait de vos épouses, que vous déclarez interdites pour vous comme le sont vos mères, vos véritables mères. De même, Il n'a pas fait de vos fils adoptifs vos véritables fils. Ce ne sont là que des paroles que vous prononcez de votre bouche, mais Dieu dit la vérité et Lui seul indique le bon chemin. Appelez-les du nom de leurs pères ; c'est plus juste aux yeux de Dieu. Si vous ne connaissez pas leurs pères, alors traitez-les comme vos frères en religion et vos protégés. Vous ne serez pas blâmés pour l'erreur que vous commettez, mais seulement pour ce que vos cœurs ont voulu. Dieu est en vérité Pardonneur et Miséricordieux. » (Versets 4-5)
The sūrah now moves on to abolish certain practices in order to make the family the basis of the community: “Nor does He make your wives whom you declare to be as unlawful to you as your mothers’ bodies truly your mothers. Likewise, He does not make your adopted sons truly your sons. These are only words you utter with your mouths, but God says the truth and He alone shows the right path. Call them by their fathers’ names; that is more just in God’s sight. If you do not know who their fathers are, then treat them as your brethren in faith and your proteges. You shall not be blamed if you make a mistake, but for what your hearts intend. God is indeed Much-Forgiving, Merciful.” (Verses 4-5)
Dans les jours de l'ignorance préislamique, un homme disait à sa femme : « Tu es pour moi comme le dos de ma mère », ce qui signifiait qu'il lui était interdit de l'épouser. À partir de ce moment, les rapports sexuels entre eux étaient considérés comme incestueux. Pourtant, elle restait dans une situation suspendue : elle n'était ni divorcée, de sorte qu'elle pouvait épouser un autre homme, ni mariée, en entretenant une relation licite avec son mari. C'était là un aspect de la cruauté à laquelle les femmes étaient soumises à l'époque préislamique. Lorsque l'Islam commença à réorganiser les relations sociales, faisant de la famille l'unité sociale de base, où chaque nouvelle génération grandit dans un environnement sain, il accorda une grande importance à la suppression de telles injustices envers les femmes et à l'instauration, dans les relations familiales, d'un fondement d'équité et d'une atmosphère facile et détendue. L'une de ses nouvelles lois est : « Et Il ne fait pas de vos épouses, que vous qualifiez de déclaration illicite pour vous comme les corps de vos mères, de véritables mères pour vous. » (Verset 4) Les paroles qu'un homme prononce ne modifient pas les faits. Les mères et les épouses sont totalement différentes, et la nature d'une relation ne peut être changée par la simple prononciation d'un mot. Par conséquent, une déclaration de ce genre, ou żihār, ne rendait pas la femme définitivement interdite à son mari comme si elle était sa mère.
Adoption abolie
Adoption Abolished
De même, la pratique de l'adoption d'un enfant révélait des failles dans les fondements de la famille et de la société. Bien que la chasteté fût très appréciée des Arabes qui, comme chacun le sait, étaient fiers de leur ascendance, d'autres phénomènes allaient dans le sens contraire. Ceux-ci étaient généralement acceptés, mais non dans les familles et les clans de renom. En effet, certaines personnes ne pouvaient dire qui étaient leurs pères.
Similarly, the practice of adopting a child reflected flaws in the foundation of the family and society. Although chastity was highly valued by the Arabs who, as is widely known, took pride in their ancestry, there were other phenomena that moved in the opposite direction. These were generally accepted, but not in the prominent families and clans. Indeed, some individuals could not tell who their fathers were.
De plus, si un homme appréciait l'un de ces « rejetons », il pouvait l'adopter en l'appelant son fils, et les deux héritaient alors l'un de l'autre. Il en allait de même pour certaines personnes dont le père véritable était pourtant connu. À cet égard, elles pouvaient également être adoptées. Cela se produisait surtout avec les captifs, lorsque des enfants ou des adolescents étaient faits prisonniers lors d'un raid contre une tribu ou au cours d'une guerre. Si un homme souhaitait alors adopter un tel captif, il proclamait cette adoption, et le captif était désormais connu comme le fils de son père adoptif. Il jouissait alors des privilèges d'un fils et était tenu d'en remplir les devoirs.
Furthermore, if a man liked one of these ‘off-spring’, he could adopt him, calling him his son, and the two would then inherit each other. The same applied to some people whose real fathers were even known. In this respect, they too could be adopted. This was particularly so with captives, when children or adolescents were taken captive in a raid on a clan or during a war. If a man then wished to adopt such a captive, he would declare such adoption, and the captive would then be known as a son of his adopting father. He would then enjoy the privileges of being a son and was required to fulfil his duties as a son.
Parmi eux figurait Zayd ibn Ḥārithah, de la tribu arabe de Kalb. Il fut fait prisonnier étant jeune, à l'époque préislamique, puis vendu à Ḥakīm ibn Ḥizām, qui l'offrit en cadeau à sa tante Khadījah. Lorsqu'elle épousa le Prophète ﷺ, elle lui fit don de Zayd, mais le père et l'oncle de Zayd firent appel à lui pour obtenir la libération de Zayd.
One of these was Zayd ibn Ĥārithah, of the Arab tribe of Kalb. He was taken captive when young in pre-Islamic days, then sold to Ĥakīm ibn Ĥizām who gave him as a gift to his aunt Khadījah. When she was married to the Prophet, she gave him Zayd as a gift, but Zayd’s father and uncle appealed to him for Zayd’s release.
Fin de la fraternité
Ending Brotherhood
Ayant aboli l'adoption, la sourate passe ensuite à la suppression de l'institution de la fraternité, instaurée par l'Islam après l'émigration des musulmans de La Mecque vers Médine. Il s'agissait d'une mesure pratique destinée à répondre à la situation de ces émigrants qui avaient abandonné leurs proches et leurs biens à La Mecque, ainsi qu'à celle des musulmans de Médine dont les liens avec leurs familles avaient été rompus à cause de leur conversion à l'Islam. Dans le même temps, l'autorité personnelle du Prophète ﷺ sur l'ensemble des croyants est mise en avant et placée au-dessus de tous les liens du sang, tandis que ses épouses doivent être considérées comme les mères spirituelles de tous les croyants : « Le Prophète ﷺ a plus de droits sur les croyants qu'ils n'en ont sur eux-mêmes ; et ses épouses sont leurs mères. Les parents par le sang ont, selon le décret de Dieu, un droit plus fort les uns sur les autres que les autres croyants [de Médine] et ceux qui ont émigré [pour la cause de Dieu]. Néanmoins, vous devez agir avec bienveillance envers vos proches amis. Cela est inscrit dans le décret de Dieu. » (Verset 6)
Having abolished adoption, the sūrah moves on to put an end to the brotherhood institution, established by Islam following the migration of the Muslims from Makkah to Madinah. This was a practical measure to address the situation of those immigrants who had abandoned their relations and property in Makkah, and the situation of Muslims in Madinah whose relations with their families were severed as a result of their embracing Islam. At the same time, the Prophet’s personal authority over all believers is emphasized and given a higher position than all blood relations, while his wives are to be seen as the spiritual mothers of all believers: “The Prophet has more claim on the believers than they have on their own selves; and his wives are their mothers. Blood relatives have, according to God’s decree, a stronger claim upon one another than other believers [of Madinah] and those who have migrated [for God’s sake]. Nonetheless, you are to act with kindness towards your close friends. This is written down in God’s decree.” (Verse 6)
Lorsque les Muhājirīn (émigrés (Muhajirun)), c'est-à-dire les musulmans de La Mecque, partirent pour Médine, ils durent tout laisser derrière eux, préférant leur foi à leurs proches, leurs clans, leurs biens, leurs moyens de subsistance, leurs amis et les souvenirs de leur vie. Ils abandonnèrent tout cela pour leur foi. Leur émigration, en abandonnant ainsi tout ce qui leur était cher, y compris leurs propres familles, offrit un exemple de la manière dont la foi saisit l'être tout entier. Ils fournirent l'exemple concret de l'intégrité de la personnalité islamique, confirmant la parole coranique : « Dieu n'a jamais donné deux cœurs à l'intérieur d'un seul homme. » (Verset 4)
When the Muhājirīn, i.e. the Muslims from Makkah, left for Madinah, they had to leave everything behind, preferring their faith to their relatives, clans, property, livelihood, friends, and life memories. They abandoned all this for their faith. Their migration in this way, abandoning all that was dear, including their own families, provided an example of how faith grips one’s whole being. They provided the practical example of the integrity of the Islamic personality, confirming the Qur’ānic statement: “Never has God put two hearts in one man’s body.” (Verse 4)
L'Autorité du Prophète
The Prophet’s Authority
Dans le même temps, elle réaffirmait l'autorité du Prophète ﷺ sur tous les musulmans, lui conférant une prétention supérieure à celle du sang, voire supérieure à ses propres volontés et désirs : « Le Prophète ﷺ a plus de droits sur les croyants qu'ils n'en ont sur eux-mêmes. » {Le Prophète est plus proche des croyants qu'ils ne le sont d'eux-mêmes} (Verset 6). L'Islam fait aussi des épouses du Prophète ﷺ les mères spirituelles de tous les croyants : « et ses épouses sont leurs mères. » (Verset 6)
At the same time, it re-emphasized the Prophet’s authority over all Muslims, which gave him a higher claim than that of blood, indeed one that is higher than one’s own wishes and desires: “The Prophet has more claim on the believers than they have on their own selves.” (Verse 6) Islam also makes the Prophet’s wives spiritual mothers to all believers: “and his wives are their mothers.” (Verse 6)
L'autorité du Prophète ﷺ sur tous les musulmans est totale. Il en découle inévitablement qu'il trace pour eux un mode de vie complet. Ils ne peuvent rien choisir pour eux-mêmes en dehors de ce qu'il choisit pour eux, conformément à ce que Dieu lui révèle. Dans un ḥadīth authentique, le Prophète ﷺ a dit : « Aucun d'entre vous n'est un véritable croyant tant que ses préférences ne sont pas soumises à mon message. » Cela est si profond qu'il englobe leurs propres sentiments : le Prophète ﷺ leur est plus cher que leur propre vie. Ainsi, les croyants ne préfèrent pas leur propre sécurité à la sienne, et ils ne placent personne avant lui dans leur cœur. Les ḥadīths authentiques qui en parlent sont nombreux ; nous n'en donnerons ici que deux exemples : « Nul d'entre vous n'atteint la véritable foi tant que je ne lui suis pas plus cher que son âme, ses biens, ses enfants et tous les hommes. » « `Umar dit au Prophète ﷺ : “Par Dieu ! Je t'aime plus que j'aime toute personne, à l'exception de moi-même.” Le Prophète ﷺ dit : “Non, `Umar ! Il faut que je te sois plus cher que toi-même.” `Umar reprit alors : “Messager de Dieu ! Je t'aime plus que quiconque, moi-même compris.” Le Prophète ﷺ dit : “Maintenant, tu as compris, `Umar.” » Ce n'est pas là une simple formule prononcée. C'est une norme, extrêmement élevée, que les gens ne peuvent atteindre sans posséder une grâce particulière qui ouvre à leur cœur un horizon sublime, les purifiant de l'amour de soi profondément enraciné dans leur nature même. En effet, les êtres humains s'aiment bien plus qu'ils ne se l'imaginent. Nous pouvons penser que nous sommes parvenus à maîtriser notre amour de nous-mêmes.
The Prophet’s authority over all Muslims is comprehensive. Inevitably, this includes charting a complete way of life for them. They cannot choose for themselves anything other than what he chooses for them in accordance with what God reveals to him. In an authentic ĥadīth, the Prophet is quoted as saying: “No one of you is a true believer until his preferences are subject to my message.” This is so pervasive as to include their own feelings whereby the Prophet (peace be upon him) is dearer to them than their own lives. Thus, believers do not prefer their own safety to his, and they do not place anyone ahead of him in their hearts. Authentic aĥādīth speaking of this are many, and here we give just two examples: “None of you attains to true faith until I am dearer to him than his own soul, his property, offspring and all mankind.” “`Umar said to the Prophet: ‘By God! I love you more than I love anyone other than my own self.’ The Prophet said: ‘No, `Umar! I should be dearer to you than your own self.’ Then `Umar rejoined: ‘Messenger of God! I love you more than anyone else, including myself.’ The Prophet said: ‘You have got it now, `Umar.’ This is not some mere utterance of a word. It is a standard, an extremely high one that people cannot attain to without possessing a special touch that opens a sublime horizon before their hearts, purging them of the self love that is deeply rooted in their very natures. Indeed, human beings love themselves far more than they can imagine. We may think that we have managed to bring our self love under control.
Une alliance contraignante
A Binding Covenant
En se référant au décret de Dieu, qui a voulu que ce soit le système permanent, la sourate évoque Son alliance avec les prophètes en général, et avec le Prophète Muhammad ﷺ et les autres messagers dotés d'une fermeté de résolution en particulier. Cette alliance les engage à transmettre le message de Dieu, qui contient Son code pour la vie humaine, et à le mettre en œuvre et à le défendre au sein des communautés auxquelles ils ont été envoyés. Une fois qu'ils s'en sont acquittés, les gens seront alors responsables de leur propre attitude envers la guidance divine, et de leur croyance ou de leur incroyance. Ils sont désormais comptables d'eux-mêmes, n'ayant absolument aucune justification pour ne pas suivre la guidance divine après que les messagers de Dieu leur ont transmis Son message : « Nous avons reçu un engagement solennel de tous les prophètes : de toi, [Muhammad] ﷺ, de Noé, d'Abraham, de Moïse et de Jésus, fils de Marie. De tous, Nous avons reçu un engagement solennel et lourd. Dieu interrogera les véridiques sur la vérité [qui leur a été confiée]. Il a préparé un châtiment douloureux pour les mécréants. » (Versets 7-8)
Referring to God’s decree that He willed it to be the permanent system, the sūrah refers to His covenant with prophets in general, and with the Prophet Muĥammad and other messengers of firm resolve in particular. This covenant commits them to deliver God’s message containing His code for human life, and to implement and advocate it among the communities to which they were sent. When they have done so, people will then be responsible for their own attitudes towards divine guidance, and for their belief or disbelief. They are now accountable for themselves having no justification whatsoever for not following divine guidance after God’s messengers delivered His message to them: “We did accept a solemn pledge from all the prophets: from you, [Muĥammad], and from Noah, Abraham, Moses and Jesus son of Mary. From all did We accept a weighty, solemn pledge. God will question the truthful about the truth [entrusted to them]. He has prepared painful suffering for the unbelievers.” (Verses 7-8)
S'il s'agit d'un seul pacte ou engagement, resté le même de Noé à Muḥammad, le sceau de tous les prophètes (que la paix soit sur eux tous). C'est un seul pacte, un seul système et une seule confiance, reprise par chacun d'eux. Les deux versets suivants exposent le pacte de façon générale : « Nous avons bien accepté un engagement solennel de la part de tous les prophètes. » Vient ensuite une mention précise du Messager qui a reçu le Coran et dont le message s'adresse à toute l'humanité : « de toi, [Muḥammad] ﷺ », puis il évoque d'autres messagers dotés d'une résolution forte et ferme. Ce sont ceux à qui furent confiés les grands messages divins avant Muḥammad ﷺ, le dernier : « et de Noé, Abraham, Moïse et Jésus, fils de Marie. » La sourate décrit ensuite le pacte lui-même : « De tous, Nous avons accepté un engagement lourd et solennel. » La description du pacte ici lui donne une forme tangible et solide. Il s'agissait bien d'un engagement entre Dieu et les personnes qu'Il a choisies pour recevoir Ses révélations, transmettre Ses messages et établir Sa loi, en restant constamment fidèles à ce qu'Il leur avait confié.