La sourate mentionne aussi certains mensonges que les mécréants ont répandus au sujet du Coran.
The sūrah also mentions some of the falsehoods the unbelievers circulated about the Qur’ān:
Lorsque Nous remplaçons un verset par un autre — et Dieu sait mieux ce qu'Il révèle — ils disent : « Tu n'es qu'un faussaire. » En vérité, la plupart d'entre eux ne savent rien. Dis : « C'est l'Esprit saint qui l'a fait descendre de ton Seigneur en toute vérité, afin de raffermir les croyants, et comme guidance et bonne nouvelle pour ceux qui se soumettent à Dieu. » Nous savons parfaitement qu'ils disent : « Ce n'est qu'un homme qui lui enseigne cela. » Or celui auquel ils font malicieusement allusion parle une langue étrangère, alors que ceci est une parole en arabe, pure et claire. Ceux qui ne croient pas aux révélations de Dieu, Dieu ne les guidera pas, et un châtiment douloureux les attend. Ce sont uniquement ceux qui ne croient pas aux révélations de Dieu qui inventent le mensonge, et ce sont eux, en effet, les menteurs.
When We replace one verse by another — and God knows best what He reveals — they say: ‘You are but a fabricator.’ Indeed most of them have no knowledge. Say: ‘The Holy Spirit has brought it down from your Lord in truth, so as to strengthen the believers, and to provide guidance and good news to those who surrender themselves to God.’ We know full well that they say: It is but a man that teaches him [all] this.’ But the man to whom they so maliciously allude speaks a foreign tongue, while this is Arabic speech, pure and clear. Those who do not believe in God’s revelations shall not be granted guidance by God. Grievous suffering awaits them. It is only those who do not believe in God’s revelations that invent falsehood. It is they indeed who are liars.
(Versets 101-105)
(Verses 101-105)
Les incroyants ne comprennent pas le rôle du livre de Dieu, ni le fait qu'il a été révélé pour établir une société humaine universelle et former une communauté chargée de la conduire sur sa voie. Ils ne se rendent pas compte qu'il s'agit du message final venu d'en haut pour l'humanité. Ils ignorent la vérité essentielle selon laquelle Dieu, qui a créé l'homme, sait mieux que quiconque quels concepts, principes et législations conviennent le mieux à l'humanité.
The unbelievers do not understand the role of God’s book and the fact that it has been revealed to establish a global human society and create a community to lead it along its way. They do not realize that it is the final message to come from on high to mankind. They are oblivious of the essential truth that God, who has created man, knows best which concepts, principles and legislation are best suited for humanity.
Lorsqu'Il abroge un verset dont la fonction est accomplie, Il le remplace par un autre mieux adapté à l'étape qu'a atteinte la nouvelle communauté, et plus approprié à l'avenir lointain, dont seule Sa connaissance en fixe la durée. C'est assurément Son droit exclusif. Les versets de ce livre peuvent être comparés à un remède administré en petites doses à un malade jusqu'à sa guérison. On lui conseille alors de reprendre une alimentation normale, qui contribue à préserver sa santé.
When He abrogates a verse that has completed its purpose, He puts another in its place which is more suitable for the stage the new community has reached, and better suited for the long future, the duration of which is known only to Him. This is certainly His prerogative. The verses of this book may be likened to a medicine which is given in small doses to a patient until he is cured. Then he is advised to resume a normal diet which helps to protect his health.
Mais les mécréants ne comprennent rien à tout cela. Il n'est donc pas surprenant qu'ils n'aient pas saisi le but de l'abrogation d'un verset par un autre, et qu'ils aient accusé le Prophète ﷺ d'être un imposteur alors qu'il était, en vérité, la personne la plus honnête et la plus véridique qu'ils aient jamais connue. C'est pourquoi le verset dit : « Mais la plupart d'entre eux ne savent pas. » (Verset 101)
But the unbelievers understand nothing of all this. Hence it is not surprising that they did not appreciate the purpose behind the abrogation of one verse by another and accused the Prophet of being a fabricator when he was indeed the most honest and truthful person they had ever known. Hence the verse comments: “Indeed most of them have no knowledge.” (Verse 101)
La sourate énonce ensuite la vérité de la révélation du Coran : « Dis : L'Esprit saint l'a fait descendre de ton Seigneur en toute vérité. » (Verset 102) Il ne saurait s'agir d'une fabrication, puisqu'il a été révélé par l'Esprit saint, l'ange Gabriel (paix sur lui). Il a été apporté « de ton Seigneur », et non de toi, et cela se fait « en toute vérité », ce qui signifie qu'aucun mensonge ne peut jamais s'y rattacher. Le but de sa révélation est « de raffermir les croyants », qui maintiennent le lien entre Dieu et leurs cœurs. Ceux-ci comprennent qu'il est venu de Dieu pour exposer la vérité et la rendre claire à tous les hommes. Il a aussi un autre but, qui est « de guider et d'annoncer une bonne nouvelle à ceux qui se soumettent à Dieu. » (Verset 102) Ils sont raffermis par le fait qu'ils sont guidés sur le bon chemin, et reçoivent également la bonne nouvelle de la victoire et de l'établissement de leur pouvoir.
The sūrah then states the truth of the revelation of the Qur’ān: “Say: The Holy Spirit has brought it down from your Lord in truth.” (Verse 102) It could not be a fabrication when it was brought down by the Holy Spirit, the Angel Gabriel (peace be upon him). He has brought it ‘from your Lord’, not from you, and this is done in truth’, which means that no falsehood can ever be attached to it. The purpose of its revelation is ‘to strengthen the believers,’ who maintain the bond between God and their hearts. These realize that it has come from God to spell out the truth and make it clear for all mankind. It has another purpose as well, which is ‘to provide guidance and good news to those who surrender themselves to God.’ (Verse 102) They are strengthened by the fact that they are guided along the right path, as also given the happy news of achieving victory and establishing their power.
Nous savons bien qu'ils disent : « Ce n'est qu'un être humain qui le lui enseigne. » Mais celui auquel ils font ainsi allusion avec malveillance parle une langue étrangère, alors que ceci est une parole en arabe, pure et claire. (Verset 103)
We know full well that they say: ‘It is but a man that teaches him [all] this.’ But the man to whom they so maliciously allude speaks a foreign tongue, while this is Arabic speech, pure and clear. (Verse 103)
Ce fut encore un mensonge que les mécréants tentèrent d'affirmer. Ils prétendaient que le Coran avait été enseigné au Prophète ﷺ par un homme qu'ils nommaient. Nous disposons de différents récits au sujet de la personne particulière qu'ils mentionnaient. L'un de ces récits désigne un serviteur étranger attaché à tel ou tel clan des Quraych, qui vendait des marchandises près d'al-Safa. Le Prophète ﷺ aurait pu s'asseoir avec lui et lui parler par moments.
This was yet another falsehood the unbelievers tried to assert. They claimed that the Qur’ān was taught to the Prophet by a man whom they named. We have different reports about the particular person they mentioned. One report points to a foreign servant attached to one clan or another of the Quraysh who used to sell goods near al-Şafā. The Prophet might have sat with him and spoke to him at times.
Mais l'homme parlait une langue étrangère. Sa connaissance de l'arabe suffisait seulement à conduire les transactions commerciales nécessaires.
But the man spoke a foreign language. His knowledge of Arabic was sufficient only to conduct necessary business transactions.
Un autre rapport d'Ibn Isĥāq dans sa biographie du Prophète ﷺ suggère que le Prophète ﷺ avait l'habitude de s'asseoir à al-Marwah avec un serviteur chrétien nommé Sabī`ah, bien que certaines personnes l'appelaient Jabr. C'était un esclave appartenant à un homme du clan d'al-Ĥađramī.
Another report by Ibn Isĥāq in his biography of the Prophet suggests that the Prophet used to sit at al-Marwah with a Christian servant named Sabī`ah, although some people called him Jabr. He was a slave owned by a man from al-Ĥađramī clan.
Ibn Kathīr, l'historien, ainsi que d'autres savants comme `Ikrimah et Qatādah, mentionnent que le nom de cet homme était Ya'īsh.
Ibn Kathīr, the historian, and other scholars like `Ikrimah and Qatādah mention that the man’s name was Ya’īsh.
Un autre savant et historien, al-Ţabarī, rapporte sur l'autorité d'Ibn `Abbās, le cousin du Prophète ﷺ, que le Prophète ﷺ avait coutume d'enseigner à un esclave appelé Bal`ām, qui parlait une langue étrangère. Les incroyants avaient coutume de voir le Prophète ﷺ quitter sa place. Ils forgèrent alors leur ridicule calomnie, affirmant que Bal`ām avait enseigné le Prophète ﷺ.
Another scholar and historian, al-Ţabarī, reports on the authority of Ibn `Abbās, the Prophet’s cousin, that the Prophet used to teach a slave called Bal`ām who spoke a foreign language. The unbelievers used to see the Prophet leaving his place. So they came up with their ridiculous fabrication, saying that Bal`ām taught the Prophet.
Dieu répond à toutes ces fabrications par une déclaration simple et claire qui met fin à toute discussion : « Celui vers qui ils font allusion malicieusement parle une langue étrangère, alors que ceci est une parole en arabe, pure et claire. » (Verset 103) Il est difficile d'imaginer qu'ils étaient sérieux lorsqu'ils ont avancé de telles affirmations ridicules. Il s'agissait très vraisemblablement d'une partie de leurs desseins malveillants, qu'ils savaient absolument faux. Ils étaient parfaitement conscients des mérites du Qur'ān et de son excellence littéraire. Comment pouvaient-ils prétendre qu'un homme parlant une langue étrangère avait pu l'enseigner à Muĥammad ﷺ ? Si un tel homme avait pu produire un chef-d'œuvre pareil, pourquoi ne le revendiquerait-il pas pour lui-même, au lieu de l'enseigner à un autre ?
God answers all these fabrications with a simple, clear statement that ends all argument: “The man to whom they so maliciously allude speaks a foreign tongue, while this is Arabic speech, pure and clear.” (Verse 103) It is difficult to imagine that they were serious when they made such ludicrous claims. It was all most likely a part of their evil scheming which they knew to be absolutely false. They were fully aware of the merits of the Qur’ān and its literary excellence. How could they claim that a man speaking a foreign tongue could have taught it to Muĥammad. If such a man could have produced such a masterpiece, why would he not claim it for himself, without teaching it to another?
Aujourd'hui, alors que l'humanité a réalisé de si immenses progrès, et que le talent humain a produit de si grands livres et chefs-d'œuvre, des ordres sociaux et des législations, quiconque apprécie la littérature, les systèmes sociaux et les codes juridiques est forcément contraint de reconnaître que le Coran ne pouvait pas avoir été écrit par un être humain.
Today, with humanity having made such huge advancements, and human talent having produced such great books and masterpieces, social orders and legislation, anyone who appreciates literature, social systems and legal codes is bound to acknowledge that the Qur’ān could not have been authored by a human being.
Même les athées de la Russie communiste, qui souhaitaient critiquer l'islam lors du Congrès des orientalistes tenu en 1954, ne purent faire mieux que prétendre que le Coran ne pouvait être l'œuvre d'un seul homme. Il devait s'agir du travail collectif d'une large communauté. De plus, affirmaient-ils, il ne pouvait avoir été entièrement rédigé en Arabie. Certaines parties auraient dû être écrites dans d'autres régions du monde ! Ils estimaient qu'aucun individu ne possédait le talent nécessaire pour produire ce livre, et qu'aucune nation ne détenait non plus le savoir qu'il renferme. Ils ne purent reconnaître la force d'un raisonnement sain et attribuer le Coran à son véritable Auteur, Dieu, le Seigneur des mondes.
Even the atheists of Communist Russia who wished to criticize Islam in the Conference of Orientalists held in 1954 managed no better than to claim that the Qur’ān could not have been the work of one man. It must have been the collective work of a large community. Moreover, they claimed, it could not have been written totally in Arabia. Some parts of it must have been written in other parts of the world! They felt that no individual had the talent to produce this book, and nor had one nation the knowledge embodied in it. They could not admit to the force of sound logic and attribute the Qur’ān to its true Author, God, the Lord of all the worlds.
Ils ont nié l'existence de Dieu. Comment auraient-ils pu reconnaître la révélation et la prophétie ?
They denied God’s existence. How could they acknowledge revelation and prophethood?
Ceci est l'avis de certains spécialistes du vingtième siècle. Comparée à celui-ci, l'affirmation des incroyants de La Mecque selon laquelle un esclave étranger, qui parlait peu l'arabe, aurait enseigné celui-ci à Muĥammad ﷺ, paraît dans toute sa absurdité.
This is the view of some specialist scholars in the twentieth century. Compared with it, the Makkan unbelievers’ claim that a foreign slave who spoke little Arabic taught it to Muĥammad appears at its most ludicrous.
Le Coran énonce la raison de ces fausses allégations : « Ceux qui ne croient pas aux révélations de Dieu, Dieu ne les guidera pas, et un châtiment douloureux leur est réservé. » (Verset 104) Ceux qui refusent de croire aux signes donnés par Dieu ne seront pas guidés vers la vérité concernant cette révélation divine. En effet, Dieu ne les guide pas vers la vérité en quoi que ce soit. C'est la conséquence naturelle de leur incrédulité et de leur rejet délibéré du message que les signes de Dieu leur transmettent. Ainsi, « un châtiment douloureux leur est réservé », après qu'ils se sont égarés sans cesse.
The Qur’ān states the reason behind such false assertions: “Those who do not believe in God’s revelations shall not be granted guidance by God. Grievous suffering awaits them.” (Verse 104) Those who refuse to believe in the signs given by God will not be guided to the truth concerning this divine revelation. Indeed God does not guide them to the truth concerning anything. This is the natural consequence of their unbelief and deliberate rejection of the message God’s signs impart to them. Hence, “grievous suffering awaits them,’ after they have been in continuous error.
La sourate précise ensuite que de fausses allégations contre Dieu ne pouvaient pas être formulées par Muĥammad ﷺ, dont l'honnêteté était exemplaire. Un tel mensonge ne pouvait être avancé que par des gens comme eux, qui refusaient de croire en Dieu : « Ceux qui inventent le mensonge sont uniquement ceux qui ne croient pas aux révélations de Dieu. Ce sont eux, en vérité, les menteurs. » (Verset 105) Le mensonge est un péché capital que nul croyant ne commet. Le Prophète ﷺ lui-même a clairement indiqué qu'un véritable croyant pouvait parfois commettre quelque acte pécheur, mais qu'il ne mentirait jamais délibérément.
The sūrah then makes it clear that false claims against God could not be made by Muĥammad, whose honesty was exemplary. Such falsehood could only be asserted by people like them refusing to believe in God: “It is only those who do not believe in God’s revelations that invent falsehood. It is they indeed who are liars.” (Verse 105) Lying is a cardinal sin which no believer perpetrates. The Prophet himself made it clear that a true believer could at times commit some sinful action, but a true believer would never deliberately tell a lie.