Al-Nisa (Un héritage équitable pour tous) 1 - 14
Al-Nisa ( Fair Inheritance For All ) 1 - 14
Ô humanité, craignez votre Seigneur, qui vous a créés d'une seule âme, et de celle-ci a créé son épouse, et de ces deux-là a fait se répandre un grand nombre d'hommes et de femmes. Craignez Dieu, au nom de qui vous vous adressez les uns aux autres, et respectez les liens de parenté. Car Dieu veille certainement sur vous. (1)
Mankind, fear your Lord, who has created you from a single soul, and from it created its mate, and from the two of them spread abroad so many men and women. Fear God, in whose name you appeal to one another, and be mindful of your ties of kinship. Indeed, God is ever watching over you. (1)
Donnez aux orphelins leurs biens. Ne substituez pas les mauvaises choses qui sont les vôtres aux bonnes choses qui sont les leurs, et n'absorbez pas leurs biens dans les vôtres. Ce serait assurément un grand péché. (2)
Give the orphans their property. Do not substitute bad things of your own for their good things, and do not absorb their wealth into your own wealth. That is surely a great crime. (2)
Si vous craignez de ne pas être équitables envers les orphelins, épousez parmi les autres femmes celles qui vous plaisent, deux, trois ou quatre. Mais si vous craignez de ne pas pouvoir être équitables entre elles, n'en épousez qu'une, ou bien celles que possèdent vos mains droites. Cela vous évitera plus sûrement de commettre une injustice.
If you fear that you may not deal fairly by the orphans, you may marry of other women as may be agreeable to you, two or three or four. But if you fear that you will not be able to maintain fairness between them, then marry only one, or those whom your right hands possess. That makes it more likely that you will not do injustice.
(3)
(3)
Donnez aux femmes leur dot de bon cœur ; mais si elles vous en cèdent volontairement une part, alors vous pouvez en jouir avec plaisir. {4}
Give women their dower as a free gift; but if they, of their own accord, choose to give up to you a part of it, then you may take it with pleasure. (4)
Ne donnez pas aux faibles d'esprit vos biens que Dieu vous a confiés en dépôt. Pourvoyez à leurs besoins et habillez-les avec, et adressez-leur des paroles bienveillantes. (5)
Do not give to the feeble-minded your wealth which God has assigned to you in trust. Make provisions for them and clothe them out of it and speak to them in a kindly way. (5)
Éprouvez les orphelins [placés sous votre garde] jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge du mariage ; puis, si vous les trouvez doués de discernement, remettez-leur leurs biens, et ne les consumez pas en dépenses dissipées et précipitées avant qu'ils n'atteignent leur majorité. Que celui qui est riche s'abstienne généreusement [des biens de son pupille], et que celui qui est pauvre en use de manière équitable. Lorsque vous leur remettez leurs biens, qu'il y ait des témoins en leur faveur. Dieu suffit comme Celui qui tient le compte. (6)
Test the orphans [in your charge] until they reach a marriageable age; then, if you find them of sound judgement, hand over to them their property, and do not consume it by wasteful and hasty spending before they come of age. Let him who is rich abstain generously [from his ward’s property], but he who is poor may partake of it in a fair manner. When you hand over to them their property, let there be witnesses on their behalf. God is sufficient as a reckoner. (6)
Les hommes auront une part de ce que laissent leurs père et mère et leurs proches, et les femmes auront une part de ce que laissent leurs père et mère et leurs proches, que ce soit peu ou beaucoup. C'est une part déterminée. (7)
Men shall have a share in what parents and kinsfolk leave behind, and women shall have a share in what parents and kinsfolk leave behind; whether it be little or much. It is an apportioned share. (7)
Lorsque d'autres proches, des orphelins et des personnes dans le besoin sont présents lors du partage de l'héritage, donnez-leur quelque chose sur celui-ci, et adressez-leur des paroles bienveillantes. (8)
When other kinsfolk, orphans and needy persons are present at the distribution of inheritance, give them something out of it, and speak to them in a kindly way. (8)
Que ceux qui, s'ils devaient laisser derrière eux une descendance faible, craindraient pour elle, aient donc peur (de léser les orphelins qui sont sous leur tutelle), qu'ils craignent Dieu et s'expriment de manière juste. (9)
Let those who, if they themselves had to leave behind weak offspring, would feel fear on their account, be afraid (to wrong the orphans in their charge), let them fear God and speak in a just manner. (9)
Ceux qui dévorent injustement les biens des orphelins n'avalent que du feu dans leurs ventres.
Those who devour the property of orphans unjustly, only swallow fire into their bellies.
Ils seront contraints d'endurer un feu ardent.
They will be made to endure a blazing fire.
(10)
(10)
Dieu vous enjoint, au sujet de vos enfants : au garçon revient une part équivalente à celle de deux filles. S'il y a plus de deux femmes, elles auront les deux tiers de ce que [leurs parents] laissent ; et s'il n'y en a qu'une, elle aura la moitié. Quant aux père et mère [du défunt], chacun d'eux aura le sixième de ce qu'il laisse, s'il a un enfant ; mais s'il ne laisse pas d'enfants et que ses père et mère soient ses héritiers, alors sa mère aura le tiers ; et s'il a des frères et sœurs, sa mère aura le sixième, après (déduction faite) de tout legs qu'il aurait fait ou de toute dette en suspens. Vous ne savez pas lequel de vos parents et de vos enfants vous est le plus utile. Ceci est donc une prescription de Dieu. Dieu est Omniscient, Sage. (11)
God has this to enjoin on you with regard to your children: The male shall have a share equal to that of two females. If there are more than two women, they shall have two-thirds of what [their parents] leave behind; and if there is only one, she shall have one- half of it. As for the parents [of the deceased], each of them shall have one- sixth of what he leaves behind, in the event of his having a child; but if he leaves no children, and his parents be his heirs, then his mother shall have one-third; and if he has brothers and sisters, his mother shall have one-sixth after (deducting) any bequest he may have made, or any outstanding debt. With regard to your parents and your children, you do not know which of them is of more benefit to you. This is, therefore, an ordinance from God. God is All- Knowing, Wise. (11)
Vous hériterez de la moitié de ce que laissent vos épouses, à condition qu'elles n'aient pas laissé d'enfant ; mais si elles ont laissé un enfant, alors vous aurez un quart de ce qu'elles laissent, après [déduction de] tout legs qu'elles auraient pu faire ou de toute dette impayée. Et elles (c'est-à-dire vos veuves) hériteront d'un quart de ce que vous laissez, à condition que vous n'ayez pas laissé d'enfant ; mais si vous avez laissé un enfant, alors elles auront un huitième de ce que vous laissez, après [déduction de] tout legs que vous auriez pu faire ou de toute dette impayée.
You shall inherit one-half of what your wives leave behind, provided that they have left no child; but if they have left a child, then you shall have one-quarter of what they leave behind, after [deducting] any bequest they may have made or any outstanding debt. And they (i.e. your widows) shall inherit one-quarter of what you leave behind, provided that you have left no child; but if you have left a child, then they shall have one-eighth of what you leave behind, after [deducting] any bequest you may have made or any outstanding debt.
Si un homme ou une femme n'a pas d'héritier en ligne directe, mais a un frère ou une sœur, alors chacun d'eux héritera d'un sixième ; mais s'ils sont plus nombreux, ils partageront un tiers, après [déduction de] tout legs qui aura pu être fait ou de toute dette en suspens, sans que l'un ni l'autre ait été destiné à nuire [aux héritiers]. Tel est un commandement de Dieu ; et Dieu est Omniscient, Clément. (12)
If a man or a woman has no heir in the direct line, but has a brother or a sister, then each of them shall inherit one-sixth; but if there be more, then they shall share in one-third, after [deducting] any bequest which may have been made or any outstanding debt, neither of which having been intended to harm [the heirs]. This is a commandment from God; and God is All- Knowing, Gracious. (12)
Ce sont là les limites fixées par Dieu. Quiconque obéit à Dieu et à Son Messager, Il le fera entrer dans des jardins sous lesquels coulent les rivières, où il demeurera éternellement.
These are the bounds set by God. Whoever obeys God and His Messenger, him will He admit into gardens through which running waters flow, there to dwell forever.
C'est là le triomphe suprême. (13)
That is the supreme triumph. (13)
Mais quiconque désobéit à Dieu et à Son Messager, et transgresse Ses limites, Il le fera entrer dans le Feu, où il demeurera éternellement ; et un châtiment avilissant l'attend. (14)
But whoever disobeys God and His Messenger, and transgresses His bounds, him will He commit to the fire, there to abide forever; and shameful torment awaits him. (14)
Aperçu
Overview
Ce premier passage de cette sourate commence par un verset qui rappelle aux gens qu'ils ont tous un seul Seigneur et un seul Créateur, qu'ils descendent d'une même origine et appartiennent à une seule famille. Il définit l'unité de l'humanité comme étant l'individu et fait de la famille l'unité de la société. Il insiste sur l'importance de craindre Dieu et d'entretenir les liens de parenté afin de bâtir sur cette base toutes les obligations de soutien et d'entraide mutuels, ainsi que la compassion au sein de la famille et au sein de l'humanité considérée comme un tout. Toute la législation et toutes les règles contenues dans cette sourate prennent en compte les deux obligations conjointes de craindre Dieu et d'entretenir les liens de parenté.
This first passage of this sūrah begins with a verse which reminds people that they all have one Lord and a single Creator, that they descend from the same origin and belong to one family. It defines the unit of humanity as the individual and makes the family the unit of society. It emphasises the importance of fearing God and fostering ties of kinship in order to build on this basis all the obligations of mutual care and support, as well as compassion within the family and within humanity as a single whole. All the legislation and regulations included in this sūrah take into account the twin obligations of fearing God and of fostering ties of kinship.
Dans ce passage d'ouverture de la sourate, sont exposés les devoirs et les dispositions légales concernant les orphelins, assurant ainsi la protection de ceux qui sont habituellement faibles au sein de la famille comme de la société. Ces dispositions définissent la manière dont les orphelins et leurs biens doivent être pris en charge. Elles règlent également la façon dont l'héritage se transmet au sein de la famille et les différentes parts revenant aux divers proches selon toute une série de situations. Tout cela se rattache au principe fondamental énoncé dans ce verset d'ouverture, dont des rappels figurent au début, au milieu ou à la fin d'autres versets. L'accent est mis sur le lien entre ces règles et dispositions légales et Celui qui les édicte, le Seigneur Suprême, Lui seul ayant le droit de légiférer.
In this opening passage of the sūrah, the duties and legal provisions concerning orphans are outlined, thus providing protection for those who are normally weak within both the family and society. These provisions define the way in which orphans and their property should be looked after. They also regulate how inheritance takes place within the family and the various shares of different relatives according to a whole range of situations. All this relates to the fundamental principle stated in this opening verse, reminders of which are given at the beginning, middle or end of other verses. The emphasis being on the relationship between these regulations and legal provisions and the One who enacts them, the Supreme Lord Who alone has the right to legislate.
L'humanité commence par une seule personne
Mankind Begins With A Single Person
« Ô hommes, craignez votre Seigneur, qui vous a créés d'une seule âme, et a créé de celle-ci son épouse, et de ces deux-là a fait se répandre un grand nombre d'hommes et de femmes. Craignez Dieu, au nom duquel vous vous adressez les uns aux autres, et respectez les liens de parenté. »
Mankind, fear your Lord, who has created you from a single soul, and from it created its mate, and from the two of them spread abroad so many men and women. Fear God, in whose name you appeal to one another, and be mindful of your ties of kinship.
Certes, Dieu veille constamment sur vous. (Verset 1)
Indeed, God is ever watching over you. (Verse 1)
Cette adresse s'adresse à l'humanité, dans sa qualité humaine fondamentale, afin que tous se tournent vers leur Seigneur qui les a créés « d'une seule âme ». Il a ensuite créé de cette âme unique son épouse, « et de ces deux-là Il a fait se répandre un grand nombre d'hommes et de femmes. » (Verset 1)
This address is made to mankind, in their basic human quality, so that they may all turn to their Lord who has created them “from a single soul”. He further created from this single soul its mate, “and from the two of them spread abroad so many men and women.” (Verse 1)
Ces faits simples et élémentaires sont d'une grande profondeur et ont un poids considérable dans les réflexions humaines. Si les gens avaient véritablement médité ces faits, cela aurait apporté de grands changements dans leur vie, les aidant à passer de leur état d'ignorance à un état de discernement, grâce auquel ils auraient pu recevoir la bonne direction et embrasser la vraie foi. Ils auraient ainsi pu bâtir une véritable civilisation digne de l'homme, cette créature qui reconnaît Dieu comme son Seigneur et son Créateur.
These simple and basic facts are very profound, having much weight in human considerations. Had people been truly mindful of these facts, it would have brought about great changes in their lives, helping them to move from their state of ignorance to a state of intelligence, whereby they would be able to receive proper guidance and accept the true faith. They would, thus, have been able to build a true civilisation worthy of man, the creature who acknowledges God as his Lord and Creator.
Ces faits ouvrent un champ très vaste à la réflexion. Premièrement, ils nous rappellent nos origines, et le fait que nous appartenons à notre Créateur qui nous a établis sur cette terre. Les gens sont souvent inconscients de cette réalité, oublient tout et, par conséquent, ne peuvent rien fonder de solide dans leur vie.
These facts open up a very wide scope for us to reflect upon. Firstly, they remind us of our origins, and of the fact that we belong to our Creator who has established us on this earth. People are often oblivious to this fact, forget everything and, consequently, cannot establish anything in their lives on a sound basis.
Quand les orphelins atteignent l'âge adulte
When Orphans Come Of Age
Cette ouverture puissante de la sourate est suivie d'un exposé des fondements sur lesquels repose le système social islamique : la coopération mutuelle au sein de la famille et de la communauté, la sollicitude envers les faibles et les personnes vulnérables, la protection et l'honneur accordés aux femmes, la préservation des biens de la communauté, et la répartition de l'héritage entre les héritiers selon un système qui assure la justice aux individus et la prospérité à la communauté.
This powerful opening to the sūrah is followed with an outline of the foundation upon which the Islamic social system is built: mutual co-operation within the family and the community, care for the weak and vulnerable, protection and honour for women, looking after the property of the community, and the distribution of inheritance among heirs according to a system which ensures justice to individuals and prosperity to the community.
Les tuteurs des orphelins se voient ici ordonner de remettre à ceux-ci tous leurs biens lorsqu'ils ont atteint l'âge associé à un jugement sain. De plus, il leur est ordonné de ne pas épouser les orphelines mineures placées sous leur garde dans l'espoir de s'approprier leurs richesses. Quant aux faibles d'esprit dont on craint qu'ils ne dilapident leurs biens une fois ceux-ci remis entre leurs mains, il ne faut pas leur remettre leurs biens, car ceux-ci appartiennent en réalité à la communauté, qui y a un intérêt.
Guardians of orphans are commanded here to hand over to them all their property when they have attained the age associated with sound judgement. Moreover, they are commanded not to marry under-age orphan girls who are in their charge in the hope of absorbing their wealth. As for the weak-minded who, it is feared, will squander their wealth once it is given to them, they should not be handed their property, because it, in fact, belongs to the community which has an interest in it.
Il ne faut donc pas la confier à quiconque pourrait en faire un mauvais usage. Les hommes sont également tenus de maintenir la justice et l'équité dans leur traitement des femmes en général.
Hence, it should not he given up to anyone who may use it improperly. Men are also ordered to maintain justice and fairness in their treatment of women generally.
Donnez aux orphelins leurs biens. Ne substituez pas vos mauvaises choses à leurs bonnes choses, et n'absorbez pas leur richesse dans la vôtre. C'est assurément un grand crime. (Verset 2) Si vous craignez de ne pas être équitables envers les orphelins, épousez les femmes qui vous plaisent, deux, trois ou quatre. Mais si vous craignez de ne pas pouvoir maintenir l'équité entre elles, alors n'en épousez qu'une, ou celles que possèdent vos mains droites. Cela est plus propre à vous éviter l'injustice. (Verset 3) Donnez aux femmes leur dot de bon cœur ; mais si elles vous en cèdent volontairement une partie, vous pouvez la prendre avec plaisir.
Conditions pour épouser une orpheline
Conditions For Marrying An Orphan Girl
`Urwah ibn al-Zubair, un savant de la génération qui a suivi celle des Compagnons du Prophète ﷺ, rapporte qu'il a un jour interrogé `Ā'ishah, l'épouse du Prophète ﷺ, au sujet de ce verset qui dit : {Mais si vous craignez de ne pas être équitables envers elles, épousez-en une seule, ou bien celles que vos mains droites possèdent. Cela est plus à même de vous éviter l'injustice.} (Verset 3) Elle répondit : « Neveu, ce verset concerne l'orpheline placée sous la tutelle de son tuteur, qui est son associée dans ses biens.
`Urwah ibn al-Zubair, a scholar from the generation following that of the Prophet’s Companions, relates that he once asked `Ā’ishah, the Prophet’s wife, about this verse which states: “But if you fear that you will not be able to maintain fairness between them, then marry only one, or those whom your right hands possess. That makes it more likely that you will not do injustice.” (Verse 3) She said: “Nephew, this refers to an orphan girl being brought up by her guardian and she is his partner in his property.
Il est attiré par elle à cause de ses biens et de sa beauté, et il souhaite l'épouser sans être équitable envers elle quant à la dot, et sans lui donner ce qu'un autre lui aurait donné. Il n'est donc pas permis aux gens, sur la base de ce verset, d'épouser ces orphelines à moins de les traiter avec équité et de leur donner la dot maximale que des filles de leur condition auraient reçue. Il leur est en outre ordonné d'épouser plutôt d'autres femmes. `Urwah rapporte aussi, d'après `Ā'ishah, que les Compagnons du Prophète ﷺ demandèrent son avis sur toute la question après la révélation de ce verset. En guise de réponse et d'aide, un autre verset de cette sourate fut révélé : « Ils te consultent au sujet des femmes. Dis : Dieu Lui-même vous donne Ses avis à leur sujet, ainsi que ce qui vous est récité dans ce Livre au sujet des orphelines auxquelles vous ne donnez pas ce qui leur a été prescrit, et que vous êtes désireux d'épouser ; ... » (Verset 127) `Ā'ishah ajoute : « La parole de Dieu dans cet autre verset, c'est-à-dire "et que vous êtes désireux d'épouser", se réfère à leur réticence à épouser les orphelines lorsqu'elles ne sont ni riches ni belles. Il leur est donc dit qu'ils ne doivent pas épouser ces orphelines qui les attirent à cause de leur richesse et de leur beauté, à moins d'être équitables envers elles. Cela tient au fait qu'ils n'envisagent pas de les épouser lorsqu'elles manquent de richesse et de beauté. » (Rapporté par al-Bukhārī.)
He is attracted to her because of her property and beauty, and he wishes to marry her without being fair to her in her dower and without giving her what someone else would have given. People are therefore not allowed, on the basis of this verse, to marry those orphans unless they treat them fairly and give them the maximum dower girls in their station would have had. They are further ordered to marry other women instead.” `Urwah also relates on the authority of `Ā’ishah that the Prophet’s Companions sought his ruling on the whole question after this verse was revealed. By way of answer and assistance, another verse of this sūrah was revealed: “They ask you for rulings concerning women. Say, God [Himself] gives you His rulings concerning them, as well as what is conveyed to you through this Book about orphan women whom you deny what has been assigned to them, and you are disinclined to marry them; ...” (Verse 127) `Ā’ishah further says: “God’s statement in this other verse, i.e. ‘and whom you are disinclined to marry’, refers to their reluctance to marry orphan girls when they are neither wealthy nor beautiful. They are, therefore, told that they must not marry those orphan girls to whom they are attracted because of their wealth and beauty unless they are fair to them. This is due to the fact that they do not consider marrying them when they lack wealth and beauty.” (Related by al-Bukhārī.)
Raisons de la permission de la polygamie
Reasons For Permitting Polygamy
L'islam est un système pratique et positif pour la vie humaine, qui est en accord avec la nature humaine, avec la constitution de l'homme, ses besoins, ses exigences et les circonstances changeantes dans tous les domaines et à toutes les époques. C'est un système qui traite l'homme tel qu'il est, dans la situation où il se trouve, et l'élève à des hauteurs qu'il ne pourrait jamais atteindre autrement, sans en aucune manière condamner ses désirs naturels, réprimer sa nature ou négliger ses besoins pratiques. De plus, l'islam aborde l'homme avec douceur. Il ne recourt pas à une poussée violente ou arbitraire pour le forcer à aller dans la direction qu'il souhaite.
Islam is a practical and positive system for human life, which is consistent with human nature and with man’s constitution, needs, requirements and changing circumstances in all areas and all generations. It is a system which deals with man as he is, and in the situation it finds him in, elevating him to heights he can never otherwise achieve, without in any way denouncing his natural desires or suppressing his nature or overlooking his practical needs. Moreover, Islam approaches man gently. It does not resort to violent or arbitrary pushing to force him to move in the direction it wants.
L'islam n'évoque pas un idéalisme creux ni une théorisation rêveuse qui heurterait la nature de l'homme et les besoins de sa vie pratique. C'est un système qui se soucie de la moralité de l'homme et de la pureté de la société. Il n'admet aucune situation susceptible de conduire à l'affaiblissement des valeurs morales et à la corruption de la société. Il œuvre à l'instauration d'un ordre social qui promeut les valeurs morales et la pureté de la société, avec un effort minimal de la part de l'individu comme de la société.
Islam does not raise the spectre of hollow idealism, or dreamy theorisation that clashes with man’s nature and the needs of his practical life. It is a system that cares about man’s morality and the purity of society. It does not allow a situation to exist if this is likely to lead to the weakening of moral values and the corruption of society. It works for the creation of a social order that promotes moral values and the purity of society with minimum effort on the parts of both the individual and society.
Nous devons garder à l'esprit toutes ces qualités essentielles du système islamique lorsque nous examinons la question de la polygamie. Nous constatons d'abord qu'il y a toujours eu, dans différentes sociétés, dans le passé comme dans le présent, de nombreux cas concrets où le nombre de femmes en âge de se marier dépasse le nombre d'hommes qui peuvent se marier. Il n'a jamais été connu dans l'histoire qu'un tel déséquilibre, qui peut affecter certaines sociétés, ait jamais dépassé le rapport de quatre pour un. Il se situe toujours dans cette limite. Comment faire face à ce déséquilibre qui survient de temps à autre, selon différents rapports et dans différentes sociétés, et qui ne peut être ignoré ? Doit-on simplement hausser les épaules et ne rien faire ? Doit-on le laisser sans traitement jusqu'à ce qu'il se stabilise selon les circonstances qui finiront par prévaloir ?
Relations avec les femmes esclaves
Relationships With Slave Women
Jusqu'à présent, nous avons accordé l'importance qui lui revient à la condition que le Coran attache à la concession d'épouser plusieurs femmes, à savoir le traitement équitable. Lorsqu'un homme craint de ne pas pouvoir respecter cette condition, le verset coranique prévoit certaines options qui s'offrent à lui : « Si vous craignez de ne pas être équitables envers elles, alors n'en épousez qu'une, ou bien celles que possède votre main droite. » (Verset 3) Cela signifie que, lorsque l'équité ne peut être assurée, le mariage doit se limiter à une seule épouse. L'autre possibilité évoquée par l'expression « celles que possède votre main droite » désigne les femmes esclaves. Cette formulation est énoncée en termes généraux, sans précision quant au mariage formel. Nous avons déjà traité de la question générale de l'esclavage lorsque nous avons examiné les versets pertinents de la sourate 2, La Vache, ou Al-Baqara. Il convient d'ajouter ici quelques brèves remarques en lien avec le présent verset.
So far we have given due importance to the condition attached by the Qur’ān to the concession to marry more than one wife, namely, fair treatment. When a man fears that he may not be able to abide by that condition, the Qur’ānic verse stipulates certain options that are open to him: “If you fear that you will not be able to maintain fairness between them, then marry only one, or those whom your right hands possess.” (Verse 3) This means that where fairness cannot be maintained, marriage should be confined to just one wife. The other alternative touched upon by the phrase “those whom your right hands possess” refers to women who are slaves. The statement is expressed in general terms, without specifying formal marriage. We have already spoken about the general question of slavery when we discussed the relevant verses in Sūrah 2, The Cow, or Al-Baqarah. It is pertinent to add here some brief remarks in connection with the present verse.
Lorsqu'une esclave est mariée, elle retrouve sa dignité humaine. Un tel mariage la rend éligible, ainsi que tout enfant issu de son maître, à la liberté, même si ce dernier ne l'affranchit pas réellement au moment du mariage. Le jour où elle met au monde un enfant, elle est élevée au rang de « mère de l'enfant ». Son maître n'a plus aucun droit de la vendre, et elle est libre à sa mort. Son enfant est libre dès sa naissance.
When a slave woman is married, she regains her human dignity. Such a marriage qualifies her and any offspring by her master for freedom, even if he does not actually set her free when he marries her. On the day when she gives birth, she is elevated to the status of “the child’s mother”. Her master no longer has any right to sell her, and she is free on his death. Her child is free from birth.
De même, si son maître se l'attache sans mariage, les mêmes conditions s'appliquent. Lorsqu'elle met au monde un enfant, elle acquiert le statut de « mère de l'enfant » et ne peut plus être vendue.
Remise des biens aux orphelins
Handing Property Over To Orphans
Ayant achevé cet aspect de la discussion sur le mariage avec les orphelines et les autres femmes, la sourate reprend le thème de l'héritage des orphelins. Elle fournit une législation détaillée concernant la remise de leurs biens entre leurs mains, après avoir brièvement fait allusion à ce sujet dans le deuxième verset.
Having finished with this aspect of the discussion of marriage with orphan girls and other women, the sūrah again picks up the subject of orphans’ inheritance. It provides detailed legislation concerning the handing over of their monies to them, having briefly referred to this in the second verse.
Bien que ce bien appartienne aux orphelins, il demeure, par essence, la propriété de la communauté, donnée par Dieu afin que la communauté en fasse le meilleur usage. C'est donc la communauté qui est le premier propriétaire des biens en général.
Although this property belongs to orphans, it remains, in essence, the property of the community given by God so that the community may make its best use of it. It is the community, therefore, which is the primary owner of property in general.
Les individus, y compris les orphelins et ceux à qui ce bien a été laissé à leur mort, en ont la charge afin qu'ils puissent l'investir et en tirer profit, et en faire profiter la communauté dans son ensemble. Ils peuvent assumer cette tâche tant qu'ils sont capables de faire preuve d'un bon jugement. La propriété individuelle, avec tous ses droits et ses restrictions, repose sur ce principe. Les orphelins qui possèdent des biens, mais qui sont faibles d'esprit et incapables de gérer leurs biens avec sagesse, ne se voient pas confier le contrôle de ceux-ci. Bien que leurs droits de propriété demeurent intacts et ne puissent leur être retirés, ils ne sont pas autorisés à administrer leurs biens. Ceux-ci appartiennent, comme nous l'avons dit, à la communauté. Ainsi, quelqu'un qui est capable de les administrer, parmi les membres de la communauté, en reçoit la charge, en tenant compte de son degré de parenté avec l'orphelin. Ainsi, le principe de la sollicitude mutuelle au sein de la famille, qui est à la base de la sollicitude générale au sein de la grande famille qu'est la société, se trouve accompli. Les faibles d'esprit, cependant, jouissent du droit à un entretien et un habillement convenables sur leurs biens, ainsi que du droit à être traités avec bienveillance : « Ne remettez pas aux faibles d'esprit vos biens que Dieu a placés sous votre garde. Pourvoyez à leurs besoins et habillez-les grâce à eux, et parlez-leur avec bonté. » (Verset 5)
Individuals, including orphans and those who have left them this property upon their death, are in charge of it so that they may invest and benefit by it and provide benefit to the community at large. They may undertake this task as long as they are able to prove sound judgement. Individual ownership, with all its rights and restrictions, is based on this principle. Orphans who have property, but who are feeble minded and unable to look after their property wisely, are not given control over it. Although their rights of ownership remain intact and cannot be taken away from them, they are not allowed to administer their property. It belongs, as we have said, to the community. Hence, someone who is able to administer it from the ranks of the community is given charge of it, taking into consideration his degree of kinship to the orphan. Thus, the principle of mutual care within the family, which is the basis of general care within the greater family of the society, is fulfilled. The feeble-minded, however, enjoy the rights of adequate maintenance and clothing out of their property, as well as the right to be treated kindly: “Do not give to the feeble- minded your wealth which God has assigned to you in trust. Make provisions for them and clothe them out of it, and speak to them in a kindly way.” (Verse 5)
Héritage : un système équitable de sécurité sociale
Inheritance: A Fair System Of Social Security
Les hommes ont une part de ce que laissent leurs père et mère et leurs proches parents, et les femmes ont une part de ce que laissent leurs père et mère et leurs proches parents, qu'il y ait peu ou beaucoup. C'est une part déterminée.
Men shall have a share in what parents and kinsfolk leave behind, and women shall have a share in what parents and kinsfolk leave behind; whether it be little or much. It is an apportioned share. (Verse 7)
À l'époque de la jāhiliyyah, ou ignorance préislamique, en Arabie, aucune part d'héritage n'était attribuée aux femmes, et peu, voire aucune, aux jeunes garçons. La raison en était que ni l'un ni l'autre de ces groupes ne pouvait combattre un agresseur. La loi de Dieu, en revanche, fait revenir l'héritage à tous les proches parents, selon leur degré de parenté et leurs parts, qui seront détaillées plus loin. Selon la conception de l'islam, les membres d'une même famille doivent s'entraider et veiller les uns sur les autres. Chacun est tenu de subvenir aux besoins de ses proches lorsqu'ils sont dans le besoin, et de partager leur responsabilité dans le paiement de l'indemnité en cas de mort d'autrui ou de blessures et de préjudices corporels causés à autrui. Il est donc juste que les proches parents héritent les uns des autres, lorsqu'ils laissent des biens, selon leur lien de parenté respectif. Cela met en pratique la règle selon laquelle : « le gain est proportionné à la responsabilité ». L'islam est un système complet et parfaitement cohérent. Cela se reflète de la façon la plus claire dans la répartition des droits et des obligations.
In the days of jāhiliyyah, or ignorance, in pre-Islamic Arabia, no share of inheritance was given to females, and little, if any, was given to young boys. The reason being that neither group could fight against any aggressor. God’s law, on the other hand, made inheritance due to all kinsfolk, according to their degree of kinship and their shares, which will be detailed later. It is the view of Islam that members of the same family should help and look after one another. Everyone is required to look after his relatives when they are in need, and to share their liability in paying compensation in cases of causing death to or inflicting injury or bodily harm on others. Hence, it is only right that relatives should inherit each other, when they leave behind some property, according to their respective kinship. This gives practical effect to the rule that: “gain is commensurate with liability”. Islam is a complete and perfectly coherent system. This is reflected most clearly in the distribution of rights and obligations.
Voici la règle générale de l'héritage. Certaines personnes peuvent remettre en question le principe de l'héritage, mais cela ne trahit que leur impolitesse envers Dieu, leur ignorance de la nature humaine et des exigences de la vie pratique.
Protéger les faibles et les vulnérables
Protecting The Weak And Vulnerable
Avant de définir les parts respectives d'héritage qui sont dues, la sourate lance un nouvel avertissement contre le fait de s'approprier les biens des orphelins. La manière dont cet avertissement est formulé ne peut manquer de toucher profondément les cœurs. Elle éveille des sentiments d'amour, de compassion envers ses propres enfants, la crainte parentale pour eux lorsqu'ils sont jeunes et faibles, et de même la crainte de Dieu qui veille sur toutes nos actions. Elle suscite aussi la crainte pour sa propre sécurité dans la vie future. La peur d'être brûlé dans le Feu est dépeinte ici par une scène très vivante et puissante : « Que ceux qui, s'ils devaient laisser derrière eux une descendance faible, éprouveraient de la crainte à leur sujet, craignent (de léser les orphelins confiés à leurs soins), qu'ils craignent Dieu et qu'ils parlent avec justice. »
Before defining the respective shares of inheritance which are due, the sūrah gives another warning against absorbing orphans’ property. The way the warning is delivered cannot fail to have a strong effect on people’s hearts. It does this by stimulating feelings of love, of compassion for one’s own children, of parental fear for them when they are young and weak, and similarly of fear of God who watches over all our actions. It also arouses fear for one’s safety in the life to come. The fear of burning in the fire is portrayed here in a very vivid and powerful scene: “Let those who, if they themselves had to leave behind weak offspring, would feel fear on their account, be afraid (to wrong the orphans in their charge), let them fear God and speak in a just manner.
Ceux qui dévorent injustement les biens des orphelins n'avalent dans leur ventre que du feu. Ils seront précipités dans un brasier ardent. » (Versets 9-10)
Those who devour the property of orphans unjustly, only swallow fire into their bellies. They will be made to endure a blazing fire.” (Verses 9-10)
Le premier verset touche aux fibres du cœur des parents, en décrivant la crainte typique des parents pour ce qui pourrait arriver à leurs enfants. On leur fait imaginer leurs enfants, faibles, sans défense, laissés seuls, sans personne pour les protéger ou avoir pitié d'eux. S'ils se représentent leurs propres enfants dans cette situation, ils ne peuvent manquer d'éprouver de la compassion pour les orphelins qui sont sous leur responsabilité. Ils ne peuvent savoir si leurs propres enfants seraient confiés aux soins d'autrui, de la même manière qu'eux-mêmes ont la charge d'orphelins. Il leur est en outre rappelé qu'ils doivent craindre Dieu dans leur conduite envers ceux dont ils ont la charge. Cela, afin que Dieu pourvoie leurs propres enfants de personnes qui craignent Dieu dans la manière dont elles traitent de tels orphelins, qu'elles soient compatissantes et qu'elles prennent bien soin d'eux. Il leur est aussi ordonné de parler avec justice aux orphelins.
L'héritage islamique assure la justice pour tous
Islamic Inheritance Ensures Justice For All
Dieu vous prescrit à propos de vos enfants : au garçon revient une part équivalente à celle de deux filles. S'il y a plus de deux femmes, elles auront les deux tiers de ce que [leurs parents] laissent ; et s'il n'y en a qu'une, elle aura la moitié. Quant aux père et mère [du défunt], chacun d'eux aura le sixième de ce qu'il laisse, s'il a un enfant ; mais s'il ne laisse pas d'enfants, et que ses père et mère soient ses héritiers, alors sa mère aura le tiers ; et s'il a des frères et sœurs, sa mère aura le sixième, après déduction de tout legs qu'il aurait fait ou de toute dette exigible. Vous ne savez pas lequel de vos parents et de vos enfants vous est le plus utile. Ceci est donc une prescription de Dieu. Dieu est Omniscient, Sage. (Verset 11)
God has this to enjoin on you with regard to your children: The male shall have a share equal to that of two females. If there are more than two women, they shall have two-thirds of what [their parents] leave behind; and if there is only one, she shall have one-half of it. As for the parents [of the deceased], each of them shall have one sixth of what he leaves behind, in the event of his having a child; but if he leaves no children, and his parents be his heirs, then his mother shall have one-third; and if he has brothers and sisters, his mother shall have one-sixth after (deducting) any bequest he may have made, or any outstanding debt. With regard to your parents and your children, you do not know which of them is of more benefit to you. This is, therefore, an ordinance from God. God is All-Knowing, Wise. (Verse 11)
À ce stade, la sourate expose le système islamique d'héritage. Elle commence par une injonction, formulée sous la forme d'une forte recommandation, que Dieu adresse aux parents afin qu'ils maintiennent la justice entre leurs enfants. Cette injonction montre que Dieu, exempt de toute limite dans Sa gloire, est plus bienveillant, plus juste et plus miséricordieux que les parents ne le sont envers leurs propres enfants.
At this point, the sūrah explains the Islamic system of inheritance. It starts with an order, made in the form of a strong recommendation, made by God to parents, to maintain justice among their children. This order shows that God, limitless is He in His glory, is kinder, fairer and more merciful than parents are to their own children.
Cela montre également que tout le système de l'héritage a été établi par Dieu, qui a rendu Son verdict sur chaque question concernant les parents et les enfants, ou pouvant survenir entre parents. Les hommes n'ont d'autre choix que de recevoir Ses ordres de Sa part et de mettre en œuvre Ses décisions. Tel est le concept véritable de la religion que la sourate, dans son intégralité, cherche à exposer en des termes des plus clairs.
It also shows that the whole system of inheritance has been laid down by God, who has given His verdict on every issue concerning parents and children, or that may come up among relatives. People have no choice but to receive their orders from Him and to implement His rulings. This is the proper concept of religion which the sūrah, in its entirety, seeks to explain in the clearest of terms.
Héritage des parents et des enfants
Inheritance Of Parents And Children
La répartition commence par les parts des descendants lorsqu'ils héritent de leurs parents : « S'il y a plus de deux femmes, elles auront les deux tiers de ce [que leurs parents] laissent ; et s'il n'y en a qu'une, elle aura la moitié. » Si le défunt n'a pas de descendant mâle, mais a deux filles ou plus, ses filles se partagent à parts égales les deux tiers de sa succession. S'il ne laisse qu'une seule fille, celle-ci hérite de la moitié de sa succession. Le reste revient à ses plus proches parents du côté paternel, c'est-à-dire à son père, son grand-père ou son frère, ou à son demi-frère du côté paternel, ou à son oncle paternel ou aux enfants de son grand-père.
The division begins with the shares of offspring when they inherit from their parents: “If there are more than two women, they shall have two-thirds of what [their parents] leave behind; and if there is only one, she shall have one-half of it.” If the deceased has no male issue, but has two or more daughters, his daughters share equally two- thirds of his estate. If he leaves behind only one daughter, she inherits half of his estate. The remainder goes to his nearest of kin on his father’s side, i.e. to his father, grandfather or brother, or to his half-brother on his father’s side or to his paternal uncle or the children of his grandfather.
Le verset coranique énonce : « S'il y a plus de deux femmes, elles auront les deux tiers de ce que [leurs parents] laissent. » Cette déclaration attribue les deux tiers lorsque le défunt laisse plus de deux filles. La même part des deux tiers est accordée lorsque le défunt n'a que deux filles, sur la base de la sunna ainsi que par analogie avec la part attribuée à deux sœurs dans le dernier verset de cette sourate. Quant à la sunna, Abū Dāwūd, al-Tirmidhī et Ibn Mājah rapportent, par l'intermédiaire de Jābir, que la veuve de Sa`d ibn al-Rabī` vint auprès du Prophète ﷺ en disant : « Messager de Dieu, voici les deux filles de Sa`d, dont le père est tombé en martyr à la bataille d'Uḥud, où il combattit à tes côtés. Leur oncle a pris leur argent et ne leur a rien laissé. Elles ne peuvent espérer se marier à moins de posséder de l'argent. » Le Prophète ﷺ dit : « Dieu rendra Son jugement en cette affaire. » Puis fut révélé le verset qui détermine les parts d'héritage. Le Prophète ﷺ envoya un message à leur oncle, disant : « Donne aux deux filles de Sa`d les deux tiers, à leur mère le huitième, et garde le reste pour toi. » C'est donc là le jugement du Prophète ﷺ, qui attribue les deux tiers à deux filles. Il montre que lorsque le défunt laisse deux filles ou plus, mais aucun fils, ses filles se partagent les deux tiers de ses biens.
The Qur’ānic verse states: “If there are more than two women, they shall have two-thirds of what [their parents] leave behind.” This statement apportions two-thirds if the deceased leaves behind more than two daughters. The same portion of two-thirds is given when the deceased has only two daughters on the basis of the Sunnah as well as the analogy with the share given to two sisters in the final verse of this sūrah. As for the Sunnah, Abū Dāwūd, al-Tirmidhī and Ibn Mājah relate, on the authority of Jābir, that the widow of Sa`d ibn al-Rabī` came to the Prophet, saying: “Messenger of God, these are the two daughters of Sa`d whose father fell a martyr in the Battle of Uĥud in which he fought with you. Their uncle has taken their money and left them nothing. They cannot hope to get married unless they have money.” The Prophet said: “God will give His judgement in this case.” Then the verse that outlines shares of inheritance was revealed. The Prophet sent a message to their uncle, saying: “Give Sa`d’s two daughters two-thirds and their mother one-eighth and you take the remainder.” This, then, is the Prophet’s judgement which gives two-thirds to two daughters. It shows that when the deceased leaves two or more daughters but no sons behind, his daughters share two-thirds of his property.
Quand les lois de Dieu sont respectées
When God’s Laws Are Obeyed
Telles sont les limites fixées par Dieu. Quiconque obéit à Dieu et à Son Messager, Il le fera entrer dans des jardins sous lesquels coulent des rivières, où il demeurera éternellement. Tel est le succès suprême. Mais quiconque désobéit à Dieu et à Son Messager, et transgresse Ses limites, Il le vouera au feu, où il demeurera éternellement ; et un châtiment avilissant l'attend. (Versets 13-14)
These are the bounds set by God. Whoever obeys God and His Messenger, him will He admit into gardens through which running waters flow, there to dwell forever. That is the supreme triumph. But whoever disobeys God and His Messenger, and transgresses His bounds, him will He commit to the fire, there to abide forever; and shameful torment awaits him. (Verses 13-14)
Ces deux versets viennent renforcer la règle fondamentale de l'islam, qui établit de manière absolument claire que le pouvoir de légiférer appartient à Dieu seul. Toute transgression de cette règle constitue une désobéissance à Dieu et un rejet de l'islam dans son ensemble. Ceci est réaffirmé dans ces deux versets, qui décrivent les parts fixées pour la répartition de la succession d'une personne décédée entre ses héritiers comme des limites posées par Dieu. Ces versets servent de définition claire des relations au sein de la famille, ainsi que des relations sociales et économiques dans la société en général. Les dispositions qu'ils édictent sur le partage de la succession du défunt sont définitives. Lorsqu'elles sont dûment respectées, et que Dieu et Son Messager sont obéis dans ces prescriptions juridiques, la récompense est grande : il s'agit rien de moins que le Paradis, pour l'éternité, ce qui est en effet une victoire suprême. Lorsqu'elles sont transgressées par la désobéissance à Dieu et à Son Messager, le résultat est un feu éternel et un châtiment avilissant.
These two verses serve as further emphasis to the basic rule of Islam that makes it absolutely clear that the authority to legislate belongs to God alone. Any contravention of this rule constitutes disobedience to God and rejection of Islam altogether. This is re-emphasised in these two verses which describe the shares specified for the distribution of the estate of a deceased person among his or her heirs as bounds set by God. These verses serve as a clear definition of relations within the family and social and economic relations in the society at large. The rulings they give on how the estate of the deceased is to be shared out are final. When they are properly respected and God and His Messenger are obeyed in these legal provisions, the reward is great: it is nothing less than Paradise, forever, which is indeed a supreme triumph. When they are contravened by disobedience to God and His Messenger, the result is an everlasting fire and a shameful torment.
Mais pourquoi une destinée aussi grande et définitive dépend-elle de l'obéissance ou de la désobéissance à une disposition juridique qui traite d'un aspect d'importance secondaire, comme la disposition relative à l'héritage ? Cette disposition ne parle que de petits détails, et sa récompense peut sembler disproportionnée par rapport à sa nature.